SYRIE (7 avril 2018) – GAZA (14 et 15 mai 2018) : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE.

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À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de traitement tellement indécente qu’elle explique la dégradation de l’image de la France dans tout le Moyen-Orient. Notre pays apparaît désormais comme tellement de parti pris que cela ne peut avoir pour conséquence que d’accroître le risque d’actes terroristes désespérés sur le sol national.

SYRIE, 7 avril 2018

Dans la nuit du 7 au 8 avril 2018, une attaque chimique présumée aurait été perpétrée dans la ville syrienne de Douma (Ghouta orientale) et y aurait provoqué entre 40 et 100, ou 150 morts (source ici).
Bien qu’aucune enquête indépendante n’ait eu le temps d’être conduite pour témoigner de la réalité même de l’attaque, et bien que ni l’identité ni les photographies d’aucune victime n’aient même été présentées à la presse mondiale, les gouvernements de Washington, Londres et Paris ont aussitôt accusé les forces régulières syriennes et le président Bachar el-Assad d’être les auteurs de cette tuerie, malgré les dénégations formelles de ce dernier, dénégations reprises par les autorités russes.
Moins d’une semaine après, dans la nuit du 13 au 14 avril, les trois mêmes gouvernements occidentaux ont tiré des missiles contre la Syrie, en violation expresse du droit international, et alors même que plusieurs pays occidentaux, dont l’Allemagne, refusaient d’intervenir militairement faute de preuves.
Un mois après, en ce 15 mai 2018, les tenants et aboutissants exacts de cette attaque chimique présumée n’ont toujours pas été élucidés.
Plus grave même, il existe un soupçon que l’ensemble de cette affaire n’aurait été qu’un montage :
  • le 13 avril, le ministre des Affaires étrangères russe a affirmé qu’il détenait les « preuves irréfutables » que les services spéciaux d’un État «en première ligne dans la campagne russophobe» étaient impliqués dans la « mise en scène de l’attaque chimique » présumée ;
  • le 19 avril, la télévision russe RT a ensuite  diffusé une vidéo où un garçonnet syrien – Hassan Diab -, qui avait été présenté par les médias occidentaux en train d’être aspergé à grande eau par les Casques blancs, ce qui aurait constitué une « preuve » de l’attaque – témoigne avec son père qu’il ne se serait agi que d’une mascarade organisée par les « Casque blancs ».

 

GAZA, 14 et 15 mai 2018

Entre le lundi 14 mai 2018 (0h00) et le mardi 15 mai 2018 (13h00), 61 Palestiniens habitant dans la Bande de Gaza sont morts suite aux tirs à balles réelles ou aux tirs de gaz lacrymogènes auxquels ont procédé  les forces armées israéliennes de l’autre côté de la frontière.

Les morts faisaient partie des milliers de gens voulant manifester leur hostilité envers le 70e anniversaire de la « Nakba » (terme signifiant la « catastrophe » et désignant la spoliation des terres palestiniennes en 1948 par les Israéliens) et qui voulaient protester contre le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le mardi 15 mai 2018, à 13h00 heure locale, le ministère de la Santé a donné la liste exhaustive de l’identité et de l’âge de 58 des 61 victimes recensées, ainsi que les photographies de 30 de ces victimes.

L’identité des Palestiniens tués hier et aujourd’hui.

De gauche à droite et de haut en bas : Ahmed Alrantisi (27 ans), Laila Anwar Al-Ghandoor (8 mois), Ahmed Altetr (28 ans), Alaa Alkhatib Ezz el-din Alsamaak (28 ans), Motassem Abu Louley (20 ans)

1. Laila Anwar Al-Ghandoor, 8 mois (morte d’inhalation de gaz lacrymogènes)

2. Ezz el-din Musa Mohamed Alsamaak, 14 ans

3. Wisaal Fadl Ezzat Alsheikh Khalil, 15 ans

4. Ahmed Adel Musa Alshaer, 16 ans

5. Saeed Mohamed Abu Alkheir, 16 ans

6. Ibrahim Ahmed Alzarqa, 18 ans

7. Eman Ali Sadiq Alsheikh, 19 ans

8. Zayid Mohamed Hasan Omar, 19 ans

9. Motassem Fawzy Abu Louley, 20 ans

10. Anas Hamdan Salim Qadeeh, 21 ans

11. Mohamed Abd Alsalam Harz, 21 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Fadi Abu Salah (30 ans), Motaz Bassam Al-Nunu (31 ans), Jihad Mohammed Othman Mousa (31 ans), Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn (35 ans), Ezz Eldeen Nahid Aloyutey (23 ans), Anas Hamdan Salim Qadeeh (21 ans)

