Bilan d’étape sur le financement de la campagne de l’UPR pour les élections européennes

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Il est important, en ce 20 avril 2014, de dresser un premier bilan d’étape sur le financement de la campagne de l’UPR pour les élections européennes.

PREMIER BILAN

Depuis le lancement de notre campagne de collecte de fonds le 23 mars dernier et jusqu’au 19 avril à 23h00, nous avons reçu 158 065, 31 €, ce qui représente une moyenne de l’ordre de 5 640 € par jour.

Je tiens tout d’abord à remercier, pour leur mobilisation et leur générosité, tous les adhérents et sympathisants qui nous ont déjà permis d’aboutir à ce premier résultat superbe. Récolter plus de 158 000 € en 28 jours n’est pas du tout évident en ces temps de crise et d’effondrement du pouvoir d’achat du plus grand nombre. C’est donc, en soi, un premier résultat qui permet de prendre la mesure de l’implantation de l’UPR dans la société française.

L’objectif, que nous nous étions fixé, de collecter 500 000 € au 25 mai, n’est pas forcément inaccessible si le rythme de la collecte devait s’accélérer avec le démarrage de la campagne électorale effective. Il apparaît néanmoins comme trop ambitieux par rapport au rythme de la collecte.

Par ailleurs, nous avons été confrontés, au cours des 10 derniers jours, à une double contrainte :

–  d’une part, les imprimeurs contactés nous ont fixé une date limite, au 18 avril, pour passer commande des volumes considérables de papier nécessaire à l’impression de plusieurs dizaines de millions de documents électoraux d’ici à la mi-mai ;

–  d’autre part, les imprimeurs n’ont accepté de prendre nos commandes que si elles étaient assorties du versement d’un acompte immédiat, s’élevant – après négociation – à 50% du prix total.

DÉCISIONS PRISES

Pour l’ensemble de ces raisons, et après une réflexion approfondie au sein du Bureau national, nous avons pris les décisions suivantes :

  • 1°) nous avons décidé de prélever la somme de 60 000 € sur la trésorerie dont disposait l’UPR, afin d’abonder la collecte.

Je ne cache pas que cette ponction représente l’essentiel du « trésor de guerre » que notre mouvement avait mis de côté, à partir des fonds versés par les adhérents et sympathisants depuis deux ans, précisément dans la perspective des élections européennes.

Notre trésorerie est désormais tombée à un niveau extrêmement faible, juste suffisante pour assurer le financement du prochain Congrès du 3 mai prochain et le règlement de nos frais de fonctionnement.

Avec cette ponction sur la trésorerie de l’UPR, nous disposons donc, en ce 20 avril, d’un montant global de fonds pour la campagne des européennes de 218 065, 31 € (situation arrêtée au 20 avril à 0h00, après affectation de 60 000 euros sur le compte de campagne).

  • 2°) compte tenu de ce montant et du rythme prévisionnel de collecte, nous avons revu à la baisse notre budget prévisionnel de -30%, en le réduisant de 500 000 € à 350 000 €.

Si le montant de 500 000 € nous semble désormais aléatoire, nous estimons en revanche très probable de réunir cette somme de 350 000 € d’ici au jour précédant le scrutin, à condition bien entendu que la collecte des adhésions, réadhésions et dons ne faiblisse pas.

Par ailleurs ce montant global de 350 000 € est apparu comme compatible avec la trésorerie dont nous disposons pour verser les acomptes immédiats aux imprimeurs, équivalant à 50 % des dépenses.

  • 3°) avec un budget prévisionnel réduit de 500 000 € à 350 000 €, nous avons dû bien entendu faire des choix difficiles et tailler dans le vif de dépenses pourtant souhaitables. Avec 350 000 €, il est tout simplement impossible de financer la totalité de l’impression et de la logistique des documents électoraux que nous avions prévus.

Cependant, même avec un budget amputé de 30% et des documents électoraux manquants, il nous apparaît que nous pouvons quand même participer de façon percutante et efficace à la campagne électorale qui s’ouvre.

