== NOTRE REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE == Semaine du 28 janvier au 3 février 2019

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La République bâillonnée par le drapeau européen. Acte XII des Gilets jaunes.

Le douzième samedi de mobilisation des Gilets jaunes a rassemblé des dizaines de milliers de personnes

Les Gilets jaunes ont manifesté une douzième fois samedi dernier, notamment à Paris, Bordeaux, Toulouse, Nantes et Valence. Ils étaient au moins 58 600 à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur. Le thème de la manifestation était le soutien aux victimes des violences de la répression.

Source : le Figaro (2 février)

Encore un samedi froid et pluvieux durant lequel les Français ont osé sortir de chez eux pour se rassembler, manifester dans le calme et discuter de politique dans un vrai débat national. Outre la dénonciation des responsabilités de Castaner et Macron dans les violences policières, de nombreux manifestants ont établi un lien avec les mesures antidémocratiques de l’Union européenne.

France – Gilets jaunes

Européennes : après des défections, la liste Gilets jaunes dans la tourmente

Marc Doyer et Hayk Shahinyan ont tous les deux quitté la liste Gilets jaunes. Ces départs marquent une frontière nette entre deux courants de la mobilisation : les réseaux sociaux et les ronds-points d’un côté, les canaux politiques plus classiques de l’autre.

Source : Libération (29 janvier)

Un des aspects les plus notables du mouvement des Gilets jaunes est l’absence de représentant officiel (ce qui n’exclut pas l’existence de porte-parole temporaires). C’est un aspect fièrement revendiqué par les participants et qui gêne les classiques manœuvres de récupération du pouvoir. Les difficultés rencontrées par la liste Levavasseur, non reconnue par les Gilets jaunes et très largement suspectée de complaisance à l’égard de Macron, en sont un bon exemple.

L’ex-boxeur Gilet jaune maintenu en détention provisoire

La cour d’appel de Paris a ordonné mercredi 30 janvier le maintien en détention provisoire de l’ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger, dans l’attente de son procès le 13 février pour l’agression de deux gendarmes lors d’une manifestation de Gilets jaunes à Paris.

Source : Orange (30 janvier)

Sans méconnaître les faits reprochés à Christophe Dettinger, force est de constater l’existence d’un « deux poids, deux mesures » : pendant que les policiers responsables des blessures des Gilets jaunes ne font l’objet que d’une « enquête administrative de l’IGPN » (sans parler de Benalla…), les manifestants sont constamment intimidés par les mesures légales particulièrement dures qui les frappent. Il n’est pas certain que ce soit une bonne stratégie de Macron et Castaner, car ces injustices n’entament en rien la détermination des Français et renforcent au contraire leur rancœur.

Incarcéré depuis le 9 janvier, Christophe Dettinger demandait sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. Une fresque à son image a été peinte dans le 19e arrondissement de Paris. (Thomas Samson – AFP)

La piste d’un référendum post-« grand débat »

Des proches d’Emmanuel Macron assurent dans le JDD que le scrutin pourrait avoir lieu en même temps que les européennes. Certains élus LREM se sont déjà montrés favorables à un référendum sur des questions comme la réduction du nombre de parlementaires ou la reconnaissance du vote blanc par exemple. Il y a quelques jours, Emmanuel Macron lui-même a confirmé qu’il n’excluait pas un référendum : « Cela fait partie des sujets sur la table. »

Source : le Parisien (3 février)

Encore une grosse ficelle : faire croire que le pouvoir écoute le peuple en donnant un référendum comme horizon à son exercice de consultation. Ça fait « démocrate ». Mais le « grand débat » n’est pas un vrai débat ; et en plaçant son référendum le jour même des européennes, Macron renforce l’impression de vouloir faire de cette consultation un exercice de campagne électorale. Les sujets de référendum étant déjà définis dans l’esprit du président, cela montre aussi toute l’escroquerie du grand débat national… Il n’est cependant pas certain que cette idée de référendum soit si bonne que cela pour Macron car le peu qui lui reste de légitimité serait réduit à néant et sa situation pourrait devenir intenable si le Non l’emportait.

