Pourquoi la BCE est au bord de la guerre civile

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Un article de « La Tribune » publié ce 5 novembre confirme l’article de Vincent Brousseau, responsable de l’UPR pour l’Euro et les questions monétaires, publié le 20 octobre dernier.

La ligne éditoriale du journal français des affaires « La Tribune »est devenue discrètement de plus en plus eurocritique depuis quelques mois. Délaissant peu à peu le dogme européiste et la langue de bois, ce journal n’en devient doucement que plus lucide et plus conforme à la réalité.

Il vient de récidiver aujourd’hui en publiant un très intéressant article de son journaliste Romaric Godin sur la Banque centrale européenne (BCE). Faisant le point sur les rumeurs qui circulent au sein de la BCE, cet article souligne les oppositions de vue totales qui opposent Mario Draghi aux dirigeants de la Banque centrale allemande (la « Bundesbank » ou « Buba »). Et il conclut au fait que ceux-ci jouent discrètement la « politique du pire » derrière les portes capitonnées de la BCE.

Cette conclusion est une confirmation et une illustration de la magistrale analyse – à la fois monétaire, politique et historique – que Vincent Brousseau, responsable national de l’UPR, a publiée il y a quinze jours, ici même et sur notre site upr.fr.

Vincent Brousseau avait titré son article « BUNDESBANK – BCE : LA GUERRE DE TRANCHÉES », et le journaliste de La Tribune a titré le sien « POURQUOI LA BCE EST AU BORD DE LA GUERRE CIVILE ».

L’idée est exactement la même. Et l’article de La Tribune donne à penser que la guerre entre les deux institutions ne cesse de s’envenimer, semaine après semaine.

L’affaire des « selfies » qui provoque une hilarité planétaire (cf. mon article précédent sur ce fiasco) ne va certainement pas arranger la position interne de Mario Draghi.

Il y a donc du rififi au sein de la BCE. Les européistes fanatiques qui nous assurent que « l’euro est une formidable réussite » et que « sans l’euro, ce serait pire » organisent bien sûr l’omerta sur cette guerre interne qui ravage les équipes à Francfort. Mais la vérité et la réalité finiront bien par s’imposer.

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