12. Yehia Ismail Rajab Aldaqoor, 22 ans

13. Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry, 22 ans

14. Ezz Eldeen Nahid Aloyutey, 23 ans

15. Mahmoud Mustafa Ahmed Assaf, 23 ans

16. Ahmed Fayez Harb Shahadah, 23 ans

17. Ahmed Awad Allah, 24 ans

18. Khalil Ismail Khalil Mansor, 25 ans

19. Mohamed Ashraf Abu Sitta, 26 ans

20. Bilal Ahmed Abu Diqah, 26 ans

21. Ahmed Majed Qaasim Ata Allah, 27 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah (21 ans), Ibrahim Ahmed Alzarqa (18 ans), Musab Yousef Abu Leilah (28 ans), Jihad Mufid Al-Farra (30 ans), Saeed Mohamed Abu Alkheir (16 ans), Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah (25 ans)

22. Mahmoud Rabah Abu Maamar, 28 ans

23. Musab Yousef Abu Leilah, 28 ans

24. Ahmed Fawzy Altetr, 28 ans

25. Mohamed Abdelrahman Meqdad, 28 ans

26. Obaidah Salim Farhan, 30 ans

27. Jihad Mufid Al-Farra, 30 ans

28. Fadi Hassan Abu Salah, 30 ans

29. Motaz Bassam Kamil Al-Nunu, 31 ans

30. Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi, 31 ans

31. Jihad Mohammed Othman Mousa, 31 ans

32. Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon, 32 ans

33. Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn, 35 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon (32 ans), Khalil Ismail Khalil Mansor (25 ans), Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah (23 ans), Mohamed Ashraf Abu Sitta (26 ans), Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry (22 ans), Obaidah Salim Farhan (30 ans)

34. Mohammed Mahmoud Abdulmoti Abdal’al, 39 ans

35. Ahmed Mohammed Ibrahim Hamdan, 27 ans

36. Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk, 30 ans

37. Ahmed Mahmoud Mohammed Alrantisi, 27 ans

38. Alaa Alnoor Ahmed Alkhatib, 28 ans

39. Mahmoud Yahya Abdawahab Hussain, 24 ans

40. Ahmed Abdullah Aladini, 30 ans

41. Saadi Said Fahmi Abu Salah, 16 ans

42. Ahmed Zahir Hamid Alshawa, 24 ans

43. Mohammed Hani Hosni Alnajjar, 33 ans

44. Fadl Mohamed Ata Habshy, 34 ans

45. Mokhtar Kaamil Salim Abu Khamash, 23 ans

46. Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah, 21 ans

47. Abdulrahman Sami Abu Mattar, 18 ans

48. Ahmed Salim Alyaan Aljarf, 26 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Mohammed Hani Hosni Alnajjar (33 ans), Yehia Ismail Rajab Aldaqoor (22 ans), Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi (31 ans), Ahmed Adel Musa Alshaer (16 ans), Fadl Mohamed Ata Habshy (34 ans), Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk (30 ans)

49. Mahmoud Sulayman Ibrahim Aql, 32 ans

50. Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah, 25 ans

51. Kamil Jihad Kamil Mihna, 19 ans

52. Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah, 23 ans

53. Ali Mohamed Ahmed Khafajah, 21 ans

54. Abdelsalam Yousef Abdelwahab, 39 ans

55. Mohamed Samir Duwedar, 27 ans

56. Talal Adel Ibrahim Mattar, 16 ans

57. Omar Jomaa Abu Ful, 30 ans

58. Nasser Ahmed Mahmoud Ghrab, 51 ans

59. Non identifié

60. Non identifié

61. Non identifié

Non seulement l’identité précise de 58 des 61 morts a été diffusée à la presse internationale par les autorités palestiniennes mais il n’existe aucun doute non plus sur les faits puisque les autorités israéliennes les ont elles-même reconnus.

Le point de vue officiel israélien
L’armée israélienne, qui a mobilisé des milliers d’hommes autour de la bande de Gaza et en Cisjordanie, affirme certes que les manifestations n’ont pas de caractère pacifique et accuse le Hamas de s’en servir pour mêler à la foule des hommes armés ou disposer des engins explosifs le long de la barrière.  Mais elle n’en reconnaît pas moins le massacre.

Ainsi, l’ambassadrice d’Israël auprès de la Belgique, Mme Simona Frankel, a été convoquée au ministère belge des Affaires étrangères, après avoir qualifié de « terroristes » les dizaines de victimes des affrontements à Gaza, dans un entretien sur la radio publique RTBF : « Je regrette beaucoup pour chaque être humain qui est décédé, quelle que soit leur nationalité, même si ce sont des terroristes, 55 terroristes qui viennent près de la barrière (de sécurité) pour essayer de se battre, de passer dans le territoire israélien ».