Point sur l’actualité des Gilets jaunes – Allocution de François Asselineau

François Asselineau revient sur la récente actualité des Gilets jaunes, en date du 27 janvier 2019.

Source : UPR (29 janvier)

France – Macron

Macron promet d’arrêter « les petites phrases », mais ironise aussitôt sur « Jojo le Gilet jaune »

Au cours d’une rencontre avec des journalistes à l’Élysée, le chef de l’État a confié qu’il ferait désormais « très attention » à ses « petites phrases ». Avant de vite rechuter. Tandis que le chef de l’État a critiqué, une nouvelle fois, les chaînes d’information en continu et leurs « commentaires permanents », il a analysé que, sur leurs antennes, « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre ou un député ».

Source : l’Obs (1er février)

Chassez le naturel, il revient au galop : encore une marque de mépris de la part du représentant de l’oligarchie envers le peuple dont il est cependant censé défendre les intérêts. M. Macron devrait démissionner si les Français lui déplaisent autant. #JeSuisJojo.

Macron « est comme un fou » : les enregistrements explosifs de Benalla

Révélés par Mediapart, des extraits audio d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase (violant le contrôle judiciaire) prouvent que les deux hommes ont menti au Sénat. Le premier s’est notamment vanté du soutien d’Emmanuel Macron.

Source : RT France (31 janvier)

La puérilité d’Alexandre Benalla éclate dans ces enregistrements, où il se vante d’avoir piétiné la République à 26 ans. On peut donc le croire sur parole : Macron est bel et bien fou ! S’imaginant monarque absolu, le président Macron n’écoute que lui et a bafoué la Constitution à déjà 14 reprises (la 14e étant le traité d’Aix-la-Chapelle).

Emmanuel Macron renonce à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021

En affirmant, jeudi, que l’objectif de sortie d’ici à trois ans n’était « pas faisable », le chef de l’État a fait un geste en direction de la FNSEA.

Source : le Monde (25 janvier)

L’Union européenne avait pris la décision de prolonger l’autorisation du glyphosate pour cinq ans, mais laissait à un État la possibilité de l’interdire. Macron ne marche malheureusement pas qu’avec l’UE, il marche aussi main dans la main avec les lobbys, dans le plus grand mépris de l’intérêt du peuple.

Épandage de glyphosate à Piacé (Sarthe) en 2018. (Jean-François Monier – AFP)

France – Régression sociale

General Electric lance son plan de restructuration en France

Le site de Belfort, qui avait connu 300 créations de poste depuis son rachat par le groupe américain, en 2015, pourrait perdre 170 emplois. En rachetant, en 2015, le pôle énergie d’Alstom pour 9,7 milliards d’euros, le conglomérat américain s’était engagé à maintenir les emplois pendant au moins trois ans et à réaliser 1 000 embauches nettes sur la même période, sous peine de devoir verser une pénalité de 50 000 euros par emploi non créé. La période de trois ans est maintenant révolue.

Source : les Échos (25 janvier)

Les employés français d’Alstom qui vont perdre leur emploi pourront remercier Macron, qui a permis le rachat de leur entreprise alors qu’il était ministre de l’Économie. L’engagement de General Electric de réaliser 1 000 embauches nettes sur trois ans n’a pas du tout été tenu puisque, après ce plan de restructuration, il n’y aura eu que 130 embauches nettes. Il manque donc 870 emplois, ce qui (avec une pénalité de 50 000 euros par emploi non créé) devrait occasionner une pénalité de 43,5 millions d’euros à verser à l’État. Celle-ci va-t-elle bien être payée ?

Atelier de montage des turbines à vapeur Alstom Power, désormais propriété de General Electric. (Gilles Rolle – Rea)

Loi anticasseurs : feu vert de l’Assemblée à des interdictions administratives de manifester

Le controversé article 2 de la loi « anticasseurs » a été adopté par la majorité des députés. Ce texte, examiné en pleine crise des Gilets jaunes, suscite la controverse jusqu’au sein même de la majorité présidentielle. En effet, l’article 2 permet aux préfets de prononcer des interdictions de manifester pour toute personne qui « constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », même si elle n’a pas été condamnée.