Nous avons ainsi décidé que les 350 000 € seront dépensés de la façon suivante :

  • impression de 46 700 000 bulletins de vote, nécessaires pour servir l’ensemble des bureaux de vote métropolitains à égalité avec les listes des grands partis politiques ;
  • impression des 1 850 000 bulletins de vote, nécessaires pour servir la quasi-totalité des bureaux de vote Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte, Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française) ;
  • impression de 180 000 affiches, destinées aux 80 000 panneaux électoraux situés devant les bureaux de vote et aux 160 000 panneaux d’expression libre à travers toute la France ;
  • impression de 24 150 000 circulaires électorales (communément appelées « professions de foi »), ce qui permettra de toucher la moitié de la totalité des électeurs (23 500 000 en France métropolitaine et 650 000 Outre-mer) ;
  • impression de 1 million de tracts (200 000 tracts de cinq types différents) ;
  • tous les frais de logistique pour acheminer l’ensemble de ce matériel électoral aux endroits appropriés ;
  • les frais divers incompressibles et ceux exigés par la Commission Nationale des Comptes de Campagne (CNCCFP) (frais d’expertise comptable, transport, etc.)

Conséquence de ce qui précède, la réduction de 30% de notre budget prévisionnel nous a conduit :

  • à renoncer à l’impression de bulletins de vote en double pour envoi avec les professions de foi. Cela signifie que les électeurs ne recevront pas de bulletins de vote UPR à leur domicile. Ces bulletins de vote ne seront disponibles que dans les bureaux de vote, ou sur Internet en téléchargement ;
  • à renoncer à l’impression de la moitié des professions de foi nécessaires pour servir tous les électeurs ;
  • à renoncer au recours à des sociétés d’affichage pour coller les affiches sur les panneaux électoraux des 80 000 bureaux de vote français. Cela signifie que, sauf à ce que les résultats de la collecte de dons nous permettent de dépasser largement les 350 000 €, les affiches électorales devront être collées par notre réseau d’adhérents et de sympathisants bénévoles.

RÉPONSES AUX INTERROGATIONS ÉVENTUELLES

  • Pourquoi avons-nous fait le choix de tirer autant de bulletins de vote que d’électeurs ?

Ce n’est qu’après mûre réflexion que nous avons décidé de faire imprimer un nombre de bulletins de vote égal au nombre d’électeurs sur tout le territoire français. Nous savons certes que l’abstention sera probablement d’au moins 60 %, comme cela avait été le cas il y a cinq ans pour les élections de 2009. Si l’on suit la tendance à la hausse de +4 à +5 points à chaque élection européenne depuis 35 ans, ce taux d’abstention pourrait s’élever à près des 2/3 des électeurs cette fois-ci. En outre, nous n’avons pas l’illusion de penser que le score de l’UPR pourrait atteindre ou dépasser 50 ou 80 % des voix.

Nous avons donc envisagé l’hypothèse de faire imprimer un nombre de bulletins de vote très inférieur au nombre total d’électeurs, par exemple égal à 30 % seulement de ce nombre.

Il nous est cependant apparu que cette idée, apparemment de bon sens, se heurte à la réalité du processus électoral.

Il faut en effet savoir que les bulletins de vote doivent être transmis à chaque préfecture de chaque département français. De là, chaque préfecture expédie un volume de bulletins de vote à chacune des communes du département, correspondant normalement au nombre d’électeurs de chacune d’entre elles. Lesquelles communes, à leur tour, répartissent les bulletins de vote par bureau de vote (dans le cas où la commune compte plusieurs bureaux), en fonction du nombre d’électeurs inscrits dans chaque bureau.

La compréhension de ce système permet de prendre conscience des dangers que nous aurions encourus si nous avions édité un volume de bulletins de vote très inférieur à celui des autres listes, ne correspondant par exemple qu’à 30 % du nombre total des électeurs.

La première difficulté se serait posée au niveau des préfectures. Quelle répartition les services électoraux des préfectures auraient-ils faite de nos bulletins de vote entre les communes du département, sachant que nous aurions fourni 70% de bulletins de vote de moins que la normale ?

Nous avons interrogé les préfectures pour savoir si, dans ce cas, nous pouvions avoir la garantie qu’il serait adressé à chaque commune du département un volume égal à 30 % du volume habituel. Or nous avons reçu des réponses diverses, mais peu rassurantes sur ce sujet. À savoir que c’est théoriquement réalisable mais que les préfectures se réservent le droit de refuser une  répartition différente, eu égard à leurs contraintes d’organisation. Il nous est donc apparu que nous ne pouvions avoir aucune certitude en la matière et que nous ne pouvions pas exclure que certaines préfectures adressent non pas des bulletins de vote de l’UPR dans chaque commune à hauteur de 30 % du volume normal, mais le volume normal dans environ 30 % des communes du département et rien aux autres.

