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Les responsables de l’UPR

Monsieur Christophe BLANC

Responsable de l’agriculture

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Je suis agriculteur dans les Coteaux du Lyonnais - à 25 kilomètres de Lyon - et je commercialise ma production par le biais d’une coopérative.

À 31 ans, j'ai déjà derrière moi une expérience de 12 années de métier dans la production de fruits, dont 9 années en tant que gérant d’une exploitation.

J’ai baigné depuis tout petit dans le monde agricole : mes grands-parents maternels étaient des éleveurs de porcs et de vaches laitières, et faisaient aussi de la production de céréales ; mes grands parents paternels avaient quant à eux procédé à une diversification dans le fruit.

Aujourd’hui, après la reprise de l’exploitation de mon père et de mon oncle, je travaille avec mon petit frère et un associé extérieur à la famille sur une surface de 12 hectares. Notre production se compose de cerises, pêches, pommes et un peu de vigne.

Je m’investis aussi dans des activités para-professionnelles : je suis délégué cantonal de la filière fruit pour un syndicat, et je suis également administrateur d’une coopérative représentant 178 agriculteurs.

Pour faire face au marché mondialisé où la concurrence est déloyale (principalement à cause des disparités de coût de la main d’œuvre et des matières premières), nous avons été contraints de nous spécialiser sur des marchés dits « de niche », comme la pêche de vigne, la « nectavigne » et la pomme « ariane ».

La pomme « ariane », par exemple, est un cultivar de pomme qui a été créé par l’Institut National de la Recherche Agronomique (l’INRA) en 1979 : non seulement elle a d’excellentes propriétés gustatives mais elle ne nécessite que très peu de pesticides car elle est naturellement résistante aux races communes de tavelure du pommier.

Sensibilisés par l’environnement et sous l’impulsion du technicien de notre coopérative, mes parents avaient déjà fait de leur exploitation l’une des premières structures respectant et œuvrant pour le cahier des charges appelé « agriculture raisonnée ».

Aujourd’hui, toujours avec le même appui technique, et grâce aussi aux échanges d’expériences entres agriculteurs locaux, nous essayons de tendre vers une pratique de plus en plus alternative au niveau phytosanitaire. Nous appliquons ainsi des techniques dites « biologiques », même si celles-ci ont leurs limites dans le système économique actuel, dans le mode de consommation, et dans l’optique de nourrir la population entière.

Il ne faut cependant pas se voiler la face : toutes ces stratégies de « niche » ne sont qu'un remède partiel, insuffisant pour contrecarrer la pression de la concurrence mondiale, qui se fait toujours plus insupportable.

Le constat est sans appel : les exploitations agricoles qui m’entourent disparaissent les unes après les autres. Même si le discours officiel ambiant consiste à nier les évidences, il n'y a pas de mystère sur les origines de cette dégringolade : bien que j’étais encore très jeune à l'époque, je me souviens que les revenus de mes parents ont commencé à chuter après le traité de Maastricht en 1992.

Maintenant, la plupart des exploitations ne trouvent pas de repreneur. Et il est apparu un symptôme, nouveau et très grave, dans notre campagne : des jeunes exploitants de 35 à 45 ans capitulent et abandonnent leur exploitation !

Or, comme le dit le proverbe : « Quand le feu est à la maison de ton voisin, la tienne est en danger ! »

Il est donc urgent de réagir, avant que nous perdions notre agriculture et tout son savoir-faire. Comment peut-on imaginer la France sans agriculture ? C'est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’impliquer dans la vie politique avec l’UPR, car mes convictions profondes sont convergentes avec celles de ce mouvement.

Comme tout agriculteur, je sais qu'il faut compter avec le temps et je suis opiniâtre. Je ferai donc tout mon possible pour éteindre ce feu ravageur qu’est l’Union Européenne qui détruit notre France avec son agriculture, et pas seulement son agriculture.

Je ne suis ni nationaliste, ni protectionniste ; je suis simplement contre tout empire dévastateur, anti-démocratique et néolibéral, qui sacrifie le travail des hommes et détruit l’environnement sur l’autel du profit à court terme.

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