Nous reconstituerons un grand pôle de services publics et développerons le crédit public. Une grande politique de redressement de la France exige des services publics performants au service du peuple français, qui en a financé la construction et le développement pendant plusieurs générations.
Nous renationaliserons ou cesserons le processus de privatisation rampante et de dégradation de la qualité de service de plusieurs grandes entreprises, en particulier :
• des sociétés de production et de distribution de gaz ;
• des réseaux d’adduction d’eau ;
• d’EDF (où nous mettrons fin au projet « Hercule » de démembrement imposé par la Commission européenne) ;
• d’ENEDIS ;
• de La Poste ;
• des concessionnaires d’autoroutes ;
• de Télédiffusion de France ;
• de la RATP et de la SNCF.
Nous soutiendrons un développement équilibré du territoire, en rétablissant des obligations de service public exigeantes dans les zones rurales.
Nous rendrons à la commune rurale son rôle essentiel dans la démocratie locale et le service public de proximité, en conditionnant les fusions de commune à un référendum et en rehaussant le niveau des dotations globales de fonctionnement pour les communes de moins de 5.000 habitants à ce qu’était son niveau au cours de l’année 2014.
Parce que les services publics doivent aussi jouer un rôle de justice sociale, les tarifs de l’électricité et du gaz seront gelés pendant au moins les deux premières années du mandat, et nous imposerons une baisse de 10% des tarifs autoroutiers.
Nous organiserons un référendum pour inscrire dans la Constitution le principe de propriété nationale des grands services publics, et pour interdire la privatisation de la Sécurité sociale et des services stratégiques de sécurité, de santé et d’éducation.
Les investissements et le renouveau des services publics seront favorisés par une politique plus audacieuse de crédit public. La Banque de France soutiendra cet effort par une politique monétaire plus agile.
Nous mettrons un terme à la politique d’ouverture de nos services publics à la concurrence imposée par la Commission européenne.
