Que vient faire l’Union européenne dans notre armée en Guadeloupe?

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Le Service Militaire Adapté (SMA) est un dispositif militaire d’insertion socioprofessionnelle français, créé en 1961 aux Antilles à l’initiative du ministre des Armées de l’époque, Pierre Messmer, et destiné aux jeunes les plus éloignés de l’emploi au sein de l’Outre-mer français.

La mission du SMA est de garantir l’insertion socioprofessionnelle du stagiaire.

Le SMA comprend 8 unités :

  • 6 régiments : Martinique (ex 1er RSMA ou RSMA-M), Guadeloupe (ex 2e RSMA ou RSMA-Ga), en Guyane (ex 3e RSMA ou RSMA-Gy), à la Réunion (ex 4e RSMA ou RSMA-R), en Nouvelle-Calédonie (ex RSMA-NC) et en Polynésie Française (ex RSMA-PF),
  • un bataillon à Mayotte (ex GSMA-Mayotte),
  • un détachement (à Périgueux),

Le siège du SMA est situé au ministère de l’Outre-Mer à Paris.

Lorsque le Président Jacques Chirac avait décidé en 1996 de la suppression de la conscription, il avait tenu à ce que le SMA soit conservé.

En 2015, le président François Hollande avait annoncé la création, à compter de 2016, de sept nouveaux centres en métropole.

Personne ne conteste l’efficacité d’un tel dispositif. Ainsi en 2015, le SMA a accueilli 5 764 jeunes répartis dans les huit centres de formation. Ce sont 76,3% de jeunes volontaires stagiaires qui ont été insérés à l’issue de leur parcours au SMA.

Tout ceci est bien joli, sauf que….

Voilà ce que l’on peut observer en Guadeloupe :

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Bâtiment situé à l’entrée du SMA-GA, La Jaille / Baie-Mahault

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Vous noterez que si « l’Europe s’engage », on n’a pas vraiment l’impression que la France s’engage aussi….

Pire, comment concevoir et tolérer que, sur un bâtiment et des véhicules militaires français, trône le drapeau bleu aux étoiles d’or , alors que le drapeau bleu blanc rouge EST TOTALEMENT ABSENT !

Une petite recherche sur le site listant les bénéficiaires de fonds européens en Guadeloupe, nous indique qu’entre 2012 et 2015, c’est un total cumulé d’un peu plus de 27 millions d’euros dont a bénéficié le SMA Guadeloupe au titre du prétendu «financement européen» (FEDER et FSE) pour 13 projets :

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(Nota : le projet de construction d’un bloc d’instruction signalé sur la 3e photo ci-dessus n’apparaît pas dans le tableau, probablement du fait que ce dernier ne va pas au delà de 2015 et que ce projet doit dater de 2016).

Il est à noter que, pour s’en tenir à ces 13 projets afférents au SMA Guadeloupe :
– le total du coût des projets financés s’est élevé à 54 982 132 €  (colonne 3)
– le total du « financement européen » de ces projets s’est élevé à 27 030 070 € (colonne 4)

Cela signifie donc :
– que le financement d’origine directement française est majoritaire : il a représenté 50,84% du financement global
– que le « financement européen » (FEDER et FSE) a représenté 49,16% du financement global.

Au contraire d’une majorité de Français, tous les adhérents de l’UPR savent bien que les prétendues « financements européens » ne sont qu’une vaste arnaque, puisqu’ils sont intégralement financés par les membres de l’UE, et que certains pays reçoivent moins qu’ils ne donnent dans cette affaire. Près de 9 milliards concernant la France.

En d’autres termes, les 13 projets du SMA Guadeloupe ont été financés à 100% par les contribuables français, à 50,84% directement et à 49,16% par un détour des fonds via Bruxelles qui se sert au passage.

Et c’est en vertu de ce racket financier opéré par la Commission européenne que l’on supprime toute référence au drapeau français sur des bâtiments et des véhicules militaires français, tout en faisant la promotion éhontée… du racketteur ! 

Du reste, peut-être y a-t-il une relation entre cette intrusion du drapeau de l’Apocalypse dans notre armée outre-mer et le projet de construction d’une armée européenne, régulièrement remis sur le tapis

 

Conclusion : les Guadeloupéens sous lavage de cerveau européiste

Quiconque se promène en Guadeloupe peut avoir légitimement l’impression que ce département français ne survit que grâce à la Commission européenne : tout y est frappé du drapeau bleu aux étoiles d’or, depuis les bâtiments militaires jusqu’aux arrêts de bus, en passant par la réhabilitation des hôtels et l’installation des ascenseurs de l’aéroport !

Il semble pourtant qu’il n’y a qu’un seul domaine dans lequel « l’Europe » s’efface et laisse la France agir.
Lequel ?
C’est la prison locale, celle de Baie Mahault, où trône, – enfin ! -, un drapeau français  :

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En somme, ce que la propagande ambiante met dans la tête des Guadeloupéens, c’est que la France métropolitaine les laisserait tomber, que seule la Commission européenne veillerait à leur développement et que « la France s’engage » seulement… pour les incarcérer !

Ça vous étonne encore de la part de la propagande européiste ?

Guillaume PELLISSIER DE FÉLIGONDE
Délégué de l’UPR pour la Guadeloupe
18 septembre 2016

 

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