Interrogée sur le fait de savoir si toutes les victimes étaient toutes des « terroristes », la diplomate a répondu: « Elles le sont toutes. Il faut se rappeler que c’est le groupe terroriste Hamas (le mouvement islamiste au pouvoir dans le territoire) qui a pris en otage la bande de Gaza. Le Hamas est le seul coupable de ces morts, du sacrifice de ces hommes, femmes et enfants pour une guerre médiatique. »

Ces propos ont entraîné une vive réaction du chef de la diplomatie belge Didier Reynders, qui a convoqué la diplomate israélienne : « Entendre que toutes les personnes qui ont été tuées étaient des terroristes, cela dépasse l’entendement. Il y a une confusion des genres qui va trop loin ».

 

Pour compléter le point de vue israélien, on soulignera quand même que, face aux 61 Palestiniens tués en un jour et demi sur leur propre territoire, Israël n’a eu à déplorer qu’un seul soldat blessé. Ce qui en dit long sur la disproportion des forces en présence.

 

CONCLUSION : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA  DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

Le 7 avril 2018, une attaque chimique présumée sur la ville de Douma, qui aurait provoqué la mort de 40 à 100 personnes en avril 2018 sans que l’on ne connaisse l’identité d’aucune des victimes, a provoqué l’indignation outrée des dirigeants de Washington, Londres et Paris, reprise par la ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Mme Federica Morgherini, qui n’a pas hésité à affirmer que « les preuves disponibles suggèrent qu’il s’agit encore une fois d’une attaque chimique perpétrée par le régime »Alors même qu’un mois après, il existe toujours un doute sur la réalité même de l’attaque, Washington, Londres et Paris ont attaqué militairement la Syrie, un pays souverain, en tirant plus d’une centaine de missiles sans aucune autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation du droit international.

Les 14 et 15 mai 2018, on déplore 61 Palestiniens tués par balles sur le territoire de la Bande de Gaza par des soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière. L’identité de 58 des 61 victimes est connue et les autorités israéliennes reconnaissent la réalité du massacre et leur entière responsabilité, tout en la justifiant par des motifs politiques.

Ce 15 mai au soir, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et Amnesty International estiment que l’armée israélienne s’est rendue coupable de « crimes de guerre » et la Ligue arabe a appelé le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur « les crimes de l’occupation israélienne » (source ici).

Dans une partie du monde, la réprobation prend de l’ampleur. La Turquie et l’Afrique du Sud ont décidé le rappel de leur ambassadeur en Israël et la Turquie a demandé à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter le territoire turc. Dans leur sillage, l’Irlande et la Belgique ont convoqué l’ambassadeur israélien. Même le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse soutiennent l’idée d’investigations lancée par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (source ici).

Cependant, outre les États-Unis qui soutiennent totalement Israël, on peut noter les réactions extraordinairement édulcorées de l’Union européenne et de la France.

 

L’Union européenne renvoie dos à dos Israël et les Palestiniens et refuse de condamner le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s’est contentée, dans un communiqué de « demander à toutes les parties d’agir avec la plus grande retenue afin d’éviter des pertes de vie humaine supplémentaires ». Renvoyant ainsi Israéliens et Palestiniens dos à dos, et mettant sur le même pied les tirs à balles réelles de l’armée israélienne qui ont fait 61 morts et les envois de projectiles à mains nues par les manifestants palestiniens, qui ont blessé un soldat.

On notera au passage que la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont récemment bloqué l’adoption d’une déclaration européenne qui critiquait le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Le principe de l’unanimité a ainsi retiré, pour la énième fois, toute voix audible aux pays européens !

 

La France s’est illustrée par sa quasi-absence de réaction.

Emmanuel Macron n’a ni convoqué l’ambassadeur d’Israël comme  l’ont fait l’Irlande et la Belgique, ni approuvé l’idée d’une enquête sous l’égide de l’ONU, comme l’ont demandé le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. La seule réaction est apparue dans un communiqué lénifiant où l’on apprend que le président de la République « a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza aujourd’hui et ces dernières semaines. Il a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants. Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques. »

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Au-delà d’une « condamnation des violences des forces armées israéliennes » – condamnation qui reste purement verbale – et du sempiternel « appel à la retenue », la France ne fera donc rien pour arrêter le massacre.

En pratiquant ainsi un « 2 poids 2 mesures » qui offusque le sentiment naturel de justice et d’égalité de traitement entre les êtres humains, Emmanuel Macron poursuit une politique qui a pour effet de faire apparaître la France comme une puissance hypocrite, injuste et criminelle.

C’est cette image détestable que la France a désormais acquise dans tout le Moyen-Orient qui peut pousser certains déséquilibrés à se jeter dans des attaques terroristes sur le sol national, comme on a pu – hélas ! – le déplorer à Paris ce week-end.