Source : RT France (30 janvier)

La France glisse dangereusement dans un monde orwellien : les lois liberticides, qui contreviennent aux principes les plus fondamentaux de notre Constitution, sont maquillées en mesures de protection de la sécurité. Le gouvernement ferait mieux de cesser sa complaisance envers les casseurs, en les arrêtant, et de laisser les citoyens manifester, surtout au moment où certains lancent un appel à la grève générale.

La satisfaction des patients bientôt prise en compte dans la rémunération des médecins

Le projet de loi santé, qui sera présenté en Conseil des ministres le 13 février, prévoit une vaste réforme des modes de financement des hôpitaux pour éviter les actes redondants et accroître la qualité de suivi des patients. Jean-Marc Aubert, directeur de la task force sur ce chantier, remet ce mardi ses propositions à Agnès Buzyn.

Source : le Figaro (29 janvier)

Ce projet de loi dénature profondément l’esprit de la médecine publique française, qui n’a que des obligations de moyens, et non de résultats. Le gouvernement ferait mieux de donner aux hôpitaux les capacités financières et humaines d’assurer leur fonction, au lieu d’inventer sans cesse de nouvelles mesures d’austérité qui mettent en danger la santé des patients et du personnel soignant. Mais il est tenu par les GOPÉ

France – Partis politiques

La dérive financière du RN sous Marine Le Pen

Un ancien du FN dénonce la gestion du parti par le chef de l’extrême droite. En sept ans, la dette a explosé de 785 %, pour atteindre 24 millions d’euros, alors que la subvention publique grimpait dans le même temps de 1,8 à 5 millions d’euros par an.

Source : Challenges (28 janvier)

Mme Le Pen ne sait pas gérer son parti politique, et il faudrait lui faire confiance pour lui confier la bourse des Français ? Il est vrai qu’elle sait solliciter la compréhension de Macron en cas de problème grave parce que La République en marche a bien besoin de l’épouvantail du Rassemblement national. L’UPR, elle, est bien gérée et se flatte de n’avoir aucune dette, donc aucun obligé.

Élections européennes : les têtes de liste des partis français

Les Européennes à venir vont mettre en avant quelques nouveaux visages. L’article les énumère et constate qu’en revanche il n’y a toujours pas de tête de liste à La République en marche.

Source : France info (29 janvier)

Il manque aussi la tête de liste de l’UPR, François Asselineau, pourtant ancien candidat à l’élection présidentielle et de plus en plus connu des Français. Les médias hexagonaux illustrent encore une fois leur servilité à l’oligarchie, qui craint décidément beaucoup la montée en puissance de l’UPR.

L’hémicycle européen à Strasbourg. (Frederick Florin)

L’UPR est le plus grand parti indépendant de France

La très instructive publication des comptes 2017 des partis politiques par la CNCCFP permet d’affirmer que l’UPR est le plus grand parti français indépendant des banques et de l’État, et probablement le troisième par le nombre d’adhérents payants.           

Source : UPR (25 janvier)

France – Austérité

L’exécutif confirme la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement devrait supprimer 15 000 postes par an jusqu’en 2022.

Source : le Figaro (29 janvier)
Comme annoncé par François Asselineau lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 (et par lui seul !), Macron et le gouvernement Philippe ne font qu’appliquer les « grandes orientations des politiques économiques » (GOPÉ) de la Commission européenne. La litanie sans fin de la destruction des services publics en est la conséquence directe. Elle est également permise par l’application de l’article 106 du TFUE.

Étudiants étrangers : la contestation se poursuit dans les universités

Une quinzaine d’établissements s’engagent à ne pas appliquer la hausse des droits d’inscription décidée par le gouvernement pour les étudiants extracommunautaires.

Source : le Monde (29 janvier)

Le gouvernement n’en est pas à une contradiction près : il vante à l’étranger le « choix de la France » (Choose France), mais multiplie par dix les frais de scolarité des étudiants étrangers. Voudrait-on se couper des ressortissants les plus modestes, issus de l’Afrique, du Moyen-Orient ou de l’Amérique latine, que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Les institutions qui refusent cette mesure inique sauvent l’honneur de la France.

