Communiqué sur le Conseil national de l’UPR du 24 juin 2017

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Le Conseil national de l’Union populaire républicaine s’est réuni samedi 24 juin 2017 à Paris, de 10h00 à 18h00.

Conformément aux statuts du mouvement :

  • ce Conseil national était composé des membres du Bureau national, ainsi que des délégués départementaux et référents temporaires.
  • le Bureau national y avait convié plusieurs membres de l’équipe de campagne pour l’élection présidentielle et les élections législatives ainsi que les responsables nationaux.

Comme chaque année à la même époque, l’objet premier du Conseil National de fin juin consiste dans la présentation, par les commissaires aux comptes, du rapport relatif à l’exercice clos de l’année précédente et à sa mise au vote.

Conformément à la loi :

  • le contrôle des comptes et la présentation du rapport doivent être réalisés par deux cabinets de commissariat aux comptes différents ;
  • le rapport présenté doit permettre le contrôle des comptes d’ensemble et la justification des appréciations ;
  • ce rapport est ensuite déposé auprès de la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) en vue de l’obtention de l’agrément fiscal inhérent au statut de formation politique.

  • Les comptes de l’UPR pour l’exercice 2016 sont certifiés sans réserve

Sur la base des comptes d’ensemble arrêtés par la trésorière de l’UPR et notre expert comptable agréé, les deux commissaires aux comptes ont indiqué aux membres du Conseil national qu’ils avaient décidé de certifier les comptes de l’UPR pour l’exercice 2016, et même de les certifier sans aucune réserve.

Les commissaires aux comptes en ont profité pour saluer l’excellente gestion des comptes de l’UPR, qu’ils ont jugé être chose rare parmi les partis politiques.

Pour l’année 2016, l’UPR présente en effet non seulement des comptes parfaitement transparents (avec une parfaite traçabilité des recettes et des dépenses par des factures toutes scannées et enregistrées) mais aussi une excellente santé financière.

 

  • Une excellente situation financière au 31 décembre 2016

Quelques éléments particulièrement positifs sont à souligner :

  • les cotisations encaissées en 2016 (482 125 €) ont bondi de +85 % par rapport à l’exercice 2015, corrélativement à la très forte croissance du nombre d’adhérents et à l’excellent taux de renouvellement des cotisations,
  •  les dons et cotisations encaissés en 2016 ont atteint 919 282 €,
  • les produits de vente de la boutique ont augmenté de +32 % sur l’année,
  • les dépenses de l’exercice 2016 ont été particulièrement modiques, et cela notamment du fait que le nombre de salariés permanents est très faible (comme les années antérieures, ni le président ni le secrétaire général n’ont reçu de rémunération, en dépit d’une très forte augmentation de l’activité requérant une part de plus en plus importante de leur temps),
  • l’année 2016 a ainsi dégagé un résultat d’exploitation considérablement bénéficiaire de + 716 308 €. Cela représente le pourcentage non moins considérable de 59,4 % du montant total des produits d’exploitation. Cette gestion a été sciemment extrêmement économe dans la perspective des dépenses très importantes liées aux élections du printemps 2017,
  • l’UPR n’a aucune dette bancaire et aucune dette significative vis-à-vis des fournisseurs, du fisc ou des organismes sociaux.

 

  • Les perspectives financières pour 2017

François Asselineau et Catherine Gargasson sont successivement intervenus pour rappeler aux membres du CN que cette situation financière particulièrement brillante était celle d’une « photographie » prise à la clôture de l’exercice, le 31 décembre 2016 à minuit. Elle ne préjuge pas de ce que sera la situation financière de l’UPR au 31 décembre 2017.

Nous avons déjà la certitude que l’année 2017 sera caractérisée par une hausse encore plus forte des cotisations puisque le nombre d’adhérents a doublé au cours du 1er semestre, du fait de la participation de François Asselineau à l’élection présidentielle puis de 574 candidats UPR aux élections législatives.

Cependant, nous avons aussi la certitude que les dépenses vont connaître une hausse tout aussi exceptionnelle, du fait des frais de campagne. L’élection présidentielle devrait dégager un déficit limité car l’État va verser quelque 800 000 € si les comptes de campagne sont approuvés ; en revanche, notre participation aux élections législatives dégagera un déficit important – supérieur à 1,2 M € – car aucun de nos 574 candidats n’a atteint et dépassé les 5 % ouvrant droit à remboursement.

Au total l’année 2017 devrait donc se traduire par une très forte hausse de l’activité – en recettes et en dépenses – et certainement par une très forte réduction, voire une disparition, de l’excédent d’exploitation.

Il convient donc d’être vigilant pour la suite, et cela d’autant plus que le nombre d’adhérents du mouvement ayant doublé en six mois et les sollicitations dont il est l’objet ayant augmenté en proportion de sa notoriété, il est inévitable de procéder à de nouvelles dépenses de fonctionnement.

