Au sujet du CSA et du la présence médiatique de l’UPR

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Message d’un de nos sympathisant sur la page Facebook: 

Le journal le Monde rapporte que le CSA a émis des directives pour que toutes les tendances soient représentées avec équité sur les chaines publiques avant le 20 mars.

Réponse de François Asselineau:

Nous avons évidemment contacté le CSA, par lettre recommandée avec accusé de réception.
Nous avons également écrit à 58 médias (télés, radios, journaux), également par lettre avec AR.

Nous avons bien reçu la plupart des accusés de réception.
Mais nous n’avons reçu à ce jour que 2 réponses :

1)- le journal La Croix, qui nous a dit qu’il « transmettait notre demande à son service politique ».

2)- le journal Sud Ouest, dont le « médiateur », M. Thierry MAGNOL, nous a écrit ce qui suit :

« La position de Sud Ouest est très simple : Monsieur Asselineau n’a pas à ce jour réuni les 500 signatures et ne peut donc se présenter comme candidat officiel à l’élection présidentielle [sic]. Par ailleurs, notre journal n’est absolument pas soumis aux règles du CSA qui concernent uniquement les organes de presse audiovisuel.

Sachez néanmoins qu’il n’existe aucune volonté d’écarter Monsieur Asselineau de notre espace rédactionnel [sic].

Dès que la liste des candidats sera un peu clarifiée, Sud Ouest s’efforcera, comme il le fait lors de chaque élection, de traiter chacun avec équité [sic]. »

Commentaires :

a)- le médiateur de Sud Ouest estime que je n’ai pas droit à faire l’objet de la moindre couverture médiatique au motif que je « n’ai pas à ce jour réuni les 500 signatures ».

Mais de qui se moque-t-il ? Aucun candidat n’a à ce jour réuni les 500 signatures puisque les parrainages en question ne peuvent se faire que sur un papier officiel émis par le Conseil Constitutionnel, qui n’a pas encore été adressé aux détenteurs du pouvoir de parrainage. Les candidats ne peuvent donc recueillir pour l’instant que de simples promesses.

En outre, cette pseudo règle n’empêche nullement Sud Ouest d’accorder une large place au « futur candidat » Nicolas Sarkozy – dont on ne sait même pas encore officiellement s’il sera candidat -, de même qu’à Mme Le Pen – qui se plaint justement de n’avoir pas encore réuni les 500 parrainages !

b)- le dernier paragraphe est édifiant.
Si nous étions en démocratie, le médiateur de Sud Ouest aurait dû écrire : « Sud Ouest traitera chaque candidat sur un strict pied d’égalité.»
Or pas du tout ! Il nous prévient que, même si je parviens à obtenir les 500 parrainages, Sud Ouest « S’EFFORCERA » seulement de traiter chaque candidat avec « ÉQUITÉ ».
L’usage de ces mots est extrêmement révélateur :
– il ne fera que « S’EFFORCER » ; s’il n’y « parvient » pas, il ne faudra donc pas lui en vouloir….
– il ne traitera pas les candidats sur un pied d’ « ÉGALITÉ », mais sur un simple pied d’ « ÉQUITÉ ». Donc si Hollande et Sarkozy ont droit à 150 articles en 2 mois, Le Pen et Bayrou à 70 articles, Mélenchon à 40 articles et moi à 1 article, eh bien j’aurais été traité sur un pied d’équité puisque je ne serais de toute façon qu’un « petit candidat ».

C’est à ce genre de phrase que l’on peut constater que la démocratie en France est moribonde.

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