Après Fleury-Mérogis, des agents pénitentiaires bloquent la prison de Fresnes

Au lendemain du blocage de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, des surveillants pénitentiaires ont bloqué la prison de Fresnes ce 1er février.

Source : RT France (1er février)

L’administration pénitentiaire est l’une des institutions qui souffrent le plus aujourd’hui des absurdes politiques d’austérité que nous imposent les GOPÉ. Les conditions de travail des personnels se détériorent ici comme dans les autres services publics.

Les surveillants pénitentiaires bloquent l’accès à la prison de Fresnes, lors d’une manifestation il y a près d’un an, le 16 janvier 2018. (Stéphane de Sakutin – AFP)


Union européenne – Trahison

L’UE ouvre ses portes au soja américain

Bruxelles est prêt à jouer les arbitres entre Washington et la Chine en autorisant l’importation de soja américain pour la production de biocarburant. C’est un geste commercial qui porte préjudice à l’environnement.

Source : Euractiv (29 janvier)

Tout comme l’ensemble du projet européiste de libre-échange total et mondialisé d’ailleurs…

Près de 800 kg de viande avariée polonaise retrouvés en France dans neuf entreprises

Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, a révélé que 795 kg de viande avariée polonaise avaient été retrouvés dans neuf entreprises du secteur agroalimentaire en France. Cent cinquante kilos ont été récupérés. Les entreprises ont été « dupées », a indiqué le ministre.

Source : Ouest-France (1er février)

Nous n’en sommes plus à la première crise grave de cet ordre dans le secteur agroalimentaire au sein de l’UE. Trois éléments principaux favorisent ce genre d’événement. D’une part, l’UE est dirigée par la Commission européenne en proie aux lobbys. D’autre part, l’article 39 du TFUE impose à l’agriculture européenne qu’elle soit toujours plus productive année après année… incitant à tous les excès. Enfin, les marchandises circulent totalement librement au sein de l’UE, ce qui revient
dans le cas d’espèce à faire dépendre la santé alimentaire des Français d’un contrôle sanitaire défaillant (et peut-être sciemment corrompu) dans une lointaine province polonaise.

La justice européenne donne sa bénédiction au CETA

Le nouveau système de règlement des différends entre investisseurs privés et États inclus dans l’accord commercial entre l’UE et le Canada est compatible avec le droit européen, a conclu l’avocat général de la CJUE.

Source : Euractiv (30 janvier)

Il est probable que ce système de règlement des différends entre investisseurs privés et États conduira à l’impuissance politique des États. La conduite passée de Philip Morris le montre bien. Fidèle à son engagement de rétablir la démocratie en France, l’UPR s’engage à dénoncer le CETA une fois que la France sera sortie de l’Union européenne.

Image historique de la signature du CETA. (European Council)


Union européenne – Divers

L’UE demande aux GAFA de lutter contre les infox avant les élections européennes

Facebook, Google ou encore Twitter et Mozilla ont tous fait des progrès dans la lutte contre les campagnes de désinformation, mais ils « doivent aller plus loin et plus vite avant mai », prévient la Commission européenne.

Source : ZDNet.fr (30 janvier)

Encore un pas de l’Union européenne en direction de la censure, défendue au nom d’un paternalisme méprisant (« puisque c’est pour le bien de l’Europe, c’est pour votre bien »). Faudrait-il défendre le bilan de l’Union européenne précisément jusqu’au moment des prochaines élections, et faire en sorte que les critiques soient taxées de « désinformation » ? La mesure est clairement liberticide et antidémocratique.

L’évasion fiscale coûte des milliards aux pays de l’UE

Bien que le montant de l’évasion fiscale dans l’UE ait diminué de 12 à 16 % depuis 2009, ce dernier reste élevé. En effet, il est estimé que les États membres de l’UE auraient perdu environ 824 milliards d’euros en recettes fiscales en 2015, selon une estimation.

Source : MSN (26 janvier)

Vous avez bien lu : plus de 800 milliards d’euros ! Et, pendant ce temps, le gouvernement fait des économies dans tous les services publics, au point de laisser de nombreux territoires dans le dénuement. L’austérité n’a rien de nécessaire : exigeons le retour à la normale. Grâce à la dénonciation de l’article 63 du TFUE, il sera possible de contrôler les mouvements de capitaux et de lutter contre eux.