En particulier :

  • l’UPR va quitter les locaux du siège de campagne mais elle ne peut pas envisager sérieusement de se réinstaller dans les locaux désormais beaucoup trop exigus (45m²) de son siège national situé dans le XIIe arrondissement de Paris. Nous sommes donc à la recherche d’un nouveau local pour installer le siège national (il doit s’agir impérativement d’un local commercial situé dans Paris intra-muros (afin de pouvoir y convier des journalistes), présentant une surface minimum de 250 m², et une devanture sur une rue) ;
  • même en restant prudent et économe, il faut renforcer progressivement le nombre de personnes salariées et le montant des salaires car il n’est tout simplement plus possible de gérer de façon essentiellement bénévole – ou avec des emplois aidés et à temps partiel – un mouvement de 28 400 adhérents. Le renforcement nécessaire de l’organisation et du professionnalisme passe aussi par le recours à des professionnels à temps plein ou sous forme de prestation de services (comme cela a d’ailleurs eu lieu pendant les campagnes électorales de ce printemps 2017).

 

  • Une capacité d’autofinancement importante en fonction de la mobilisation des adhérents et donateurs

Les commissaires aux comptes ont fait remarquer que, même si l’UPR s’en tient à sa politique consistant à s’interdire tout emprunt bancaire, la capacité d’autofinancement du mouvement est intacte et très significative.

À titre d’exemple, si la moitié seulement des 28 400 adhérents actuels faisaient un don supplémentaire de 10 € par mois au mouvement, cela procurerait à l’UPR un surcroît de recettes de 142 000€ par mois, soit un peu plus de 1,7 million d’euros par an.

Ce montant est à comparer aux recettes de l’État que nous aurions pu obtenir si nous avions dépassé 1 % des suffrages dans 50 circonscriptions et qui se serait élevé à environ 210 000 € par an compte tenu du volume des suffrages obtenus. Le fait que nous n’ayons pas obtenu ce soutien financier de l’État est certes regrettable mais doit donc être relativisé.

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Après cette présentation, les comptes ont été approuvés par les membres du Conseil national à l’unanimité.

Comme le prévoit la loi, ces comptes doivent désormais être validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui les publieront début 2018.

Tout le monde pourra alors les consulter en ligne, comme les années précédentes, et les comparer aux comptes de toutes les autres formations politiques. Tout un chacun pourra alors constater que l’UPR est non seulement la formation politique qui connaît la plus forte croissance de ses adhérents (à l’exception, bien entendu, de En Marche) mais que c’est aussi celle dont la situation financière est la plus solide.

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  • Perspectives pour le second semestre

Le reste de la journée du Conseil national a été consacré à des échanges constructifs sur le mouvement. Bon nombre de sujets ont été abordés, même si le temps a manqué pour traiter l’ensemble des éléments de l’ordre du jour, qui seront donc examinés lors du prochain Conseil.

À une faible majorité, il a été décidé – dans la mesure du possible – de dissocier l’organisation de la prochaine Université d’automne de celle du Congrès.

Conformément aux statuts, celui-ci se déroule tous les trois ans, dans le but de permettre à l’ensemble des adhérents d’entendre le rapport de gestion du Bureau sortant, de lui donner quitus de sa gestion, de réformer les statuts du mouvement si nécessaire et d’élire le nouveau Bureau national.

L’Université d’automne se déroulera probablement début octobre, comme les années précédentes, et devrait accueillir plusieurs personnalités lors des tables-rondes. Nous sommes à la recherche d’un lieu nouveau permettant de recevoir un public important. Outre qu’il nous semble préférable de varier les endroits, il ne nous paraît pas possible de louer de nouveau l’abbaye de Reigny (à Vermenton dans l’Yonne), qui a déjà accueilli notre université à deux reprises – en 2015 et 2016 -,et qui était déjà à la limite extrême de la saturation l’an dernier.

Le Congrès, quant à lui, sera organisé d’ici la fin 2017, soit avant soit après l’université. Pour des contraintes de financement et d’agenda, nous nous résoudrons peut-être à organiser le Congrès puis l’université l’un après l’autre au même endroit.

Afin que chaque adhérent puisse participer à l’élection du futur Bureau national, un système de vote par correspondance ou par Internet est à l’étude.

Le Conseil national a enfin discuté des échéances électorales à venir.

Outre les élections européennes de juin 2019, auxquelles l’UPR participera évidemment, la question de notre participation aux prochaines élections sénatoriales (septembre 2017) et aux élections territoriales en Corse (décembre 2017) a été abordée. Une décision sera rendue très prochainement.

Le prochain Conseil national, qui se déroulera comme habituellement lors de l’Université d’automne, présentera les futures évolutions et projets de l’Union populaire républicaine.

 

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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