Le même risque était également encouru, à un degré plus grave encore, dans chacune des communes de France disposant de plusieurs bureaux de vote. Il était à craindre que certaines communes adressent non pas des bulletins de vote de l’UPR dans chaque bureau de vote à hauteur de 30 % du nombre d’électeurs de chaque bureau, mais le volume normal dans environ un tiers des bureaux de vote et rien aux autres.

En bref : n’imprimer que 30 % des bulletins de vote aurait occasionné, bien sûr, des économies considérables, mais aurait risqué de priver des millions d’électeurs de la possibilité matérielle de trouver des bulletins de vote UPR le jour du scrutin dans chaque bureau de vote. Nous aurions dépendu du bon sens, du bon vouloir, du scrupule professionnel, du souci démocratique de fonctionnaires dans chacune des 100 préfectures et dans chacune des 36 000 communes de France. Pouvions-nous notamment faire une totale confiance à toutes les municipalités des villes grandes et moyennes, dirigées par les partis européistes ?

Ajoutons enfin une dernière considération : il est fréquent que des électeurs éprouvent le besoin, lorsqu’ils vont voter, de prendre tous les bulletins de vote systématiquement avant de passer dans l’isoloir. Dans ces conditions, n’imprimer que 30 % des bulletins de vote aurait pu aboutir dans certains cas à ce que les électeurs allant voter en fin d’après-midi ne trouvent plus aucun bulletin de vote UPR disponible. Et cela d’autant plus que la participation peut fortement varier d’un bureau de vote à l’autre (en 2009, la participation globale avait atteint seulement 40% au niveau national mais jusqu’à 80% dans certains bureaux de vote).

  • N’est-il pas très dommageable de ne pas tirer des professions de foi pour tous les électeurs ?

Bien entendu que si. Nous aurions évidemment souhaité pouvoir le faire. Mais à l’impossible nul n’est tenu et nous ne pouvons pas inventer de l’argent que nous n’avons pas.

Cependant, ce revers doit être nuancé par deux considérations importantes.

D’une part il ne faut pas exagérer l’impact des professions de foi. Bien que les rares sondages existant en la matière donnent des résultats divergents, il semble qu’une fraction significative des électeurs ne lise pas les professions de foi qui leur sont adressées, lesquelles ne leur parviennent d’ailleurs souvent que quelques jours à peine avant la tenue du scrutin. Une autre fraction significative du corps électoral ne lit que les seules professions de foi des 3 ou 4 partis les plus connus de France et éventuellement du parti de son choix s’il est différent, et cela sans jeter un œil aux autres professions de foi. En d’autres termes, l’impact d’une profession de foi est bien difficile à mesurer et ne peut être dissocié de la notoriété générale, ou non, du parti politique du candidat concerné.

D’autre part, il nous semble en conscience que le choix que nous avons fait est le choix optimal compte-tenu des contraintes financières.

Nous avons été tiraillés entre le coût colossal que représente l’impression de dizaines de millions de circulaires électorales (recto verso A4 couleurs) d’un côté, et l’atout considérable de pouvoir toucher potentiellement chaque électeur individuellement, avec des frais de transport pris en charge par l’État de l’autre côté.

Après examen approfondi du dispositif électoral, nous avons pensé que la meilleure façon de procéder, était d’imprimer des professions de foi, département par département, en se limitant grosso modo aux départements les plus peuplés et les plus urbanisés du pays, tout en veillant à ce qu’il y ait au moins un département dans chacune des huit circonscriptions interrégionales où tous les électeurs reçoivent notre profession de foi.

  • N’aurait-il pas été préférable de tirer des professions de foi sur un petit format et en noir et blanc pour diminuer les coûts et servir plus d’électeurs ?

Nous avons aussi étudié cette possibilité, et l’avons écartée au vu des devis présentés. Ce qui coûte le plus cher dans la fabrication de ces millions de documents, c’est le papier, l’immobilisation du temps des machines et les frais logistiques. Nous avons choisi un papier parmi les moins chers (et obligatoirement conforme aux normes environnementales). Mais passer de la couleur au noir et blanc, et diminuer un peu la taille du papier ne procurait que des économies marginales. Le surcoût par rapport à des circulaires imprimées en noir et blanc ne représente par exemple que 5 % du prix total. En revanche, l’effet misérabiliste produit aurait nui à l’image de notre mouvement.

  • Pourquoi avoir donné la préférence aux départements urbanisés ?