Brexit : les banques croient plus à un report qu’à un no deal

Le risque d’une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne reste faible mais augmente, tandis que la probabilité d’un report du Brexit s’accroît, ont estimé des analystes bancaires au lendemain de votes au Parlement qui ont produit des résultats contradictoires.

Source : la Tribune (30 janvier)

Quel crédit peut-on accorder à ces anticipations émanant de banques, dont les dirigeants avaient quasiment tous assuré que les Britanniques rejetteraient le Brexit lors du référendum de 2016 et qui craignent désormais que le Brexit ait lieu sans accord ? Tout cela relève de la pure conjecture – voire de la désinformation – et les choses bougent très vite outre-Manche. Contrairement à ce qu’affirment certaines banques listées dans cet article, la probabilité d’un second référendum est quasiment nulle. Quant au report des négociations, il se heurte au problème des élections européennes de la fin mai prochain : si le Royaume-Uni n’était pas juridiquement sorti de l’UE à cette date, il lui faudrait élire ses représentants au parlement européen, ce qui amènerait à revoir en urgence toutes les lois électorales dans les 27 pays de l’UE qui se sont réparti les sièges britanniques dans la prochaine mandature…

L’Italie entre à nouveau en récession

La péninsule enregistre une baisse de 0,2 % de son PIB au quatrième trimestre 2018. Deux trimestres consécutifs de repli font ressurgir le spectre de la crise économique.

Source : les Échos (31 janvier)

Comme les analyses de l’UPR l’ont maintes fois souligné, comme l’ont démontré de nombreux Prix Nobel d’économie, l’euro est une monnaie profondément irrationnelle : trop forte pour les pays du Sud, dont la France, trop faible pour l’Allemagne. Un ouvrage élu « livre d’économie de l’année » aux États-Unis vient encore de le rappeler.

États-Unis

Trump cède sur son mur pour mettre un terme au shutdown

Sous le poids d’une avalanche de témoignages poignants, d’une facture grandissante et d’une immense pression politique, Donald Trump a finalement renoncé, pour un temps, au financement de son mur à la frontière mexicaine afin de sortir du shutdown le plus long de l’histoire des États-Unis.

Source : la Tribune (26 janvier)

Comment l’UE veut commercer avec l’Iran en évitant les sanctions américaines

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont officialisé, jeudi 31 janvier, la mise en place d’un système permettant de poursuivre le commerce avec l’Iran tout en échappant aux sanctions décrétées par les États-Unis. Le mécanisme, baptisé Instex (l’acronyme anglais pour « instrument de soutien aux échanges commerciaux »), sera enregistré en France et localisé à Paris. La structure sera dirigée par un banquier allemand, Per Fischer.

Source : le Monde (31 janvier)

Cette timide et tardive opération visant à secouer la tutelle de Washington sera-t-elle efficace et pérenne ? Probablement oui, si le pétrole iranien fait partie des échanges, ce qui n’est actuellement pas le cas. Mais le Royaume-Uni et l’Allemagne sont-ils prêts à s’opposer pour de bon aux États-Unis sur ce sujet ?

Traité INF : après Washington, Moscou suspend à son tour sa participation et promet de nouveaux missiles

La Russie a promis samedi de développer de nouveaux types de missiles et de suspendre à son tour sa participation à un important traité bilatéral de désarmement nucléaire, au lendemain de l’annonce par les États-Unis de leur retrait de cet accord crucial. Les deux puissances s’accusent mutuellement de violer le traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) signé à la fin de la guerre froide, en 1987. Ce texte abolit l’usage – par eux seuls – des missiles terrestres d’une portée de 500 à 5 500 km.

Source : France-Soir (1er février)

La décision unilatérale des États-Unis remettait en cause l’équilibre de la terreur issu de la guerre froide. Washington accusait la Russie de violer de facto le traité, mais a préféré le déchirer plutôt que de chercher une issue négociée. Moscou réagit donc en conséquence. La France doit comprendre qu’une telle politique n’est pas conforme à ses intérêts et doit revenir à son inspiration gaullienne d’une défense erga omnes (vis-à-vis de tout État, sans distinction), avec détermination mais sans provocation. Il nous faut sortir de l’OTAN.

