François Asselineau a été reçu à Tokyo par Kohei Otsuka, coprésident du Parti Démocrate du Peuple, principal parti japonais d’opposition du centre.

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Le président de l’UPR a été reçu, pendant une heure, par M. Kohei Otsuka, coprésident du Parti démocrate du peuple (PDP) (国民民主党, Kokumin Minshutō), abrégé en japonais par 国民党 (Kokumintō) ou simplement 国民 (Kokumin).
 
Originaire de Nagoya, Kohei Otsuka (大 塚 耕 Utsuka Kōhei) a étudié à l’Université de Waseda et a obtenu un doctorat en politiques et réformes fiscales et monétaires. Il a ensuite travaillé à la Banque du Japon de 1983 à 2000 avant d’être élu à la Chambre des conseillers (sénateurs) pour la première fois en 2001, sur la liste du Parti Démocratique (opposition de centre gauche).
 
Après les élections générales de 2017, le président du Parti démocratique de l’époque, Seiji Maehara, a été vivement critiqué pour sa décision de contraindre ses membres à se représenter comme membres du Parti de l’espoir « Kibō no Tō », ou du Parti Constitutionnel du Peuple. Maehara a dû démissionner le 30 octobre 2017 et Otsuka a été élu sans opposition pour lui succéder et créer le Parti démocrate progressiste.
 
Quelques mois après, Otsuka a amené ce nouveau parti à fusionner avec le parti de l’espoir (Kibō no Tō), formant ainsi le PDP. Otsuka est devenu le coprésident du nouveau parti avec le dirigeant du Kibō, Yuichiro Tamaki.
 
Le PDP est donc un parti politique japonais très récent, créé le 7 mai 2018 dans l’espoir de former la principale force d’opposition au PLD, parti au pouvoir de Shinzo Abe, actuel Premier ministre.
 
Le PDP est un parti centriste, qui veut incarner une troisième voie entre le conservatisme et la soumission totale aux États-Unis du Parti libéral-démocrate (PLD) et le constitutionnalisme pacifiste du Parti démocrate constitutionnel (PDC).
 
Il réunit différentes tendances qui défendent des idéologies allant du social-libéralisme au libéral-conservatisme, mais partagent une vision pragmatique commune dont les points forts sont :
 
a) la volonté de sortir le Japon de la politique de rigueur continuelle des « Abenomics », qui a plongé le Japon dans une déflation permanente et l’a fait sévèrement régresser dans le classement des nations,
 
b) la dénonciation des excès de la mondialisation,
 
c) la volonté de rétablir une relation d’égal à égal entre Tokyo et Washington et de diversifier les relations internationales du Japon avec pragmatisme.
 
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L’entretien à la fois studieux et très cordial entre François Asselineau et Kohei Otsuka a été dense et riche en échanges d’informations mutuelles.
 
M. Otsuka, ancien de la Banque du Japon, a écouté très attentivement la présentation de la scène politique française et européenne que lui a faite le président de l’UPR et a été encore plus particulièrement intéressé par les explications du président de l’UPR sur l’impasse dans laquelle s’enfonce l’euro et sur la nécessité du « Frexit ».
 
Cet entretien a permis de découvrir qu’il existe de nombreux points de convergence entre l’UPR et le PDP, aussi bien en matière économique et sociale qu’en matière internationale.

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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