Persécution des chrétiens d’Orient : l’UPR dénonce la responsabilité écrasante de Washington

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Communiqué

Persécution des chrétiens d’Orient : L’UPR dénonce la responsabilité écrasante de Washington et demande au gouvernement français de prendre une initiative à l’ONU en faveur de la liberté de religion et de l’envoi de casques bleus. La France a une responsabilité particulière vis-à-vis des minorités chrétiennes d’Orient depuis 1536, date de l’alliance franco-ottomane entre François Ier et Soliman le Magnifique. Depuis presque cinq siècles, les chrétiens d’Orient se tournent vers la France pour trouver soutien et réconfort en période de trouble. Francophiles et souvent francophones, ils constituent également un vecteur essentiel de l’influence française dans tout le Proche et le Moyen-Orient.

Afin de desserrer l’étau de l’empire européen de Charles Quint qui menaçait de dominer la France, le roi de France François Ier fit alliance en 1536 avec le Sultan ottoman Suleimān Ier (appelé « Soliman le Magnifique » en Occident). Cette alliance de revers du « Roi Très Chrétien » (titulature officielle du roi de France) avec le chef de l’État musulman le plus puissant du monde à l’époque, fit scandale dans toute la chrétienté. Elle contribua néanmoins à sauver la France de l’assujettissement prémédité par la dynastie de Habsbourg et permit à la France de devenir la protectrice des communautés chrétiennes du Levant. C’est de cette époque que date l’influence française notamment en Syrie et au Liban. Notre influence est actuellement en pleine déroute du fait de la politique d’alignement complet sur les États-Unis, via l’UE et l’OTAN, politique appliquée docilement par Nicolas Sarkozy puis François Hollande contre nos intérêts nationaux et internationaux les plus fondamentaux.

Le drame humain auquel les chrétiens d’Orient sont confrontés aujourd’hui concerne donc tout spécialement la France. Depuis le début des années 2000, la condition des chrétiens d’Orient n’a cessé de se dégrader, au point que leur existence même est maintenant gravement menacée dans plusieurs régions.

  • 1) En Irak, l’avènement du prétendu « État islamique » (EI) (ex-« État islamique de l’Irak et du Levant » : EIIL ou encore « ISIS » en anglais pour « Islamic State of Irak and Al-Sharm » ) a accentué la fuite des chrétiens d’Irak, déjà très éprouvés par les violences continuelles depuis la chute de Saddam Hussein.

L’ultimatum très récent lancé par l’EI aux chrétiens de Mossoul, l’antique Ninive, a achevé de vider la ville d’une présence chrétienne vieille d’environ 1700 ans. La presse a souligné que pour la première fois depuis l’Antiquité, le 6 juillet 2014, la messe n’y a pas été dite. Évalué à 1,5 million en 2003, le nombre de chrétiens en Irak est tombé à 450 000 en 2013, certaines estimations pessimistes ne les estimant plus qu’à seulement 200 000.

chrétiens d’Orient

Mossoul (Nord de l’Irak) le 20 juillet 2014 : une église chrétienne assyrienne dont les fondements datent de 1 800 ans est ravagée par le feu.

  • 2) En Syrie, certains groupes rebelles radicaux – dont l’EI – ont, depuis le déclenchement de la guerre civile, commis des exactions répétées contre des communautés chrétiennes.

Des cas de crucifixion ont été rapportés à l’encontre de chrétiens. Certains cas de crucifixion sont d’ailleurs aussi avérés à l’encontre de musulmans;

  Ces deux photos, insoutenables, ont fait le tour du monde et montrent deux Syriens morts crucifiés en avril 2014 par les fanatiques de « État islamique de l’Irak et du Levant » à Raqqa, en Syrie. Le motif de leur assassinat est qu’ils auraient combattu les soldats de l’EIIL. Bien que le supplice de la croix le donne à penser, il n’est pas clairement établi qu’ils étaient chrétiens ; ce supplice est aussi appliqué à des musulmans qui refusent la terreur de l’EIIL.

  • 3) En Libye, l’instauration de la charia et la multiplication des violences contre les chrétiens depuis la chute de Mouammar Kadhafi a abouti à un résultat similaire.

