Devant les caméras du monde entier, Raoul Castro empêche Obama de lui mettre la “papatte” sur l’épaule

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LE PRÉSIDENT CUBAIN RAOUL CASTRO VIENT DE DÉJOUER LA GESTUELLE DOMINATRICE HABITUELLE DES PRÉSIDENTS AMÉRICAINS.

giphy(Obama tente de poser sa main gauche sur l’épaule droite de Raoul Castro, celui-ci, furieux, réagit immédiatement en bloquant la main et en la repoussant vivement loin de lui puis vers le haut)

Dans la diplomatie mondiale, il n’y a ni voyage, ni parole, ni geste anodin. Mes lecteurs assidus le savent bien puisque j’explique, depuis plusieurs années, comment les présidents américains usent d’une gestuelle très particulière, et très préméditée, pour symboliser, devant le public planétaire, leur domination sur des nations asservies.

Pour faire admettre leur hégémonie mondiale de façon subliminale par des millions de téléspectateurs, George W. Bush puis Barack Obama se sont fait une spécialité de poser la main, sinon tout l’avant-bras, sur l’épaule d’un chef d’État ou d’un chef de gouvernement étranger vassalisé devant les caméras du monde entier.

J’ai expliqué et illustré ce geste, que j’appelle celui de « la papatte sur l’épaule », dans ma conférence « La Tromperie universelle comme mode de gouvernement »(cf. enregistrement du 28 avril 2013 publié sur notre site à partir de 55’ 20’’).

L’AVILISSEMENT DE LA FRANCE

Comme je l’ai montré dans cette conférence, et comme de nombreux exemples sont venus le confirmer par la suite, Nicolas Sarkozy puis François Hollande ont été spécialement l’objet de cette gestuelle humiliante de la part de George W. Bush (pour Sarkozy) et de Barack Obama (pour Sarkozy et Hollande). L’un comme l’autre des deux locataires de l’Élysée y ont réagi avec une veulerie et une passivité incroyables. Non seulement en laissant le chef d’État américain poser sa main de façon ostentatoire sur leurs épaules en signe évident de paternalisme et de domination, mais en accompagnant ce geste d’une pose de soumission et d’un sourire gêné de larbin.

Les photos illustratives suivantes sont extraites de mon article  » Réponse aux accusations de Léa Salamé sur France 2 : l’UPR fait-elle de « l’anti-américanisme primaire » ? publié sur notre site le 23 septembre 2014.

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L’HONNEUR DE CUBA

Le président cubain Raoul Castro vient quant à lui de montrer qu’il gardait le sens de l’honneur et de la liberté de son pays et qu’il n’était pas prêt à prendre la pose du larbin dans laquelle se complaisent les tristes clowns de LR et du PS français.

Lors d’une conférence de presse tenue il y a quelques heures à La Havane – le 21 mars au soir – à l’occasion de la première visite d’un président américain depuis 88 ans, le président Barack Obama a essayé de rééditer sa gestuelle impérialiste en tentant de « poser la papatte » sur le président cubain.

Seulement voilà : Raul Castro, très vif d’esprit et de corps malgré ses 84 ans, a aussitôt compris la manœuvre. Devant les caméras du monde entier, sentant qu’Obama allait lui poser d’un geste prompt sa main sur l’épaule, le vieux chef castriste s’est aussitôt empressé de contrecarrer l’opération, en saisissant le poignet d’Obama et en l’éloignant rapidement vers le haut. Il s’est ainsi dégagé de l’emprise washingtonienne, avec un visage fermé et résolu témoignant d’un très vif mécontentement intérieur.

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étape 1 : à l’issue de la conférence de presse conjointe, Obama tente de poser sa main gauche sur l’épaule droite de Raoul Castro, lequel commence à détourner la tête.

Le plus symptomatique de l’histoire, c’est que certains médias occidentaux, au lieu de relater ce qui saute aux yeux lorsque l’on examine attentivement la séance, ont travesti le sens de l’incident. Comme le révèle l’agence russe Sputnik qui, elle, présente bien aux lecteurs ce qui s’est passé, l’AFP, en revanche, a osé affirmer que « comme le veut l’usage, les deux hommes se sont serré la main, mais Raul Castro a oublié le protocole pour tenter de lever le bras de son homologue en le saisissant par le poignet » ! L’Agence France Presse ment ainsi effrontément, en faisant passer Raoul Castro pour un fan d’Obama !

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étape 2 : Raoul Castro, le visage fermé et sans sourire, bloque le bras d’Obama et commence à le repousser.

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étape 3 : Raoul Castro prend le dessus en repoussant vers le haut le bras d’Obama.

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étape 4 : complètement décontenancé par la contre-manoeuvre de Raoul Castro, Obama bascule légèrement vers l’avant tandis que sa main gauche devient une sorte de chiffe molle brandie comme un trophée par Raoul Castro.

L’ensemble de la séquence ne dure que quelques secondes, mais elle est fascinante. Elle peut être intégralement visionnée ici :

Elle permet de voir cette « prise de judo » qui stoppe net le geste d’Obama et qui laisse le président des États-Unis, démasqué, la main pantelante dans le vide. Raoul Castro a réussi à tourner à son avantage cette manipulation médiatique préméditée par la Maison Blanche.

Ainsi, tel est pris qui croyait prendre : c’est Obama , cette fois-ci, qui a été humilié devant les caméras du monde entier et qui a été forcé de sourire niaisement en lieu et place de celui qu’il voulait rabaisser..

CONCLUSION : LA COMPARAISON DE 2 PHOTOS…

Le geste libérateur et souverain de Raoul Castro n’en fait que mieux ressortir, a contrario, la mentalité de paillasson qui règne dans les cerveaux des dirigeants européistes, et tout spécialement de l’avilissement psychologique de MM. Sarkozy et Hollande.

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Le 25 juin 2008 à l’Elysée, Obama humilie publiquement Sarkozy en lui posant la main sur l’épaule comme à un domestique. Sarkozy courbe misérablement l’échine, avec un affreux sourire de larbin, qui témoigne devant le monde entier que la France n’est plus la France, mais un pays soumis.

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21 mars 2016 à Cuba : Raoul Castro humilie publiquement Obama en repoussant la manoeuvre de la « papatte sur l’épaule ». Il montre ainsi que Cuba n’entend pas être le domestique des Etats-Unis. Et Obama courbe l’échine avec le sourire gêné de l’escroc démasqué…

Cette différence de réaction face aux manipulations médiatico-gestuelles des conseillers en communication de la Maison Blanche témoigne une nouvelle fois qu’il n’est nul besoin d’être un grand pays et de détenir une des premières armées et économies du monde pour pouvoir s’y opposer. La résistance à l’oppression tout comme la servilité ne sont au fond que des états d’esprit. La résistance est la marque du courage et de l’indomptabilité, la servilité est la marque de la lâcheté et de la corruption.

François ASSELINEAU