Par ce que, comme je l’ai souligné précédemment, une profession de foi voit son impact renforcé si elle concerne un parti ou un candidat ayant déjà un début de notoriété sur place, et disposant d’un cadre militant de proximité

Pour ce qui concerne l’UPR, un examen minutieux de la répartition géographique de nos adhérents nous révèle que ce sont en général dans les zones les plus urbanisées du pays que nous sommes les mieux implantés. Cela s’explique aisément par le fait qu’il y a statistiquement plus de jeunes de moins de 40 ans dans ces zones que dans les zones rurales, et que la population y consulte beaucoup plus Internet, notamment pour y rechercher des informations politiques.

Si nous partons du constat, hélas réaliste, qu’il nous sera difficile d’avoir un large accès aux médias de grande diffusion dans les semaines qui viennent, Internet va rester le vecteur numéro un pour développer notre notoriété à l’occasion de ces élections. Dans ces conditions, nos professions de foi doivent être conçues pour  inciter le plus grand nombre possible d’électeurs à se reporter sur notre site Internet afin de découvrir l’ampleur, la nouveauté et la précision de nos analyses, ainsi que le caractère rassembleur et la pertinence de nos propositions.

Ainsi conçues, nos circulaires électorales n’auront le maximum d’impact que si elles sont lues par des électeurs déjà naturellement habitués à consulter régulièrement Internet. Donc dans les zones les plus urbanisées du pays.

En revanche, nos professions de foi risqueraient d’être essentiellement des « coups d’épée dans l’eau » si elles sont lues par des personnes âgées ne connaissant pas Internet, et dont le vecteur quasi-unique d’informations en matière politique reste la télévision ou les grandes radios nationales. Donc en zone rurale. C’est d’ailleurs de ce phénomène que nous avons pâti lors de l’élection législative partielle du Lot-et-Garonne : la quasi-totalité des électeurs du Villeneuvois ignoraient tout de l’UPR et l’écrasante majorité d’entre eux n’avait pas l’habitude d’aller sur Internet. Ils restaient les « otages informationnels » des grandes télévisions et radios – lesquelles prirent grand soin de ne jamais parler de nous. C’est ce qui a expliqué pour une large part le score modeste que nous avons obtenu.

Ajoutons que c’est également dans les zones les plus urbanisées que nous comptons généralement le plus de militants actifs. Les professions de foi UPR pourront donc rappeler, à l’électeur habitant dans ces zones, des affiches ou des tracts UPR qu’il aura pu voir dans son environnement immédiat au cours des jours précédents.

Pour toutes ces raisons, nous avons donc décidé, en comprimant les coûts au maximum, de faire éditer 24 150 000 professions de foi – ce qui représente à peu près la moitié de tous les électeurs français –, et de les distribuer dans une grosse vingtaine de départements.

Notre choix définitif n’est pas encore totalement arrêté mais nous pouvons d’ores et déjà annoncer que les électeurs des plus grandes villes et métropoles de France recevront une profession de foi de l’UPR. En outre, nous servirons des professions de foi aux 650 000 électeurs de l’île de la Réunion. C’est en soi un résultat considérable : jamais depuis sa création, l’UPR n’a été en mesure de toucher potentiellement autant de personnes !

  • Comment faire dans les départements qui ne seront pas servis?

Je signale que les huit professions de foi seront mises en ligne en téléchargement sur notre site Internet, de même d’ailleurs que les nouveaux tracts tirés à 1 000 000 exemplaires (qui le seront dans les tout prochains jours).

Nos adhérents et sympathisants pourront ainsi contribuer, chacun en fonction de ses moyens, à diffuser nos tracts et nos professions de foi à leur famille et à tout leur entourage, y compris dans les départements où nous n’aurons pas été en mesure financièrement de les faire distribuer.

Comme le dit la maxime, ce sera d’ailleurs « un mal pour un bien » car rien ne remplace le bouche-à-oreille en termes d’efficacité. Remettre un tract ou une profession de foi au cours d’une conversation avec de la famille ou des amis est incomparablement plus efficace que de l’adresser dans un lot comprenant des documents électoraux de nombreux autres partis politiques concurrents.

C’est pourquoi je ne saurai trop conseiller, à tous ceux qui le souhaitent et qui le peuvent, de télécharger la profession de foi et de l’imprimer dès qu’elle sera disponible sur notre site (nous en informerons nos lecteurs), afin de la remettre et d’en parler à leur entourage proche. Et cela même dans les départements qui seront servis par ailleurs sous forme papier dans les envois des services de l’État.

