2012 : Le désastre européen et la tragique ironie des symboles

le dans France/Europe

L’année 2012, qui avait commencé avec d’étonnants symboles de catastrophe pour l’Europe , s’achève sur un non moins étonnant symbole de destruction.  

Rappelons-nous.

31 DÉCEMBRE 2011 : UN AVION DE AIR EUROPA EMBOURBÉ COMME L’EUROPE

Le 31 décembre 2011, un avion de « AIR EUROPA » s’était embourbé en bout de piste à Roissy, laissant les passagers effrayés et bloqués dans la carlingue pendant 3 heures, sans information ni soutien de l’équipage, pendant la Saint Sylvestre.

Comme je l’avais souligné alors [https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau/posts/300956963280282], c’était un bien triste et éloquent symbole pour clôturer l’année et passer à l’année 2012 : cet avion d’Air Europa sorti de piste, embourbé, impossible à extraire de la boue où il s’était enfoncé lui-même, et laissant tous ses passagers dans le désarroi, était le symbole de l’Europe elle-même en cette fin d’année 2011.

VENDREDI 13 JANVIER 2012 : LE PAQUEBOT « COSTA CONCORDIA », ORNÉ D’UN GIGANTESQUE DRAPEAU EUROPÉEN, FAIT NAUFRAGE COMME LE TITANIC, LE JOUR MÊME OÙ STANDARD & POOR’S DÉGRADE LES NOTES DE 9 PAYS D’EUROPE, DONT LA FRANCE QUI PERD SON AAA

Le vendredi 13 janvier 2012, c’est-à-dire moins de deux semaines après l’enlisement de l’avion d’Air Europa, le paquebot italien « Costa Concordia », navire amiral de l’armateur Costa Croisières, sombrait au large des côtes italiennes.

Chose étrange, ce naufrage se révéla porteur de nombreux symboles.

  • 1) Il était affrété par la société italienne Costa Croisières, filiale du groupe américain Carnival Corporation & plc. Or ce groupe américain Carnival est détenu par des actionnaires presque exclusivement américains, parmi lesquels Goldman Sachs, American century, Citigroup,The Capital Group Companies, etc.
  • 2) La cérémonie de baptême du navire, qui avait eu lieu le jour de son lancement – 7 juillet 2006 – dans le port de Civitavecchia, dans la province de Rome, par sa marraine Eva Herzigová, avait été marquée par un incident, signe de mauvais sort pour les marins : la bouteille de champagne lancée sur la coque du navire ne s’était pas brisée.

  • 3) ce paquebot géant était constitué de 13 ponts superposés, à chacun desquels le concepteur du navire avait donné le nom de 13 des 27 États membres de l’Union européenne :
  • Pont 1 : Pays Bas
  • Pont 2 : Suède
  • Pont 3 : Belgique
  • Pont 4 : Grèce
  • Pont 5 : Italie
  • Pont 6 : Grande Bretagne
  • Pont 7 : Irlande
  • Pont 8 : Portugal
  • Pont 9 : France
  • Pont 10 : Allemagne
  • Pont 11 : Espagne
  • Pont 12 : Autriche
  • Pont 13 : Pologne
  • 4) Le paquebot était orné d’un gigantesque drapeau européen de part et d’autre de la proue. Ce qui n’était pas le cas pour les autres paquebots géants de la même compagnie.

 

Fort heureusement, la quasi-totalité des 3 850 passagers purent être sauvés mais l’on déplora quand même 32 morts et 2 disparus.

Vu d’hélicoptère, le paquebot Costa Concordia gisant sur son flanc droit à quelques mètres du rivage, le drapeau européen apparaissant comme le nez au milieu du visage. Ce symbole était tellement embarrassant pour l’idéologie européiste que la quasi-totalité des grands médias se sont abstenus de diffuser ces photographies, et encore plus des photographies prises de plus près.

Sur ce cliché, on aperçoit à peine le drapeau européen sur le flanc du paquebot au milieu à droite .

  • 5) L’attitude scandaleuse du capitaine du paquebot, abandonnant ses passagers au péril dont il était responsable, ressemble furieusement à l’attitude de l’oligarchie euro-atlantiste qui vit de façon luxueuse pendant qu’elle plonge les peuples européens dans la misère.

