La situation économique est gravissime, même les patrons français n’y croient plus !

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Cette dépêche, tirée d’un entretien de Laurence Parisot (MEDEF) publiée dans le Figaro de ce 15 octobre 2012, montre à quel point c’est un sentiment de panique générale qui a envahi les sphères dirigeantes de l’économie française.

Tout le monde sait que l’on va à la catastrophe et Mme Parisot n’avance que des solutions dont elle sait pertinemment, en son for intérieure, qu’elles seraient politiquement inacceptables, socialement ravageuses, et économiquement inefficaces.

Car le différentiel de compétitivité de la France avec l’Allemagne ne peut être résolu que comme il le fut toujours dans le passé : par une dépréciation de la monnaie française par rapport à la monnaie allemande. Ce qui suppose la fin de l’euro et le retour aux monnaies nationales.

Toute autre solution, qui revient en réalité à imaginer que l’on va transformer le peuple français en peuple allemand et le tissu économique français en tissu économique allemand, n’est qu’une imbécillité aux conséquences potentiellement cataclysmiques.

François ASSELINEAU

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« Certains patrons sont en état de quasi-panique »
s’alarme Laurence Parisot

PARIS (Sipa) — « Certains patrons sont en état de quasi-panique », s’alarme Laurence Parisot, dans un long entretien que publie lundi « Le Figaro ». Pour la présidente du Medef, « la situation économique est gravissime »: « nous sommes passés d’un avis de tempête à un avis d’ouragan », dit-elle appelant à un « choc de compétitivité ».

« D’un côté, le rythme des faillites s’est accéléré durant l’été et aucun secteur d’activités n’affiche de prévisions autres que pessimistes jusqu’à la fin de l’année. Et par ailleurs nous assistons à une défiance généralisée des investisseurs, résidents comme non résidents », s’inquiète Laurence Parisot.

Et la patronne des patrons de prévenir: « dans ce contexte qui devient réellement dramatique, chacun doit prendre la mesure de l’urgence des décisions ». Elle appelle ainsi à un « véritable sursaut, ce qu’on appelle un choc de compétitivité ». Son montant? « Trente milliards d’euros serait le minimum pour réduire l’écart avec l’Allemagne », précise-t-elle, assurant qu’il est « possible de financer une telle somme sans pénaliser le pouvoir d’achat des salariés ».

La patronne du Medef précise que ce « choc doit être court et se produire sur deux ans, trois ans maximum ».

Elle propose un système de « double hélice », qui permettrait de porter ce « choc », en baissant à la fois les charges patronales et des charges salariales tout en augmentant « légèrement » la CSG (Contribution sociale généralisée) et de la TVA hors produits de première nécessité.

« Nous sommes sur le point de demander officiellement au Haut Conseil du financement de la protection sociale de mesurer par des simulations précises l’impact de nos propositions », souligne-t-elle.Sur la taxation des plus-values de cession au même niveau que les revenus, Laurence Parisot persiste et signe: « l’article 6 (du projet de loi de finances) n’est pas acceptable, même modifié. Nous ne serons pas les complices d’une erreur économique fondamentale et désastreuse ». Et de demander une nouvelle fois « le retrait pur et simple de cet article ».

La patronne des patrons parle d’un « vent de fronde » chez les chefs d’entreprise. « Aujourd’hui, un vent de fronde se lève de partout, aussi bien des TPE que du CAC40. Cela va bien au-delà d’une jacquerie fiscale ».

(Sipa / 15.10.2012 08h12)
Source : http://www.romandie.com/news/n/Certains_patrons_sont_en_etat_de_quasi
_panique_s039alarme_Laurence_Parisot_RP_151020120939-18-259128.asp