CONCLUSION : ACCÉLÉRER ENCORE LA COLLECTE DES FONDS

Certains seront sans doute un peu déçus, comme nous le sommes nous-mêmes, que nous ne puissions pas financer la totalité de nos objectifs de départ. Cependant, personne ne doit perdre de vue le réel exploit que constitue, pour l’UPR, le fait de pouvoir présenter des listes partout en France, d’avoir des bulletins de vote dans tous les bureaux de vote de France et d’outre-mer, et d’adresser des circulaires électorales à la moitié de tous électeurs, soit 24, 15 millions de Français potentiellement touchés.

C’est une formidable avancée, qui ne peut que faire croître de façon substantielle la notoriété nationale de l’UPR. Ce premier résultat prouve que l’UPR, malgré tous les obstacles qui lui sont opposés, est en train de s’imposer irrésistiblement sur la scène politique nationale, uniquement par une mobilisation politique et citoyenne sans précédent réel depuis bien longtemps. Et nous parvenons à réaliser cela avec une économie de moyens qui devrait forcer le respect de nos adversaires et des médias de masse, du moins de ceux qui ont encore un peu d’esprit chevaleresque.

Je rappelle en effet que la loi a prévu que le plafond maximum de dépenses pour les élections européennes était de 10 120 000 € pour un parti se présentant dans les huit circonscriptions interrégionales. Et, cela compte non tenu des circulaires, bulletins de vote et affiches officielles de campagne qui ne sont pas, eux, plafonnés ! Notre budget prévisionnel, désormais ramené à 350 000 €, ne représente donc que… 3,46 % de ce montant.

Pour avoir une vision claire de cette grossière inégalité de départ, cela signifie que les grands partis européistes ont la possibilité de dépenser jusqu’à 29, 30, 31, ou 32 fois plus que l’UPR pour matraquer leur propagande dans la tête des Français, et qu’ils ont de surcroît un quasi-monopole dans l’accès aux médias de grande diffusion.

Nous sommes donc bien dans la situation de David et Goliath. Je rappelle cependant que, dans la Bible, c’est bien le jeune David qui finit par triompher du géant Goliath.

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Enfin, j’insiste sur le fait que cette somme de 350 000 € n’est pas encore acquise et que nous devons donc tous nous mobiliser pour parvenir à la réunir au plus vite. Nous ne devons surtout pas faiblir car nous avons un besoin absolu des 135 000 € qui manquent, et cela au cours des 30 jours qui s’ouvrent.

À ce propos, je réponds par avance à ceux qui s’inquiéteraient de savoir ce qu’il arriverait si nous récoltions moins que 350 000 €, ou si nous récoltions plus.

  • S’il nous manquait quelques dizaines de milliers d’euros au début de la troisième semaine du mois de mai, nous serions alors contraints de souscrire un emprunt bancaire, certainement fort coûteux, sur une durée de quelques mois, le temps de pouvoir le rembourser au cours du second semestre de cette année, au fur et à mesure des nouvelles adhésions et réadhésions.
  • Si le montant de la collecte dépassait en revanche les 350 000 €, ce surcroît d’argent serait évidemment très bienvenu : nous pourrions alors avoir recours à des sociétés d’affichage pour coller nos affiches sur les panneaux électoraux dans les départements les plus ruraux, où nous ne comptons parfois que quelques adhérents. Nous pourrions aussi regonfler notre trésorerie, actuellement très tendue, dans la perspective des échéances électorales futures.

Je conclurai en présentant une nouvelle fois mes plus vifs remerciements, en mon nom propre comme au nom de tous nos adhérents, à toutes celles et à tous ceux – adhérents, sympathisants ou simples citoyens non engagés mais démocrates épris de justice – qui ont d’ores et déjà contribué financièrement à réunir cette somme.

Certains ont été très généreux. Plusieurs dizaines d’entre eux ont versé à l’UPR plus de 500 €, voire plus de 1000, 2000 et même 3000 €, à cette occasion, et cela alors même que leur revenus semblent, dans quelques cas, modestes. D’autres, aux revenus très faibles sinon quasi-inexistants, – tels des étudiants ou des chômeurs – nous ont néanmoins fait parvenir 20 €, ou même 10 €, ou même 5 €.

Que tous sachent que chacun de ses gestes, pris individuellement, fait très chaud au cœur de tous les cadres et militants du mouvement qui travaillent d’arrache-pied pour la campagne électorale qui s’ouvre.

François ASSELINEAU

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Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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