Il y a 14 ans, jour pour jour, disparaissait le franc

Télécharger en PDF
Lecture : 3 min
Aidez-nous ! Partagez :

disparition du france-euroRappelons-nous : l’euro sous forme fiduciaire (pièces et billets) fut introduit en France, comme dans tous les pays de la zone euro de l’époque, le 1er janvier 2002. Mais le franc français ne disparut pas aussitôt. Les deux monnaies coexistèrent pendant quelques semaines – avec deux échelles de prix distincts – puis le franc français fut supprimé de la circulation.
La date de privation du cours légal des pièces et des billets en francs fut fixée le dimanche 17 février 2002 à minuit, date à laquelle les pièces et les billets en francs ne purent plus être utilisés dans les paiements. C’était il y a 14 ans jour pour jour heure pour heure.

Depuis lors, qu’est devenue la France ?

Outre un renchérissement vertigineux du coût de la vie, quelques chiffres donnent une idée du bilan des 14 ans écoulés depuis la perte du franc.

Chômeurs de catégorie A : + 45 %

Fin janvier 2002, la France recensait environ 2 475 900 chômeurs de catégorie A (chômeur sans aucun emploi).

En décembre 2015 (dernière donnée connue), la France compte probablement plus de 3 590 600 chômeurs de catégorie A.

Soit une hausse de + 45 %.

Et encore ne s’agit-il que des statistiques officielles de l’INSEE, d’où sont évacuées les chômeurs ayant un travail de quelques heures par semaine, les personnes envoyées dans des stages de formation bidon, les personnes radiées forfaitairement, etc. (Source).

Demandeurs d’emploi toutes catégories confondues : + 67 %

Fin janvier 2002, la France recensait 3 696 400 demandeurs d’emploi toutes catégories confondues.

En décembre 2015 (dernière donnée connue), la France comptait 6 175 300 demandeurs d’emploi toutes catégories confondues.

Soit une hausse de + 67 %.

Et encore ne s’agit-il que des statistiques officielles… (Source)

Dette publique : + 131 %

Au 1er trimestre 2002, la dette publique de la France était de 910,4 milliards d’euros.

Au 3e trimestre 2015 (dernière donnée connue), la dette publique de la France a atteint 2 103,2milliards d’euros.

Soit une hausse de + 131 % (Source)

Défaillances d’entreprises : + 130 %

En février 2002, le nombre d’entreprises déclarées en faillite avait été de 2 239.

En novembre 2015 (dernière donnée connue), le nombre d’entreprises déclarées en faillite s’est élevé à 5 156.

Soit une hausse de + 130 % (Source)

Nombre d’exploitations agricoles : – 33 %

En 2000 : 663 800 (Source tableau page 2)

En 2013 : 450 000 (Source )

Soit une baisse de – 33 %.

Ces données n’intègrent pas le nombre d’emplois perdus dans l’industrie au cours des 14 ans écoulés – qui se chiffrent en centaines de milliers – et le nombre d’entreprises délocalisées.

Quatorze ans après, l’euro apparaît, avec le recul, comme la cause essentielle d’un désastre économique et social d’ampleur historique, l’outil d’un recul sans précédent de la démocratie, et une bombe à retardement financière dont le feu d’artifice final approche.

Seule parmi tous les partis politiques français se présentant à toutes les élections majeures, l’UPR persiste et signe : dès notre arrivée au pouvoir, nous entamerons le processus de sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

François Asselineau