Le capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, fut placé en état d’arrestation par la police italienne le lendemain du naufrage. Non seulement il était responsable de la manœuvre insensée consistant à faire naviguer l’énorme paquebot, en pleine nuit, à quelques mètres à peine du rivage, mais il avait quitté le navire alors que des centaines de passagers étaient encore à l’intérieur en attendant les chaloupes de secours.

Cette attitude scandaleuse, qui a fait l’objet d’une réprobation mondiale, n’est-elle pas une allégorie de l’attitude irresponsable des dirigeants européistes ? Ceux-ci ont pris la décision insensée de vouloir fusionner 17 peuples différents dans une même monnaie et imposent dans ce but des politiques récessives qui plongent les populations dans le chômage et la pauvreté, mais dont ils s’affranchissent eux-mêmes, en menant grand train à Bruxelles ou Francfort.

  • 6) Douze jours après le naufrage, la Commission européenne a diligenté des « observateurs » pour contempler le désastre…

Cerise sur le gâteau, la Commission européenne était venue jouer les utilités douze jours après la catastrophe. Le 25 janvier 2012, elle était venue « déployer une mission de l’UE pour observer les opérations de sauvetage et de dépollution marine sur le navire de croisière ».

 

On remarquera qu’il eût été infiniment plus utile de déployer des moyens de secours dans les heures qui suivirent le naufrage, afin de sauver les 32 morts et 2 disparus. Seuls les moyens de l’État italien purent réagir avec la célérité nécessaire.

La preuve fut ainsi une nouvelle fois administrée que la Commission européenne ne sert à rien d’opérationnel et éprouve un goût marqué  pour arriver après la bataille, en essayant de profiter de toutes les occasions pour envoyer des technocrates tenter de justifier leur utilité.

  • 7) Le jour même du naufrage, la France perdait pour la première fois la note AAA de Standard & Poor’s

Enfin, le jour même du naufrage – un Vendredi 13 – fut aussi celui où l’agence de notation Standard & Poor’s annonça sa décision de dégrader la note souveraine de 9 États de la zone euro, dont la France rétrogradée pour la première fois de AAA à AA.  http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/13/la-bourse-de-paris-dans-le-rouge_1629457_1581613.html

 

 

VENDREDI 14 DÉCEMBRE 2012 : UNE STATUE DE L’ANCIEN PREMIER MINISTRE BELGE PAUL-HENRI SPAAK, « PÈRE DE L’EUROPE » ET AGENT AMÉRICAIN, EST RÉDUITE EN MIETTES PAR MÉGARDE PAR UN CAMION DEVANT LA GARE DU MIDI A BRUXELLES 

Commencée sous ces étonnants symboles de catastrophe pour l’Europe , l’année 2012 s’achève sur un non moins étonnant symbole de destruction. Le vendredi 14 décembre 2012, un camion a littéralement pulvérisé – par mégarde – la statue de l’ancien Premier ministre belge Paul-Henri Spaak qui trônait devant la gare du Midi à Bruxelles au pied d’un drapeau européen.

Rappelons que Paul-Henri Spaak, né dans la commune bruxelloise de Schaerbeek en 18991 et mort à Bruxelles en 1972, ancien Premier ministre belge, fut considéré comme l’un des « Pères de l’Europe » et fut notoirement complètement aligné sur les intérêts américains.

Rappelons aussi que, dans son article intitulé Des fédéralistes européens financés par des chefs de l’espionnage américain  paru dans le très sérieux quotidien britannique Daily Telegraph du 19 septembre 2000, le journaliste Ambrose Evans-Prichard a nommément cité Paul-Henri Spaak comme étant « parrainé » et financé par les services secrets américains :

Extraits de cet article :

Des documents déclassifiés du gouvernement américain montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années 1950 et 1960 pour favoriser l’unification de l’Europe. Celle-ci finança et dirigea le Mouvement fédéraliste européen.

Les documents confirment des soupçons émis à l’époque : en coulisse, l’Amérique travaillait avec acharnement à pousser la Grande-Bretagne à s’intégrer à un État européen. Un memorandum, daté du 26 juillet 1950, donne des instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable parlement européen. Il est signé par le Général William J. Donovan, chef du Bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre de la CIA.

Certains de ces documents, découverts par Joshua Paul, chercheur à l’Université de Georgetown à Washington, avaient été mis à disposition par les Archives nationales américaines. Le principal levier de Washington sur l’ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE : American Committee on United Europe), créé en 1948. Donovan, qui se présentait alors comme un avocat en droit privé, en était le président.

