Nous augmenterons de 20% le budget de la justice et de 20% le budget de la police pour renforcer la chaîne pénale, afin que toute condamnation prononcée soit exécutée. La croissance de l’insécurité ne se combat pas avec des formules à l’emporte-pièces et des incantations, mais avec des mesures concrètes et précises qui nécessitent un fort investissement de l’État.
Bien que cela ne constitue jamais une excuse, la délinquance prolifère sur un terreau de déshérence sociale et sur le dénigrement de toute autorité. Ainsi, le retour de la croissance économique et des services publics dans tous les quartiers, la restauration de l’autorité de l’État, mais également la reprise du contrôle de nos frontières, seront des facteurs décisifs qui contribueront au retour à la sécurité.
Nous renforcerons également la chaîne pénale de la prévention à la répression.
Sur le plan de la prévention, l’augmentation des budgets de la police permettra de remettre en place une police de proximité dans les quartiers, qui a prouvé son efficacité. La politique de quartiers sera appliquée par des fonctionnaires d’État, afin d’éviter tout clientélisme. Pour enrayer la mécanique de glissement de certains individus dans la délinquance, nous systématiserons le recours aux peines de travail d’intérêt général, à encadrement civil ou militaire, pour sanctionner et réinsérer les auteurs de délits non-violents.
De plus, nous veillerons à la bonne application des dispositions protégeant les femmes victimes de violences : traitement de toutes les plaintes, éloignement du conjoint violent, bracelets anti-rapprochement. Nous veillerons également à ce qu’une enquête soit diligentée après tout signalement d’une violence physique ou sexuelle commise sur un enfant.
Sur le plan de la répression, nous soulignerons l’interdit absolu de la violence physique et mettrons en place les moyens nécessaires à ce que toute décision prononcée soit réellement exécutée :
• Nous veillerons à ce que les suspects d’infractions violentes contre les personnes soient systématiquement présentés à un juge ;
• Nous développerons le recours aux peines d’emprisonnement, même courtes, dès la première atteinte violente aux personnes, pour marquer cet interdit, en supprimant l’aménagement automatique des peines de moins d’un an pour les auteurs de ces infractions (ainsi que les auteurs de comportements qui présentent un risque élevé de dégénérer en infractions violentes, tels que les cambriolages et le trafic de stupéfiants) ;
• Nous rétablirons des peines planchers pour les auteurs récidivistes de ces mêmes infractions, avec des planchers augmentant à chaque nouvelle récidive ;
• Nous rendrons obligatoire le travail ou le suivi d’une formation en prison, et supprimerons les crédits automatiques de peines d’emprisonnement pour tous les délits. Nous les remplacerons par des remises de peine conditionnées à la présentation d’un projet réel et de garanties de réinsertion.
+ de transparence : nous refondrons le système de collecte des statistiques de la délinquance, afin que chacun puisse avoir accès aux vraies informations sur l’état sécuritaire du pays.