Il est exact que ces trois États (Irak, Syrie, Libye) ont été gouvernés, des années durant, par des chefs d’État dictatoriaux, exerçant parfois une répression intérieure féroce, et qu’il existait une exaspération réelle à leur encontre dans des couches importantes de leurs populations respectives. Mais il n’est pas moins exact que les régimes en place, laïcs et relativement stables, garantissaient une certaine prospérité, la paix civile et la liberté de religion, et qu’ils assuraient aux minorités religieuses, principalement chrétiennes, la possibilité de vivre en sécurité. L’UPR tient donc à souligner, de la façon la plus solennelle, que le chaos qui s’est emparé de l’Irak, de la Syrie et de la Libye découle directement de la destruction des régimes pré-existants, destruction expressément voulue par Washington dans le cadre de son projet de « nouveau Moyen-Orient ».

washington veut un nouveau Moyen-Orient

La carte ci-dessus, élaborée par le lieutenant-colonel Ralph Peters, a été publiée dans le Journal des Forces armées américaines en Juin 2006. Peters est un colonel à la retraite de l’Académie nationale de guerre des États-Unis. Cette carte est révélatrice des projets déments des dirigeants états-uniens, qui entendaient modifier de fond en comble les équilibres précaires établis depuis des siècles entre les communautés vivant au Moyen-Orient. En ouvrant la Boîte de Pandore par leur politique impérialiste, ignorante des peuples et des réalités, les dirigeants de Washington ont conduit à un embrasement général et à une folie collective qui sont en train de plonger tout le Moyen-Orient dans l’Apocalypse.

Ce projet états-unien consiste à détruire sciemment des États stables, pour les transformer en foyers de purulence, livrés à l’anarchie et aux seigneurs de la guerre. Cette destruction a été conduite par des opérations de déstabilisation médiatiques, des interventions de l’OTAN, et par l’excitation délibérée de conflits entre les différentes tendances de l’Islam, avec l’aide notable des puissances du Golfe.

  • C’est parce que l’Irak a subi l’intervention des États-Unis et de l’OTAN en 2003 (au motif des prétendues « armes de destruction massive de Saddam Hussein » qui n’existaient que dans la propagande de Washington) que l’État irakien a été pulvérisé. Ce sont les minorités religieuses – musulmans chiites sur le territoire actuellement conquis par « État islamique » et chrétiens – qui en sont désormais les victimes ;
  • L’OTAN entretient en Syrie un « conflit de basse intensité » qui instrumentalise des forces radicales. Le Liban n’est pas loin d’être entraîné dans la spirale infernale de ce conflit ;
  • La Libye a subi, en 2011, un sort comparable à celui de l’Irak, lorsque les forces de l’OTAN ont provoqué l’assassinat de Mouammar Kadhafi.

La responsabilité directe de Washington et de l’oligarchie euro-atlantiste dans ces opérations qui conduisent à la montée des persécutions contre les chrétiens apparaît de plus en plus clairement, au fil des révélations qui finissent par filtrer dans la presse mondiale. Ainsi :

  • 1) la série de « printemps arabes », nourris par des déstabilisations venues de l’étranger, a conduit, notamment en Égypte, à une sévère régression des conditions d’existence des minorités chrétiennes. Plus de 100.000 chrétiens ont fui l’Égypte depuis la révolution de début 2011.

Or la presse a récemment révélé les liens étroits existant entre les États-Unis et les Frères musulmans dans plusieurs pays, avant le début des troubles;

chrétiens coptes le caire

7 mai 2011 : trois églises chrétiennes coptes ont été attaquées et incendiées à Imbaba, dans la banlieue du Caire.

 

  • 2) ce sont les actions de Washington et de l’OTAN, guidées par une volonté d’accaparement des ressources naturelles, qui ont débouché sur la partition du Soudan et sur la promotion du groupe extrémiste Boko Haram au Nigéria. Au Sud-Soudan, comme au Nord-Nigéria, il s’en est suivi une évolution cauchemardesque de la vie des minorités chrétiennes ;

De plus en plus d’informations accablantes circulent sur Internet qui prouvent que la terreur anti-chrétienne organisée par Boko-Haram au nord-Nigéria est orchestrée en sous-main par la CIA.

  • 3) il apparaît de plus en plus clairement que les services secrets de pays de l’OTAN promeuvent activement des structures islamiques radicales, et même qu’ils en fabriquent de toutes pièces.

