Bilan de l’Université d’automne de l’UPR

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Un cadre magnifique, un véritable succès quantitatif et qualitatif

Nous avons enregistré quelque 400 personnes au cours de la 2ème Université de l’UPR tenue dans le magnifique cadre médiéval de la Grange de Meslay.

Cela représente une croissance par rapport à l’an dernier, et un joli succès si l’on veut bien prendre en compte que nous avions programmé cette université sans doute un peu trop tard dans la saison, et que nous n’avons bénéficié d’aucun relais médiatique.

Non seulement la Grange de Meslay s’est révélée être d’un accès extrêmement facile depuis l’autoroute, mais cette grange fortifiée du XIIIe siècle, son vaste jardin et ses dépendances, constituent un lieu magnifique et spécialement approprié pour un tel événement.

Le clément temps d’automne – avec ses éclairages dorés – dont nous avons bénéficié, rendait ce lieu d’exception plus magique encore. Les éclairages nocturnes, à la fois à l’intérieur de la grange et sur l’ensemble du domaine à l’extérieur, ont donné à ce lieu médiéval un caractère féérique, d’autant plus que nous étions en période de pleine lune et que celle-ci se reflétait de façon romantique dans la grande mare qui ponctue le domaine.

De l’avis général, toute l’université a été une vraie réussite, même si elle a rencontré quelques désagréments sur lesquels je reviens ci-après en post-scriptum.

De l’avis de tous également, les conférences et les tables rondes ont été d’un très grand intérêt et d’une grande élévation.

Il ne m’appartient pas vraiment d’insister sur les deux conférences que j’ai prononcées et qui avaient été, l’une et l’autre, conçues pour l’occasion – ce qui, soit dit en passant, m’a occasionné un très gros travail. Je note en tout cas que personne n’a quitté la salle pendant leur présentation et que l’une et l’autre ont été vivement applaudies, la seconde plus encore que la première.

Les tables rondes du samedi ont également passionné l’assistance et les débats ont été d’une très haute tenue, sans pour autant jamais verser dans l’abstraction ni le jargon.

Selon les goûts, certains ont préféré telle ou telle de ces tables rondes. La plus unanimement appréciée a sans doute été celle sur l’euro. Celle qui a suscité le plus de débats a été la table ronde finale qui réunissait des personnalités choisies à dessein comme étant fort dissemblables. Les interventions du journaliste britannique John Laughland ont rallié tous les suffrages.

J’en profite pour rappeler :

– que les personnalités invitées à débattre n’étaient pas membres de l’UPR et que leurs propos n’engagent naturellement qu’elles-mêmes et non notre mouvement ;

– que les tables rondes ont été filmées et enregistrées et que nous les mettrons en ligne dès que possible.

Des intervenants extérieurs séduits par le sérieux et la qualité des adhérents et sympathisants de l’UPR

Parmi les intervenants extérieurs, trois d’entre eux (Annie Lacroix-Riz, Olivier Berruyer et Pierre Lévy) étaient venus avec des ouvrages ou des journaux à vendre. Tous les trois sont repartis « à vide », ayant vendu en un clin d’œil tout ce qu’ils avaient apporté.

Tous les intervenants extérieurs ont été enchantés de leur venue et nous ont confié avoir été surpris par le nombre, la jeunesse, la qualité d’écoute et d’attention du public, ainsi que par la qualité des questions et d’érudition générale.

Le général Pinard-Legry, Annie Lacroix-Riz, Pierre Lévy et John Laughland ont en particulier reconnu avoir été impressionnés par cet état d’esprit.

Une journée du dimanche très fructueuse et opérationnelle pour préparer les élections européennes

La journée du dimanche a été consacrée, comme prévu, à la préparation des élections européennes de 2014.

À l’issue de la présentation de cette matinée de travail, nous avons recensé la liste des adhérents présents désireux de se porter candidat sur l’une de nos listes, selon leur lieu de résidence. Comme les listes (candidats et suppléants) doivent être strictement à parité homme-femme, nous avons recensé séparément les candidats hommes et les candidates femmes.