Vladimir Poutine discute du nouveau système d’armement avec le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre de la défense Sergueï Shoigu, lors d’une réunion retransmise à la télévision russe. Photo : Alexei Nikolsky

Enregistrement


Monde

La Terre ne pourra plus être plate sur YouTube

La plate-forme vidéo entend limiter la propagation de contenus conspirationnistes, trompeurs ou manipulateurs.

Source : 20min.ch (25 janvier)

Bien sûr, la Terre n’est pas plate. Mais faut-il interdire pour autant à des énergumènes de l’affirmer ? La liberté de penser est un bien précieux faisant partie des droits de l’homme : la déclaration de 1789 pose, dans son article 10 que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». En quoi le fait de croire et d’affirmer que la Terre serait plate constitue un « trouble à l’ordre public » ? La question se pose.

La question se pose d’autant plus lorsque l’on sait l’usage très extensif que les grands médias font du terme «  conspirationniste », aussi flou et péjoratif qu’à géométrie variable.

Il y a donc lieu de se demander si, à terme, l’interdiction faite par YouTube de laisser dire que la Terre serait plate ne va pas créer un précédent et, petit à petit, restreindre la liberté d’exprimer des opinions qui ne sont, elles, pas du tout loufoques, bien au contraire ! Par exemple la possibilité de contester des choix économiques, militaires et politiques, ou même notre appartenance à la construction européenne.

Le fait de vouloir restreindre la liberté d’expression, même sur des sujets loufoques, est préoccupant et dangereux et pourrait avoir pour conséquence ultime d’imposer un mode de pensée unique.

François Asselineau sur la situation tendue au Venezuela

Dans cette nouvelle vidéo enregistrée le 27 janvier 2019, François Asselineau fait part de la connaissance qu’il a du Venezuela (notamment de sa rencontre à Caracas en 1993 avec le président Carlos Andrés Pérez, l’un des prédécesseurs de Hugo Chavez), décrit le processus économique, politique et social qui a conduit à la très grave situation actuelle, condamne la position illégale et dangereuse de Macron, et indique ce qu’il ferait vis-à-vis du Venezuela s’il était lui-même à l’Élysée.

Source : UPR (28 janvier)

Venezuela : le Parlement européen reconnaît Juan Guaido comme président légitime

Les députés du Parlement européen ont adopté jeudi dernier une résolution qui reconnaît Juan Guaido comme « président par intérim légitime » du Venezuela. Ils ont demandé à tous les États européens de faire de même.

Source : Ouest-France (31 janvier)

Nicolas Maduro a été réélu président du Venezuela à une large majorité (67,8 %) mais avec une participation historiquement très basse (46 % des inscrits, en chute de 34 points par rapport à l’élection de 2013). La situation locale est depuis lors très tendue entre les pro- et les anti-Maduro, qui recoupent à peu près les anti- et les pro-Washington. Parce que les néoconservateurs et les grands groupes américains ont décidé d’en finir avec le régime chaviste, certains gouvernements européens, bafouant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États, ont décidé de s’aligner sur les États-Unis en reconnaissant Juan Guaido comme « président légitime ». La plupart des pays membres de l’UE ont fait de même, sauf la Bulgarie, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et la Slovaquie, qui appellent au dialogue et qui refusent de jeter de l’huile sur le feu et de soutenir un coup d’État. Macron a décidé que la France reconnaîtrait Guaido, alors qu’il est pourtant spécialement mal placé pour donner des leçons de démocratie et de scrutins justes et sincères ! Au lieu de veiller à réduire la discorde – comme le font la Russie ou la Chine au moment où Maduro prône l’apaisement -, l’Union européenne pousse donc au conflit, voire à la guerre civile.

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Coordination de la revue de presse : David Pauchet

Rédacteurs : Antoine Carthago, Maxime Forner, Thierry Lacour, Gilles Marceau, David Pauchet

Relecture : équipe de relecture

Validation finale : François Asselineau

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