C’est ce qu’a révélé la presse concernant les liens réguliers et étroits du service secret britannique MI5 avec les islamistes installés au Royaume-Uni.

  Abou Hamza, l’ancien imam de la mosquée londonienne de Finsbury Park aux prêches enflammés, avait été inculpé à New York en avril 2004 pour des activités terroristes et une prise d’otages au Yémen en 1998. Borgne et manchot, il semblait avoir savamment étudié son physique pour susciter l’horreur, en se calquant sur le célèbre Capitaine Crochet rendu populaire par Walt Disney. Comme le décrit justement sa notice wikipédia, « personnage de fiction du roman Peter Pan de l’écrivain écossais Barrie, le Capitaine James Crochet est la parfaite incarnation du Mal […] et son célèbre crochet, symbole parfait de sa personnalité froide, dure et tranchante, et peut-être même déjà une image de la mort.» D’un simple point de vie logique, n’est-il pas bien étrange qu’un homme – que les grands médias présentent comme voulant implanter l’islam en Occident – adopte une allure aussi repoussante, alors que le seul effet possible ne peut être que de développer tout au contraire l’islamophobie ? Qui peut imaginer séduire les foules en se présentant comme Barbe-Bleue ? En tout cas, la presse britannique a révélé, le 8 mai 2014, que ce personnage de Grand guignol avait eu des contacts réguliers et fréquents avec les services secrets de Sa gracieuse Majesté….

C’est également ce qu’a révélé, le 21 juillet 2014, un rapport de l’ONG américaine Human Rights Watch sur la promotion du terrorisme islamique par le FBI aux États-Unis. 4) Enfin, le prétendu nouvel « État islamique » qui s’est soudain répandu comme traînée de poudre au printemps 2014 en Irak n’est pas sorti d’un chapeau. On a appris, il y a quelques semaines, que certains de ses membres ont été formés par les États-Unis dans une base secrète en Jordanie pour lutter initialement contre le régime de Bachar el-Assad. La réticence manifeste des États-Unis à frapper actuellement l’EI en Irak contraste d’ailleurs singulièrement avec l’empressement qu’ils avaient affiché à vouloir bombarder la Syrie après l’épisode du gaz sarin en août 2013.

Information totalement passée sous silence dans les médias euro-atlantistes asservis, il est avéré que les États-Unis ont formé secrètement, en Jordanie, certains des futurs combattants du prétendu nouvel « État islamique » ou « nouveau califat ».

Quant à Abou Bakr Al-Baghdadi, le prétendu « nouveau calife de l’État islamique » qui sème la terreur dans le nord de l’Irak et de la Syrie, le moins que l’on puisse dire est qu’il suscite déjà de très nombreuses interrogations à travers le monde. Selon le journal britannique The Telegraph, relayé par Slate.fr et par le magazine L’Express, ce prétendu chef religieux islamiste qui persécute les musulmans chiites et les chrétiens porte au poignet une montre de très grand prix (environ 4 400 euros) qui a amené de nombreux internautes à s’interroger sur son train de vie et l’origine de ses ressources. Mais selon d’autre sources, le personnage présenté à la télévision ne serait pas Abou-Bakr mais l’un de ses proches… http://www.lexpress.fr/actualite/monde/abou-bakr-al-baghdadi-leader-de-l-etat-islamique-et-fan-de-rolex_1557339.html#oQooGvrQvXu7VE4X.99 Allant plus loin, nombreux sont les sites Internet qui affirment, sans cependant fournir de preuves tangibles, que ce seraient les services de renseignement britannique, américain et israélien qui auraient collaboré pour la création de ce prétendu « État Islamique ». Le calife autoproclamé Abou Bakr Al-Baghdadi aurait suivi une formation militaire intensive durant une année entière auprès du Mossad, ainsi que des cours de théologie et d’art oratoire. Le but poursuivi serait de créer un abcès de fixation terroriste, pour attirer tous les extrémistes du monde vers un seul endroit, selon une stratégie baptisée de « nid de frelons ». Le personnage terrifiant du « nouveau calife » – habillé comme une sorte de khmer rouge musulman – rejoindrait ainsi le personnage grand-guignolesque du « Capitaine Crochet » Abou Hamza pour véhiculer une image terrifiante de l’islam et dresser les opinions publiques du monde occidental contre le monde musulman. Au point de vouloir lui faire la guerre, conformément à la théorie du « Choc des Civilisations » des think-tanks américains.