D’ores et déjà, nous avons un nombre de candidats masculins très largement supérieur au nombre requis dans toutes les circonscriptions inter-régionales – ce qui nous permettra de faire une sélection selon les critères que j’ai présentés au public (notamment : présence d’un candidat habitant dans chaque département de la circonscription, diversité sociologique, capacité à dégager du temps libre, faculté de prise de parole en public).

Ce n’est pas encore tout à fait le cas pour les candidates, il nous en manque encore un tiers environ par région. Mais nous avons la quasi-certitude de pouvoir trouver le nombre de candidates requis dans les prochaines semaines.

Au total, il est plus que vraisemblable que l’UPR pourra donc présenter des listes aux élections européennes dans toutes les circonscriptions inter-régionales.

Une organisation globalement très réussie, grâce à la mobilisation active d’une trentaine de bénévoles

Je tiens tout d’abord à remercier publiquement, en mon nom personnel comme au nom de tous les adhérents de l’UPR, Annie Lavert, Line Gérard, Guillaume Faucheux et Vincent Poiret.

Sans leur engagement sans faille, depuis deux mois, pour mener à bien cette université, ce superbe rendez-vous n’aurait tout simplement pas pu avoir lieu. Nous leur devons donc tous un immense merci.

Par ailleurs, cette Université n’aurait pas pu fonctionner sans le concours, bénévole et enthousiaste des adhérents de l’UPR suivants :

Régie son et vidéo

Nicolas Boyer, ingénieur du son
Thibaut Frère, captation vidéo
Sylvain Gargasson, régisseur

Accueil

Jonathan Caby, accueil
Timothée Caby, accueil
Line Gérard, accueil
Annie Lavert, accueil

Logistique

Marion B., service et logistique
Grégory Houssin, logistique
Hervé Muller, préparation
Vincent Poiret, logistique générale

Covoiturage des invités

Léonard Diers
Carole Vignal

Contacts médias

Martin Des Brest, contact medias

Snack et buvette (préparation des sandwichs, approvisionnements en boissons, service)

Lucian Badia
Mathieu Baillet
Adam Ben Salah
Damien Didrich
Aurélien Durand
Romuald Fadeau
Fabrice Gouin
Stevann Labbé
Marvin Leroy
Laurent Payot
Samir Zaïdi

Boutique

Akira Aubert
Laurent Dauré
Christophe Isbérie
Laurent Payot

Que tous ces bénévoles trouvent ici l’expression de notre plus profonde gratitude. Les tâches parfois ingrates qu’ils ont remplies les ont souvent empêchés d’assister aux tables rondes, mais leur engagement souriant a largement contribué à donner à cette université un caractère paisible, studieux et bon enfant. Je souligne d’autant plus cette abnégation de leur part qu’elle fait ressortir par contraste le caractère pénible des critiques sur le « manque de professionnalisme » de notre organisation, critiques émanant de quelques personnes qui n’ont rien fait.

Il est à noter que la boutique, qui proposait des objets militants très variés (chopes, stylos, porte-clés, coupes-vents, casquettes, T-shirts, badges, etc.), a été littéralement dévalisée. Ces objets seront prochainement disponibles à la vente sur notre site Internet.

CONCLUSION

Cette université a permis d’enregistrer 17 nouvelles adhésions sur-le-champ, des promesses nombreuses d’adhésions, et plus de 60 réadhésions.

Elle a marqué un moment très fort de la vie du mouvement et a insufflé de l’espoir et du dynamisme parmi tous les présents.

Elle a aussi été l’occasion de remettre aux Délégués départementaux qui avaient fait le déplacement un grand nombre de nouveaux tracts, autocollants et affiches différentes, pour des actions militantes sur tout le territoire.

Ces tracts, autocollants et affiches vont être incessamment mis en ligne en téléchargement sur notre site www.upr.fr. 

Cette université a enfin été le lieu de préparer les échéances de 2014.

Outre la préparation des élections européennes, j’ai annoncé aussi la tenue de notre 3e Congrès de l’UPR, qui aura lieu en région parisienne dans les derniers jours du mois de mars ou les premiers jours du mois d’avril 2014.

François ASSELINEAU

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POST SCRIPTUM : Réponses aux critiques

Il me semble utile d’apporter des réponses aux sempiternelles critiques gauloises, dont j’ai pris connaissance en lisant les réactions de quelques participants sur la présente page.

