24 heures après sa déclaration incendiaire, le porte-parole du gouvernement a dû être évacué d’urgence de son bureau assailli par des Gilets jaunes.

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Bien entendu, on ne peut pas cautionner les actes de violence.

Mais, dans le climat pré-révolutionnaire et électrique dans lequel s’enfonce la France, et compte tenu de l’exécration que suscite la personne même de Macron chez 75 % des Français, la violence verbale et les déclarations incendiaires des membres du gouvernement ne peuvent qu’engendrer de la violence parmi des manifestants qui pensent qu’ils n’ont plus rien à perdre.

J’ai souligné hier le caractère ahurissant des propos du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Connu pour son arrogance, cet ancien strauss-kahnien a cru approprié de lancer, à l’issue du Conseil des ministres, un discours dont la véhémence, sinon la provocation, a sidéré les journalistes. Il a notamment jugé que les Gilets jaunes encore mobilisés étaient « des agitateurs » voulant « l’insurrection » et a affirmé d’un air bravache : « Nous devons être encore plus radicaux dans nos méthodes » ! (Source : https://www.upr.fr/actualite/france/tous-les-elements-se-mettent-en-place-pour-une-explosion-generale-dans-les-mois-qui-viennent/

Ces propos – irresponsables et insensés dans la situation explosive que nous connaissons – ont eu un impact quasi-immédiat.

24 heures après, Benjamin Griveaux a dû être évacué, ce samedi 5 janvier, après une intrusion violente de manifestants dans les locaux de son secrétariat d’État à Paris.

Selon un témoin présent sur place et cité par Le Parisien, « vers 16h30, une quinzaine de personnes, certaines habillées en noir, d’autres avec un gilet jaune, ont défoncé la porte du ministère avec un engin de chantier. » Les intrus sont rentrés dans la cour, s’en sont pris à des véhicules et sont rapidement repartis. Le secrétaire d’État et ses collaborateurs ont été mis en sécurité.

Des tentatives d’intrusion ont également eu lieu dans d’autres ministères.(Source : http://www.leparisien.fr/politique/benjamin-griveaux-evacue-de-ses-bureaux-apres-une-intrusion-violente-05-01-2019-7981473.php )

Conclusion : Macron doit calmer le jeu, sinon….

Comme le dit le proverbe français « Qui sème le vent récolte la tempête ».

S’il voulait calmer le jeu, Macron devrait désavouer publiquement les propos de Griveaux, le virer du gouvernement, et annoncer que, loin d’être décidé à « être encore plus radical dans ses méthodes », il a au contraire décidé de mettre un coup d’arrêt immédiat aux réformes en cours de l’assurance-chômage, des retraites et des employés des services publics.

S’il ne le fait pas, c’est qu’il joue délibérément l’aggravation de la situation. Avec des risques désormais réels et sérieux de basculement dans l’hyper-violence.

FA
05/01/2018 – 19h20

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