Une analogie qui fait frémir… En haut : Entrée des Khmers Rouges dans Phnom Penh, capitale du Cambodge, le 17 avril 1975. En bas : Entrée des soldats de « l’État Islamique » dans Raqqa, ville du nord de l’Irak, en janvier 2014. Lorsque l’on se rappelle que l’arrivée au pouvoir des Khmers Rouges – elle aussi puissamment favorisée par la politique criminelle des États-Unis – allait provoquer l’un des plus terribles auto-génocides de tous les temps (au moins 2 millions de morts sur une population de 7 millions), cette analogie fait froid dans le dos. Mais s’agit-il d’une analogie, d’un pur hasard, ou d’une mise en scène destinée à attiser la peur et la haine dans les opinions publiques occidentales ?

Compte tenu de tous ces événements et de toutes ces révélations :

  • 1) L’UPR dénonce la responsabilité écrasante des dirigeants de Washington dans la persécution des chrétiens d’Orient.

Le projet hégémonique de « nouveau Moyen-Orient », qui ne peut conduire qu’à des cataclysmes, s’insère dans la théorie du « choc des civilisations », socle idéologique des milieux politiques et médiatiques européistes et atlantistes. Selon cette théorie sciemment anxiogène et belliciste, l’« Occident » serait voué à entrer en confrontation avec le reste de la planète, notamment avec le monde arabo-musulman et le monde orthodoxe.

  • 2) L’UPR rappelle que la France se doit de veiller tout particulièrement à la sécurité des chrétiens d’Orient.

Cette responsabilité résulte non seulement du rôle que le monde attend d’elle pour faire respecter le droit international, mais aussi des responsabilités historiques qui sont les siennes depuis 5 siècles et des liens de toute nature qu’elle a tissés au cours de ce demi-millénaire avec ces populations, souvent francophones et francophiles. La France doit être d’autant plus fidèle à ce devoir que les chrétiens d’Orient fournissent, par leur existence même et le rôle de passerelle entre les différentes communautés qu’ils jouent dans les sociétés moyen-orientales, la preuve de la sagesse et du bien-fondé des régimes laïcs, et la preuve inverse de la fausseté absolue de la théorie du « choc des civilisations ». Probablement d’ailleurs est-ce pour cette double raison que les stratèges de Washington s’acharnent tant à les détruire. L’UPR, mouvement très attaché à la laïcité, rappelle en effet que les régimes qui ont été détruits, comme à dessein, par les États-Unis pour les remplacer par des groupes radicaux, s’inspiraient précisément de la laïcité à la française pour faire cohabiter des convictions religieuses variées.

  • 3) L’UPR répète une nouvelle fois que son programme politique comporte en particulier la sortie de la France :

a) de l’OTAN, qui est devenu le bras armé de Washington pour imposer son hégémonie au reste du monde, au mépris de l’humanité, des legs de l’histoire et du droit international ; b). de l’Union européenne. L’Union européenne est une construction artificielle qui impose à la France des politiques contraires à ses intérêts dans tous les domaines, et qui la coupe de ses solidarités traditionnelles dans le monde, pour le plus grand profit des États-Unis. Le drame des chrétiens d’Orient révèle que la soumission de la France aux États-Unis, par Union européenne et OTAN interposée, constitue une double trahison :

  • trahison de presque 500 ans d’histoire, depuis que François Ier avait obtenu de jouer un rôle de protecteur vis-à-vis des minorités chrétiennes d’Orient ;
  • trahison de populations qui considéraient la France comme leur seconde patrie.

C’est aujourd’hui la Russie qui tend à supplanter l’influence française auprès des chrétiens d’Orient.

La Russie est en train de remplacer la France comme protectrice des chrétiens d’Orient. Du fait de sa soumission complète à Washington via son appartenance à l’UE et à l’OTAN, la France trahit non seulement tous ses intérêts géopolitiques les plus fondamentaux, mais aussi ses responsabilités historiques vis-à-vis des peuples qui lui faisaient confiance, notamment les chrétiens d’Orient. Désormais, c’est la Russie, en plein renouveau, qui est en train de la remplacer comme protectrice de ces populations.