Le vice-président, Allen Dulles, était le directeur de la CIA pendant les années 1950. Le comité comptait parmi ses membres Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, ainsi que d’anciennes personnalités et des responsables de l’OSS qui travaillaient par intermittence pour la CIA. Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, l’organisation fédéraliste la plus importante d’après-guerre. En 1958, par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement.

L’European Youth Campaign, une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial. Lorsqu’il était à la tête du Mouvement européen, Joseph Retinger, d’origine polonaise, avait essayé de mettre un frein à une telle mainmise et de lever des fonds en Europe ; il fut rapidement réprimandé.

Les dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain.

[source : http://www.upr.fr/actualite/europe/des-federalistes-europeens-finances-par-des-chefs-de-lespionnage-americain ]

Si l’information de la réduction en miettes de la statue de Spaak n’a pas été relayée en France, elle n’en a pas moins fait les titres des grands médias belges, et notamment du journal télévisé de la RTE belge :  http://www.rtbf.be/info/etcetera/detail_le-pere-de-l-europe-reduit-en-miettes-par-un-camion?id=7892688

Ces photos font irrésistiblement penser aux photos des statues de dictateurs mises à bas après des révolutions ou… après des interventions de l’OTAN…

Une statue de Saddam Hussein érigée à Bagdad est mise à bas sous l’oeil d’un marine américain

Cerise sur le gâteau, le camion qui a détruit par inadvertance la statue de Paul-Henri Spaak appartient à l’entreprise EDELCHEMIE BENELUX, dont le site Internet (uniquement en flamand…) nous apprend qu’elle est spécialisée en  gestion des déchets et  recyclage »

Sur son site Internet, l’entreprise Edelchemie-Benelux BVBA se présente sous le slogan : « Uw specialist in afvalverwerking en recycling», ce qui signifie : « Votre spécialiste en gestion des déchets et recyclage » [ source : http://www.edelchemie.be/index.htm ]


CONCLUSION

Quelles conclusions tirer de tous ces symboles extraordinaires ?

Les lecteurs superstitieux, ou les amateurs d’Histoire, se rappelleront que, dans de nombreuses civilisations, une telle avalanche de signes funestes aurait été interprétée à coup sûr comme autant d’avertissements supra-terrestres sur la catastrophe européenne qui se précise de mois en mois.

Sous la Rome antique, par exemple, les « haruspices » examinaient les entrailles d’un animal sacrifié pour en tirer des présages quant à l’avenir ou à une décision à prendre, tandis que les « augures » étaient chargés d’interpréter les volontés de Jupiter, maître des signes. Il était hors de question de partir à la guerre, de choisir l’emplacement d’un temple, de désigner un homme pour une fonction politique, sans consulter les augures. Ceux-ci devaient interpréter le message, dit de bon augure ou de mauvais augure, envoyé par les dieux. Cette pratique divinatoire consistait notamment à observer le chant et le vol des oiseaux, et la manière dont ils mangeaient, ou encore à interpréter des phénomènes célestes, tels que la foudre.

Les lecteurs rationalistes, quant à eux, refuseront de voir toute manifestation surnaturelle et préfèreront voir dans ces événements la conséquence fatale de l’envahissement de la sphère publique par la symbolique européiste.

Puisque les compagnies aériennes ou les compagnies de navigation se parent des symboles européens, puisque ceux-ci sont imposés de plus en plus dans l’espace public sous forme de statues, de slogans, de noms de rues ou de bâtiments publics, il est statistiquement inévitable que de plus en plus de catastrophes viennent entacher ces symboles imposés.

Nous mettrons quant à nous tout le monde d’accord en faisant remarquer simplement que ces événements sont très dommageables, en termes d’images, pour les tenants de la prétendue « construction européenne ».

À une époque où la politique est, hélas !, ravalée pour l’essentiel à de pures « opérations de com’ » fondées sur des « coups médiatiques » et des stratégies d’images, ces événements symboliques, burlesques ou tragiques, circulent très rapidement sur Internet. Car ils fascinent les internautes, qui y voient la manifestation ardemment désirée d’une justice immanente contre l’arrogance et l’œuvre destructrice des forces euro-atlantistes.