1) S’agissant des files d’attente

L’affluence du public a entraîné, en effet, des files d’attente, à la fois à l’entrée dans les lieux, et à la buvette.

Pour rendre ces files d’attente plus fluides, il aurait sans doute fallu avoir 3 fois plus de bénévoles que ceux qui ont accepté, sans la moindre rémunération, de préparer des sandwichs, d’assurer les approvisionnements en boissons, de les vendre, etc.

Je laisse chacun juge de savoir ce qu’il faut penser des participants qui, n’ayant rien fait d’autre que de s’asseoir sur une chaise et attendre, viennent ici reprocher à ceux qui travaillaient bénévolement de ne pas en avoir fait assez.

Je suggère pour ma part qu’ils se décident, la prochaine fois, à offrir leurs services bénévoles pour diminuer les files d’attente.

2) S’agissant du dîner à table le samedi soir

Contrairement à l’une des critiques faites, la facturation de 20 euros pour le dîner du soir n’a engendré aucun bénéfice qui serait venu dans les caisses de l’UPR. Bien au contraire. Car il se trouve que nous avions commandé au traiteur un volume de repas en fonction du nombre de participants qui avaient réservé ce repas facultatif. Or 82 personnes qui avaient réservé ne s’y sont pas rendues. Nous avons donc enregistré une lourde perte, qui résulte du manque à la promesse donnée par 82 participants.

Naturellement, nous en tirerons les conséquences pour la prochaine fois, en exigeant un pré-paiement afin de formater au plus juste les repas. Mais bien entendu, il se trouvera alors des critiques – les mêmes – pour se scandaliser que « l’UPR n’ait pas prévu un nombre suffisant de repas » ou pour s’indigner « qu’il était impossible de dîner sur place sans avoir réservé ».

3) S’agissant du froid le vendredi soir

L’intérieur de la grange de Meslay peut accueillir plus de 1000 personnes. Son immense hauteur sous plafond donne à ce volume l’allure d’une cathédrale. Ce volume réellement grandiose, de même que toute l’architecture en bois, la scène et l’écran de réflexion des sons en bois ( conçu pour des concerts), tout cela a contribué à donner une excellente acoustique, que notre ingénieur du son a rendue parfaite.

Naturellement, si nous avions retenu une salle avec une mauvaise acoustique, il se serait alors immanquablement trouvé des critiques pour se scandaliser que « l’on n’entendait rien ».

Il est exact qu’un tel lieu médiéval – classé monument historique – doté d’un volume de cathédrale aussi impressionnant, a pour contrepartie de ne pas être aussi hermétique et calorifugé qu’une habitation contemporaine répondant aux normes de l’AFEE.

Il est exact, aussi, qu’il a fait un peu froid le vendredi soir. Cela n’était pas de notre faute, mais du fait de la météo. La journée du lendemain a connu des températures plus clémentes et le même phénomène de froid ne s’est donc pas retrouvé le samedi soir, ni le dimanche.

Comme il faisait en effet froid le vendredi soir, et en concertation avec le propriétaire des lieux, nous nous sommes résolus à demander une prestation complémentaire de chauffage. Il est dommage que les critiques ne soulignent pas ce point, puisque toute la soirée s’est achevée dans une température tout-à-fait confortable.

Je signale, à toutes fins utiles, que le chauffage de ce volume immense a nécessité la consommation de plusieurs centaines de litres de fuel et a coûté 1 052 € TTC à l’UPR. C’est-à-dire l’équivalent de 35 adhésions annuelles à 30 €. Nul doute, bien entendu que les mêmes critiques qui reprochent le froid vont se scandaliser que « l’UPR dilapide les cotisations des adhérents ».

4) S’agissant de l’incident technique de samedi soir

Pour pallier l’éventuelle défectuosité d’un appareil, l’UPR avait acquis, la veille de l’université, un vidéoprojecteur de remplacement au cas où celui que j’utilise intensivement depuis 3 ans serait tombé en panne.