  • 4) L’UPR insiste sur l’importance de ne pas tomber dans le piège de l’amalgame entre les islamistes radicaux et les musulmans en général

L’UPR souligne que les groupes radicaux islamistes, qui sont une toute petite minorité habitée par une vision fanatisée et délirante de l’Islam, ne doivent pas être amalgamés ni confondus avec l’écrasante majorité des musulmans, qui vivent leur foi de façon pacifique. L’UPR attire d’ailleurs l’attention sur le fait que les musulmans de Syrie et d’Irak, notamment les musulmans chiites, sont de très loin, les victimes les plus nombreuses du régime de violence et de terreur du prétendu « État islamique » (EI). L’UPR souligne également que les destructions et les saccages d’édifices religieux commis par les soldats fanatisés du prétendu « État islamique » (EI) concernent tout autant des mosquées que des églises. Enfin, l’UPR souligne aussi que des manifestations spontanées de soutien des Irakiens musulmans à leurs compatriotes chrétiens témoignent que les bienfaits du régime baas de naguère, dont la laïcité s’inspirait directement du modèle français, porte encore ses fruits pacifiques.

Ces images d’espoir ont été soigneusement cachées par les médias occidentaux : à Bagdad, plusieurs centaines d’Irakiens musulmans sont venus spontanément apporter leur soutien à leurs compatriotes chrétiens chassés de Mossoul par le nouvel « État islamique ».

http://www.arabnews.com/news/featured/606976 25 juillet 2014 : Les troupes fanatiques de l’« État islamique » détruisent le mausolée du prophète Jonas à Mossoul… qui était une mosquée. Les médias euro-atlantistes, avides d’allumer l’incendie mondial du « Choc des civilisations », ont « oublié » de préciser que le prophète Jonas n’est pas seulement révéré par les juifs et les chrétiens, mais aussi par les musulmans sous le nom de Younes. Le Coran mentionne le prophète Jonas à plusieurs reprises, notamment dans la sourate 6 Al Anam (Les Bestiaux), verset 86 : « De même, Ismael, Elisée, Jonas et Loth. Chacun d’eux, Nous l’avons favorisé sur le reste du monde. » , et dans la sourate 37 Saffat (Les Rangées), versets 139 et suivants. C’est dire si la destruction de cette mosquée est sacrilège pour les vrais musulmans, qui n’ont rien à voir avec les troupes du « nouveau calife »… formées par les États-Unis.

Un prétendu « État islamique » qui détruit les églises… et les mosquées ! Bizarre, non ? Contrairement à ce que laissent entendre les médias euro-atlantistes, les édifices religieux musulmans sont tout autant que les églises chrétiennes la cible du fanatisme délirant des troupes du « nouveau calife » formées par les États-Unis. Selon un premier décompte :

  • 11 des 35 églises et monastères chrétiens de Mossoul ont été incendiés ; les croix surmontant la cathédrale chaldéenne et la cathédrale syrienne orthodoxe ont été remplacés par le drapeau noir de « État islamique » ;
  • au moins 4 sanctuaires musulmans sunnites ou soufis ont été détruits par des bulldozers ;
  • 6 mosquées musulmanes chiites ont été détruites par des explosifs ;
  • toutes les statues de poètes, d’écrivains ou de personnages historiques ont été détruites.

[ Source : http://www.iraqinews.com/features/urgent-isil-destroys-mosul-mosques-pillages-contents/ ]

  • 5) L’UPR demande au gouvernement français de proposer, en urgence, à l’ONU une initiative mondiale en faveur de la liberté de religion et de la sauvegarde des minorités chrétiennes d’Orient, comme de toutes les minorités religieuses, en application de l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui proclame le droit de toute personne à la liberté de pensée, de conscience et de religion – droit qui inclut également la liberté de ne pas avoir de religion.

L’UPR suggère en particulier l’envoi de casques bleus de l’ONU dans les zones où des minorités religieuses, notamment des chrétiens, sont menacés dans leur vie. L’UPR demande de tout mettre en œuvre pour que les chrétiens d’Orient puissent regagner leur domicile et puissent vivre en paix dans le pays de leurs ancêtres. L’UPR demande enfin au gouvernement français d’expliquer aux Français ce qu’il sait, par l’intermédiaire de nos services de renseignement, des liens existant entre les services secrets occidentaux et les mouvements terroristes qui persécutent les chrétiens d’Orient, et les autres minorités religieuses, notamment les musulmans chiites.