C’est aujourd’hui le 6ème anniversaire de notre rassemblement

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Il y a 6 ans, jour pour jour, je créais l’Union Populaire Républicaine.

Les quelques années que j’avais passées dans les allées du pouvoir, au cours des années 90, m’avaient fait découvrir avec effroi à quel point plus aucun de nos responsables politiques – de droite comme de gauche – ne s’inquiétait des effets mortifères de la prétendue « construction européenne » sur la liberté, le niveau de vie et le rayonnement de la France.

Les quelques années que j’avais passées ensuite dans les milieux « souverainistes » – au début des années 2000 – m’avaient appris à quel point ceux-ci n’étaient que des opposants de pacotille, qui contribuaient à verrouiller entièrement la scène politique française. Entre les européistes d’un côté, et les partisans d’une « Autre Europe » à la Saint Glinglin de l’autre, aucun parti politique n’expliquait aux Français ce qu’est pour de bon la prétendue « construction européenne », quels sont ses vrais commanditaires, et ce que sont ses objectifs réels. Et aucun parti, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par tout le spectre de la scène politique française, ne proposait d’en tirer lucidement les conséquences.

C’est pourquoi, en ce 25 mars 2007, j’avais créé l’UPR, pour appeler les Français de toutes origines, opinions et convictions, à se rassembler afin de libérer notre pays de ce piège stratégique conçu outre-Atlantique et vieux d’un demi-siècle.

Des débuts pathétiques

Les débuts de l’UPR furent pathétiques.

Il n’y eut pas foule, c’est le moins que l’on puisse dire, au Gymnase Léon Biancotto de la Porte de Clichy où j’étais parvenu, non sans mal, à organiser le Congrès fondateur.

Parmi les 81 journalistes de la presse écrite, télévisuelle et radiophonique spécialistes de la politique française que j’avais personnellement conviés à cet événement, pas un seul ne daigna faire le déplacement. Il n’y en eut même pas un seul pour simplement me téléphoner pour me poser quelques questions. Nous n’eûmes aucune retombée médiatique de quelque nature que ce soit.

Au total, une cinquantaine de personnes vinrent assister à ce pauvre lancement, sans aucun moyen financier ni médiatique. Une petite trentaine d’entre elles adhérèrent. C’était essentiellement des amis, dont la plupart ne le firent que pour me faire plaisir. Je voyais d’ailleurs bien, dans leur regard, qu’ils trouvaient « excessives » mes analyses et qu’ils ne pensaient pas un instant que ce mouvement politique puisse avoir quelque développement ultérieur.

Une toute petite minorité de ceux qui adhérèrent le firent par conviction. Et seule une infime poignée d’entre eux restèrent fidèles à l’UPR au cours des tristes années 2007, 2008 et 2009, où je prêchais dans le désert. Ils sont encore adhérents de notre mouvement et je leur voue une immense gratitude.

Quant aux quelques rarissimes personnes de mon entourage professionnel qui ne m’avaient pas encore totalement tourné le dos, elles me firent savoir, d’un air apitoyé, que je me lançais dans une aventure suicidaire qui ne pouvait déboucher sur rien.

Elles n’étaient d’ailleurs pas les seules, en ce mois de mars 2007, à penser de la sorte. Car l’idée même que l’on puisse proposer aux Français de faire sortir la France de l’Union européenne et de l’euro semblait, il y a 6 ans, une absurdité complète à plus de 99 % des personnes à qui j’en parlais.

C’était l’époque où M. Le Pen annonçait qu’il ne remettrait pas en cause l’euro s’il était élu à l’Élysée (dépêche AFP du 16 juin 2006 intitulée Le Front national cherche à nuancer son discours sur l’Europe).

C’était l’époque où M. Dupont-Aignan appelait à voter « à titre personnel » pour Nicolas Sarkozy, après avoir proposé, dans son programme présidentiel, de créer un Sénat des États d’Europe et une Cour Suprême européenne, sur le modèle exact du Sénat et de la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique (proposition 24 et 25 de son programme de 2007).

C’était l’époque où M. Chevènement appelait à se rassembler derrière Ségolène Royal.