Par souci permanent d’économiser les maigres ressources de l’UPR, nous n’avions pas jugé nécessaire, en revanche, de doublonner l’ordinateur, et cela pour deux raisons :

  • d’une part, l’ordinateur que j’utilise de façon intensive est un ordinateur Dell de très grande qualité qui n’a qu’un an d’ancienneté et qui n’avait posé jusque-là aucun problème particulier.
  • d’autre part, nous savions qu’il y avait, parmi les organisateurs et les adhérents venus sur place,  suffisamment d’informaticiens avec leurs ordinateurs portables PC, pour pouvoir suppléer à une très peu vraisemblable panne technique.

Alors que la présentation de la conférence le vendredi soir s’est déroulée sans encombre, la malchance a voulu que mon ordinateur s’arrête brutalement pendant la conférence du samedi soir. Cet incident a valu une première interruption, engendrant d’autant plus de retard que, compte tenu de la disposition rendue nécessaire pour avoir le plus grand écran possible, l’ordinateur et le vidéo-projecteur étaient situés au milieu du public.

Nous avons redémarré l’ordinateur en espérant qu’il ne s’agissait que d’un incident non renouvelable. Pendant ce temps, nous avons demandé aux informaticiens présents de nous prêter un ordinateur PC de secours, ce qui a été obtenu immédiatement. Malheureusement, nous avons alors constaté que, si ces ordinateurs étaient compatibles et bien équipés de Powerpoint dans sa dernière version, aucun de ceux disponibles n’étaient équipés du logiciel Quick Time, nécessaire pour que l’ordinateur puisse lire les incrustations de vidéos figurant dans mes présentations. Il a donc fallu que nos informaticiens téléchargent le logiciel nécessaire, ce qui était rendu difficile par le fait que la Grange de Meslay ne dispose pas d’un Wi-Fi et qu’il a donc fallu télécharger le logiciel par l’intermédiaire d’un téléphone portable.

Mon ordinateur étant retombé en panne une deuxième fois, nous avons été obligés de lui substituer un autre ordinateur après que le logiciel Quik Time eut été téléchargé.

Au total, il est exact que ces incidents techniques malchanceux ont entraîné deux interruptions regrettables dans la présentation de la conférence. Celle-ci n’en a pas moins été menée sans encombre jusqu’à son terme lorsque tout a été réglé.

Nous en avons déjà tiré la conséquence en décidant d’acquérir un nouvel ordinateur de secours, configuré de façon adéquate, et qui sera systématiquement emporté lors des conférences, au même titre que le second vidéoprojecteur.

5) S’agissant des retards

L’agenda prévu pour les différentes tables-rondes et conférences a en effet eu tendance à subir une certaine dérive, mais c’est un phénomène habituel dans tous les colloques. Pour ce qui concerne cette Université, nous estimons que l’agenda a pourtant été très convenablement respecté, à l’exception du démarrage chaque matin (en partie à cause de la file d’attente à l’entrée, que nous avions sous-estimée), et à l’exception du samedi soir.

Il est exact que la conférence de samedi a commencé avec une heure de retard, mais cela a été dû pour partie aux délais nécessaires pour servir les repas, mais pour partie aussi aux conversations et aux échanges entre les participants.

Je trouve regrettable que les critiques soulignent que nous n’avons pas toujours respecté les horaires sans souligner suffisamment que ces délais étaient la contrepartie de l’excellente atmosphère qui a entouré ces 3 jours. Pour ce qui me concerne, j’estime qu’il est de loin préférable d’avoir commencé la conférence avec une heure de retard pour permettre les échanges très nombreux qui ont été noués entre adhérents et sympathisants venus de toute la France.

6) S’agissant de la longueur de mes conférences

Il est exact que la conférence du samedi soir, ayant démarré avec une heure de retard et ayant été victime des incidents techniques récapitulés ci-dessus, s’est achevée très tard, vers 1 heure du matin. J’ai présenté mes excuses au public pour ce retard.

Cependant, qu’il me soit permis de souligner qu’un tel horaire n’est quand même pas extravagant pour un samedi soir et en clôture de la principale journée de cet événement annuel que représente notre Université. De souligner aussi que, parmi les centaines de personnes présentes, il ne s’en est trouvé aucune pour partir en cours de route. Tout le monde est resté jusqu’à la fin, en ayant d’ailleurs l’obligeance de couronner la conclusion de cette conférence par des acclamations extrêmement nourries et même une « standing ovation », comme tout un chacun a pu le constater.

