Les américains refusent de donner à la France les informations sur le noyau Windows et sont les auteurs de l’attaque de l’Élysée

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Eric Filiol a été « cryptanalyste » dans les services français de renseignement (Direction Générale de la Sécurité Extérieure ou DGSE),  lieutenant-colonel de l’armée de Terre et directeur de la recherche du groupe ESIEA (École supérieure d’informatique, électronique, automatique).

Dans un entretien au site ITPro diffusé ce mardi 25 juin, cet expert a reconnu que « la France n’a plus les moyens d’assurer sa souveraineté et sa sécurité » face aux multinationales qui disposent de pouvoirs exorbitants, en soulignant qu’il « est beaucoup plus difficile de contraindre une société privée qu’un État ».

En guise d’exemple, il a annoncé publiquement que « l’État français n’arrive pas à obtenir certaines informations techniques précises sur le noyau Windows. Un pays doté de l’arme nucléaire et membre du conseil de sécurité des Nations-Unies ne peut pas contraindre Microsoft de lui donner des informations nécessaires sur un système qui est absolument partout ».

Si Microsoft ne veut pas donner ces informations précises, c’est très probablement parce que cela permettrait de découvrir des portes d’entrée secrètes (« backdoors ») mises en place au bénéfice des autorités militaires américaines, ou de Microsoft lui-même dans un but d’espionnage industriel.

Eric Filiol a profité de cet entretien pour affirmer que « l’attaque de l’Élysée en mai 2012, ce ne sont pas des Chinois qui l’ont faite mais bien des Américains ».

Source : http://www.numerama.com/magazine/26360-la-france-n-arrive-pas-a-avoir-des-informations-sur-le-noyau-windows.html

CONCLUSION : UNE NOUVELLE PREUVE DE HAUTE TRAHISON

Compte tenu de l’expertise et du passé professionnel de la personne qui a fait ces révélations, la preuve est faite que les plus hautes autorités de la République savent parfaitement à quoi s’en tenir :

  • quant à l’origine américaine du piratage du site de l’Élysée en mai 2012,
  • et quant au refus de Microsoft de livrer des informations de sécurité essentielle.

Dans ces conditions, il importe de noter que cette guerre informatique qui ne dit pas son nom menée par Washington contre Paris :

  • non seulement n’a suscité aucune réaction de la part des plus hautes autorités de l’État ; après l’attaque cybernétique de l’Élysée, la moindre des réactions aurait été de « rappeler notre ambassadeur à Washington en consultation » selon la formule utilisée par les diplomates pour signifier une crise diplomatique de basse intensité ;

À ce niveau-là, on ne peut plus parler d’incompétence.

Il faut appeler un chat un chat et parler d’ « intelligence avec une puissance étrangère ». C’est-à-dire, très exactement, de « haute trahison ».

François ASSELINEAU