S’il faut faire preuve d’une répression sans pitié contre les actes terroristes en France, il faut aussi comprendre que ceux-ci risquent  de se poursuivre et de se multiplier tant que la France n’aura pas cessé de soutenir les États qui financent le prétendu « État islamique » et tant qu’elle n’aura pas renoué avec sa vocation d’être le porte-parole de la liberté et de la justice entre les peuples et des nations.

 

Dans l’immédiat, que devrait faire la France pour rétablir son image de pays œuvrant pour la justice et l’égalité entre les peuples et les nations ?

1°) Comme 137 autres États du monde, la France doit reconnaître diplomatiquement l’État palestinien.

Le Conseil national palestinien a déclaré unilatéralement l’indépendance de la Palestine le 15 novembre 1988.

Depuis lors, 137 États du monde (sur les 193 que compte l’ONU, soit 71% des États du globe) ont reconnu cet État de Palestine : 

1. Afghanistan
2. Afrique du Sud
3. Albanie
4. Algérie
5. Angola
6. Antigua-et-Barbuda
7. Arabie saoudite
8. Argentine
9. Azerbaïdjan
10. Bahreïn
11. Bangladesh
12. Belize
13. Bénin
14. Bhoutan
15. Biélorussie
16. Bolivie
17. Bosnie-Herzégovine
18. Botswana
19. Brésil
20. Brunei
21.  Bulgarie
22.  Burkina Faso
23.  Burundi
24. Cambodge
25. Cap-Vert
26. Chili
27. Chine
28. Chypre
29. Comores
30. Corée du Nord
31. Costa Rica
32. Côte d’Ivoire
33. Cuba
34. Djibouti
35. Dominique
36. Égypte
37. Émirats arabes unis
38. Équateur
39. Éthiopie
40. Gabon
41. Gambie
42. Géorgie
43. Ghana
44. Grenade
45. Guatemala
46. Guinée
47. Guinée équatoriale
48. Guinée-Bissau
49. Guyana
50. Haïti
51. Honduras
52. Hongrie
53. Inde
54. Indonésie
55. Irak
56. Iran
57. Islande
58. Jordanie
59. Kazakhstan
60. Kenya
61. Kirghizistan
62. Laos
63. Lesotho
64. Liban
65. Liberia
66. Libye
67. Madagascar
68. Malaisie
69. Malawi
70. Maldives
71. Mali
72. Malte
73. Maroc
74. Maurice
75. Mauritanie
76. Mongolie
77. Monténégro
78. Mozambique
79. Namibie
80. Népal
81. Nicaragua
82. Niger
83. Nigeria
84. Oman
85. Ouganda
86. Ouzbékistan
87. Pakistan
88. Papouasie-Nouvelle Guinée
89. Paraguay
90. Pérou
91. Philippines
92. Pologne
93. Portugal
94. Qatar
95. République centrafricaine
96. République démocratique du Congo
97. République dominicaine
98. République du Congo
99. République tchèque
100. Roumanie
101. Russie
102. Rwanda
103. Sainte-Lucie
104. Saint-Vincent-et-les Grenadines
105. Salvador
106. Sao Tomé-et-Principe
107. Sénégal
108. Serbie
109. Seychelles
110. Sierra Leone
111. Slovaquie
112. Somalie
113. Soudan
114. Soudan du Sud
115. Sri Lanka
116. Suède
117. Suriname
118. Swaziland
119. Syrie
120. Tadjikistan
121. Tanzanie
122. Tchad
123. Thaïlande
124. Timor oriental
125. Togo
126. Tunisie
127. Turkménistan
128. Turquie
129. Ukraine
130. Uruguay
131. Vanuatu
132. Vatican
133. Venezuela
134. Viêt Nam
135. Yémen
136. Zambie
137. Zimbabwe

Il n’est pas normal que la France – puissance ayant vocation à l’universel – fasse partie de la minorité des 29% des États du monde qui n’ont pas reconnu l’État palestinien.

Il est d’ailleurs totalement illogique et indéfendable de militer officiellement pour la solution à 2 États – comme le fait la France – et de se refuser à reconnaître diplomatiquement l’un des deux.

C’est d’autant moins normal que 8 pays membres de l’UE ont déjà reconnu l’État de Palestine : Bulgarie, Hongrie, République tchèque, Pologne, Portugal, Slovaquie, Suède, Roumanie.

2°) Comme membre permanent du Conseil de sécurité, la France doit  proposer l’envoi d’une mission de Casques bleus de l’ONU à la frontière entre Israël et Gaza.

3°) La France doit immédiatement cesser toute ingérence militaire en Syrie

François Asselineau

15 mai 2018

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François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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