Je note par ailleurs que, si une partie du public a commencé à s’en aller pendant la séance de questions-réponses qui a fait suite, il se trouvait toujours quelque 150 à 200 personnes à 2 heures du matin pour me poser des questions. Et que c’est moi qui, fatigué, ai proposé qu’il y soit mis fin.

Je note encore que, bien que la fin de la soirée ait ainsi été annoncée, il s’est encore trouvé plusieurs dizaines de personnes pour jouer les prolongations en venant me voir, notamment pour me demander avec insistance de leur dédicacer un programme. Comme je n’avais pas le cœur à le leur refuser, je me suis donc mis en devoir de rédiger plusieurs dizaines de dédicaces, en ayant toujours le souci de m’entretenir avec chacun. Tant et si bien que je suis revenu, pour ce qui me concerne, à mon hôtel à 3h50 du matin, c’est-à-dire à peu près à la même heure que la veille.

En d’autres termes, je constate – comme à chaque fois – que, si mes conférences sont jugées trop longues par certains, il se trouve toujours des dizaines de personnes pour juger bien au contraire qu’elles ne le sont pas assez, et pour me soumettre, à leur suite, à un feu roulant de questions puis à des demandes de dédicace.

Je tiens du reste à souligner que, pour tenir compte de certaines critiques, j’ai veillé à ce que mes toutes dernières conférences (« L’hyperpuissance américaine est-elle sur le déclin » et « L’Europe c’est la guerre ») aient une durée sensiblement plus courte que les précédentes (de l’ordre de 2h20-2h30). Or, j’ai recueilli plusieurs témoignages de participants qui m’ont fait part de leur légère déception devant ces « conférences un peu trop courtes »….

7) S’agissant du contenu de mes conférences

Parmi les principes de base de la pédagogie et de la communication figurent ceux de la répétition et de la mise au niveau de l’élève ayant le plus de difficultés.

Tout bon professeur sait ainsi :

– qu’il doit répéter de nombreuses fois la même chose pour que ses élèves enregistrent bien le contenu de son cours,

– qu’il doit ajuster le contenu de ce cours non pas sur les connaissances et la rapidité d’esprit de ses élèves les plus brillants, mais au contraire sur celles de ses élèves ayant le plus de difficultés. C’est le principe de « qui peut le plus peut le moins ».

Tout responsable politique et tout bon communicant sait qu’il doit agir de même vis-à-vis du public.Et je m’efforce aussi d’agir de la sorte.

Ainsi, lorsque je parle au public et que je conçois une conférence, je fais très attention à ne pas m’adresser à la seule petite fraction des adhérents de l’UPR qui connaissent mes analyses depuis plusieurs années. Je veille toujours à me mettre mentalement à la place d’une personne qui ignorerait tout de l’UPR, et qui devrait donc démarrer à partir de zéro.

Mon souci est d’autant plus justifié que le nombre de personnes qui viennent assister à mes conférences est sur une pente rapidement ascendante et qu’il se compose parfois majoritairement de personnes qui viennent tout juste de nous découvrir ( c’est ce que nous ont révélé les sondages effectués récemment à l’issue de plusieurs conférences).

Dès lors, et même si cela peut paraître répétitif pour ceux qui connaissent déjà très bien mes analyses, il est absolument nécessaire que je me mette au niveau de sous-information des primo-arrivants en répétant certaines analyses ou arguments bien connus de nos militants.

J’ajoute que c’est aussi pour des raisons de communication et de pédagogie qu’il est absolument nécessaire aussi que je lise à haute voix la plupart des textes qui figurent à l’écran.

Car il se trouve que certaines personnes sont toujours situées loin de l’écran, que d’autres ont une vision défaillante, que d’autres encore sont davantage réceptives à ce qu’elles entendent qu’à ce qu’elles lisent. Et comme ces conférences ont vocation à être enregistrées et diffusées en podcast, la lecture à haute voix de ce qui figure à l’écran n’en est rendue que plus impérative encore.