Un acte authentiquement révolutionnaire

Ces rappels sont essentiels à garder à l’esprit pour mesurer à quel point la Charte Fondatrice de l’UPR, que je proposai à l’adoption des personnes présentes lors du Congrès fondateur du 25 mars 2007, fut en soi un acte authentiquement révolutionnaire.

  • Pour la première fois, un document fondateur d’un parti expliquait noir sur blanc ce qu’était la prétendue « construction européenne ».
  • Pour la première fois, un document politique rejetait toutes les ambiguïtés calculées des leurres souverainistes, en annonçant que l’objectif capital de ce parti, créé justement le jour du 50ème anniversaire du traité de Rome, était d’en faire sortir la France.
  • Pour la première fois, une Charte d’un parti politique plaçait la question européenne au centre décisif de son combat, et prenait la décision de refuser tous les débats de second ordre dont le seul effet est de maintenir de façon artificielle un clivage droite-gauche qui n’a plus de raison d’être tant que la souveraineté nationale n’existe plus.

J’avais rédigé cette Charte parce que j’en avais eu assez d’avoir été berné par tous les responsables politiques auxquels j’avais successivement fait confiance, et dont j’avais en définitive découvert que le salut de la France n’était que le cadet de leurs soucis.

J’avais voulu que, même si ce mouvement politique que je créais à partir de rien ne réussissait pas à se développer, il reste au moins comme un témoin pour les générations futures. Qu’il soit la preuve que quelques Français lucides avaient osé s’extraire de la scène politique française entièrement vérolée par les leurres de toute nature pour poser enfin sur la table le véritable et immense défi qui nous est lancé : va-t-on, oui ou non, accepter collectivement de laisser disparaître la France ?

Le Temps fait son œuvre

Depuis le Congrès Fondateur, le Temps a passé. Ce Temps – dont Tertullien nous enseignait déjà au IIe siècle qu’« Il révèle toute chose » – a commencé à faire son œuvre salutaire.

Après plusieurs années de traversée du désert, l’UPR s’est mise à croître réellement à partir de 2010, au moment où les débuts de la crise de l’euro ont commencé à donner du crédit à mes conférences, qui commençaient elles-mêmes à se diffuser de bouche-à-oreille via Internet. Depuis 2011, et ma tentative d’être candidat à la Présidence de la République, notre parti connaît une croissance qui stupéfie et angoisse tous les autres, et qui doit donner quelques cauchemars à certains.

En ce 6ème anniversaire de l’UPR, alors que nous avons accueilli aujourd’hui notre 2 630ème adhérent, je resterai néanmoins sobre dans les commémorations. Car si nous avons fait mentir les observateurs mal intentionnés qui avaient prophétisé que je n’étais « seulement qu’un bon conférencier » et que nous ne sortirions jamais de l’insignifiance, il s’en faut encore de beaucoup que nous soyons en mesure de renverser le cours de l’Histoire.

La seule chose que je dirai, c’est que la spectaculaire ascension de notre mouvement prouve que nos analyses de départ étaient et demeurent les bonnes.

Si notre mouvement déjoue tous les pronostics et se développe malgré notre pauvreté financière et malgré le verrouillage féroce des grands médias, c’est bien parce que les citoyens qui nous découvrent, finissent par y sentir, par toutes les fibres de leur cœur et de leur cerveau, que nous ne sommes pas un mouvement comme les autres. Ils constatent, jour après jour et mois après mois, que nous avons pour éthique constante de dire toujours la vérité, sans jamais nous abaisser aux ambiguïtés savantes et aux incohérences calculées que les politiciens cultivent pour tenter de plaire à tous les publics.

Depuis 6 ans qu’a été créée l’UPR, nous n’avons ainsi pas modifié d’un iota notre Charte Fondatrice.

Depuis 6 ans qu’a été créée l’UPR, cette Charte Fondatrice n’a pas cessé d’apparaître comme de plus en plus lucide et prémonitoire.

Et après 6 ans, cette Charte Fondatrice apparaît chaque jour un peu plus comme la seule et unique solution stratégique aux problèmes de la France.

C’est pour cela qu’en ce 6ème anniversaire, je me bornerai à conseiller à tous nos lecteurs de lire ou de relire notre texte fondateur.

Car ces quelques pages, inchangées depuis 6 ans, recèlent en elles-mêmes ce qui fait désormais l’irrésistible ascension de l’UPR.

François Asselineau

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