Goldman Sachs embauche l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso

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Credit: John THys/AFP / Getty

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Nouvelle illustration de la corruption et de la haute trahison de la nomenklatura européiste : la banque d’affaires américaine Goldman Sachs annonce qu’elle embauche l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

La toute puissante banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé au monde entier – ce 8 juillet 2016 – qu’elle vient d’engager l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la « conseiller ».

Cette information confirme le degré élevé de corruption et de haute trahison qui règne dans les allées du pouvoir européiste.

Pour nous limiter à la seule banque d’affaires Goldman Sachs, rappelons en effet quelques dates :

2011 : Goldman Sachs place 3 de ses employés à des postes-clés du pouvoir européiste, grâce à Peter Sutherland, président de Goldman Sachs international.

Au cours de l’année 2011, profitant de la crise de l’euro en Italie et en Grèce, Goldman Sachs a placé 3 de ses employés à des postes-clés du pouvoir européiste :

1°) MARIO DRAGHI, vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre 2002 et 2005, ensuite gouverneur de la Banque d’Italie, est catapulté au poste de président de la Banque centrale européenne (BCE).

Cet associé de Goldman Sachs avait été chargé des « entreprises et pays souverains ». À ce titre, l’une de ses tâches avait été de vendre le produit financier « swap » permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs.

2°) MARIO MONTI conseiller international de Goldman Sachs depuis 2005 devient président du Conseil italien (équivalant de Premier ministre), sans s’être jamais présenté à la moindre élection

3°) LUCAS PAPADEMOS devient Premier ministre grec, sans s’être jamais présenté à la moindre élection

Sans avoir été directement salarié de Goldman Sachs (du moins que l’on sache…) Lucas Papadémos avait été gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002.

Il avait participé à ce titre à l’opération de trucage des comptes nationaux grecs perpétré par Goldman Sachs, avec l’appui de Mario Draghi, pour que la Grèce soit « qualifiée » pour adopter l’euro..

2011-2016 : LE RÔLE-CLÉ DE PETER SUTHERLAND

Toutes ces nominations n’ont été rendues possibles que par l’action très entreprenante de l’Irlandais PETER SUTHERLAND, ex-commissaire européen à la concurrence, ex-président de BP, etex-président de Goldman Sachs International, la filiale européenne basée à Londres.

Notons que Peter Sutherland est un homme de l’ombre très puissant, qui a joué un rôle-clé dans le sauvetage de l’Irlande en décembre de l’année 2013, et qui a indiqué, il y a quelques jours, que le résultat du référendum britannique en faveur du Brexit devrait être « annulé d’une façon ou d’une autre ».
(cf. https://www.upr.fr/…/president-de-goldman-sachs-annonce-qu-… )

[ Source : http://www.lemonde.fr/…/goldman-sachs-le-trait-d-union-entr… ]

3 juin 2013 : Goldman Sachs verse 100 000 dollars à Nicolas Sarkozy pour prononcer une conférence d’une heure devant 200 personnes à Londres

Moyennant 100 000 dollars pour une heure, Nicolas Sarkozy gratifia 200 personnes triées sur le volet de ses pensées sur l’Europe, « à l’invitation » de la banque américaine Goldman Sachs.

Cette « prestation » – qui n’est que l’habillage d’une action de corruption -, eut lieu le lundi 3 juin à l’hôtel InterContinental de Londres.

Elle provoqua un scandale en France lorsqu’elle fut connue

[ Sources :
http://www.politique.net/2013060501-sarkozy-conferences.htm
ou
http://www.leparisien.fr/…/a-londres-sarkozy-conferencier-p… ]

5 aout 2015 : Goldman Sachs embauche Anders Fogh Rasmussen, ancien premier ministre du Danemark et ancien secrétaire général de l’OTAN

Si Goldman Sachs a ressenti l’urgence de « s’acheter » cet ancien Premier ministre danois, c’est qu’elle se heurtait l’an dernier à une vive colère populaire, car elle était soupçonnée d’avoir escroqué les contribuables danois.

Début 2014, l’exécutif danois avait en effet autorisé Goldman Sachs à prendre une participation de 18 % dans le capital de Dong, la compagnie publique d’énergie. La décision avait provoqué la fureur populaire et la démission de six ministres du Parti populaire socialiste opposés au projet.

Fin mars 2014, la presse danoise avait révélé que le prix de la participation aurait été largement sous-évalué : un projet de champ géant d’éoliennes, connu de Dong et de Goldman Sachs, n’aurait pas été pris en compte dans le montant de la transaction….

[ Source : https://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/RIMBERT/53696 ]

8 juillet 2016 : Goldman Sachs recrute l’ancien président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé vendredi 8 juillet 2016 avoir engagé l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la « conseiller ».

M. Barroso occupera les fonctions de président non exécutif de Goldman Sachs International (la branche internationale du groupe américain, sise à Londres), et de conseiller de Goldman Sachs.

[ Source : http://www.lemonde.fr/…/goldman-sachs-recrute-l-ancien-pres… ]

Conclusion : corruption et haute trahison des dirigeants européistes

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce nouveau scandale n’est que l’illustration plus générale de la corruption et de la haute trahison de nombreux dirigeants européistes, non seulement par Goldman Sachs, mais aussi par d’autres institutions financières américaine comme le Fonds d’investissement Carlyle (dont le demi-frère de Nicolas Sarkozy – Olivier Sarkozy -, de double nationalité franco-américaine, est l’un des dirigeants).
[ Sources :
https://libertesinternets.wordpress.com/…/…/lempire-carlyle/ et https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Sarkozy ].

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les dirigeants européistes ne bradent les intérêts les plus fondamentaux de leurs nations et de leurs peuples respectifs que moyennant des avantages financiers personnels considérables. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de haute trahison.

Pour les lecteurs qui suivent l’UPR, tout cela n’est pas une révélation, mais une simple et amère confirmation. Lors d’une conférence que j’avais tenue à l’invitation de l’association « Banlieue Plus » à La Courneuve (93) le 14 mai 2014 (et que je n’avais pas donnée moyennant une rémunération de 100 000 dollars…), j’avais déjà dénoncé cette situation révoltante en m’exclamant : « Sarkozy, Hollande.. c’est pareil, ce sont des employés de Goldman Sachs…! ».
[ Source : https://www.youtube.com/watch?v=Ua9xn1St8rA ]

L’année 2017 va mettre les Français au pied du mur. Soit ils voteront pour les candidats européistes – employés de Goldman Sachs et consorts -, soit ils seront fidèles à l’histoire de France et se redresseront enfin en portant leur suffrages vers le candidat qui leur proposera la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN

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