Nous reconstruirons en cinq ans l’école de l’effort, du savoir et des réussites. L’école doit redevenir le lieu où l’ensemble des enfants de la République, quels que soient leur origine et leur milieu, doivent disposer des mêmes chances de réussite et de promotion sociale.
Il est de la plus haute urgence de mettre fin aux politiques de perpétuel nivellement des exigences par le bas. Loin d’assurer la justice sociale ou de favoriser la promotion des plus méritants, cet abandon de la rigueur et de l’effort exigé des élèves conduit à l’effet exactement inverse. Il sclérose la société, désespère les enfants les plus doués et prometteurs, et n’avantage que les seuls enfants des catégories les plus aisées de la population, car ceux-ci bénéficient d’un meilleur capital culturel à la maison.
Dès la première année du quinquennat, nous rétablirons le cadre de référence national du Baccalauréat, vidé de sa substance sous le mandat du Président sortant.
Nous renouerons avec le rapport de transmission professeur-élève, le principe de la notation et du classement. Dans ce sens, nous rétablirons la cérémonie républicaine de remises de prix en fin d’année, qui fut abolie après les événements de mai 1968.
Nous redonnerons à chaque âge d’apprentissage les contenus nécessaires à l’élévation des connaissances et à la construction de la pensée personnelle des futurs citoyens :
• À l’école primaire, nous rétablirons la transmission des savoirs fondamentaux (français, mathématiques, histoire-géographie et bases scientifiques) en y consacrant au moins 80% du temps scolaire, complétés des fondements d’une culture artistique, musicale et sportive complémentaire solide. Ce sont les bases sur lesquelles pourront se construire les capacités de réflexion personnelle des élèves les années suivante ;
• Le rôle du collège sera repensé, dans l’optique de diversifier et approfondir les connaissances et d’aborder les langues étrangères ;
• Le rôle du lycée sera de favoriser l’ouverture sur le monde et le développement d’une pensée personnelle, critique et construite.
L’école et le collège doivent être des sanctuaires du savoir, soustraits aux polémiques et aux débats politiques, sociaux et religieux contemporains. Le rôle des écrans sera très réduit et limité aux seuls cours pour lesquels ils sont strictement nécessaires. Les activités favorisant les capacités de concentration et de raisonnement déductif des enfants et adolescents seront développées.
Nous veillerons au grand retour de la discipline et du respect des enseignants. La moindre agression, ne fût-elle que verbale, fera l’objet de sanctions immédiates, voire de poursuites judiciaires. Le port de vêtements neutres pour les élèves sera favorisé et l’interdiction des téléphones portables en cours sera scrupuleusement appliquée dans les faits, sous peine de sanctions disciplinaires.
Nous repenserons le rôle des filières techniques et professionnelles pour redonner une réelle valeur aux diplômes qu’elles délivrent et cesser de repousser l’entrée sur le marché du travail des élèves souhaitant des filières courtes. En particulier, avant la fin du quinquennat, nous permettrons à tous les élèves de quatrième qui le souhaitent de réaliser des stages-découverte dans les métiers de l’artisanat. Nous redonnerons leur plein rôle aux organismes de formation professionnelle liés aux chambres des métiers, ainsi qu’à la formation continue et la formation d’adultes.
Instruction en famille :
Nous garantirons la liberté éducative en rétablissant le régime déclaratif pour l’instruction en famille, étant précisé que tous les contrôles nécessaires seront évidemment effectués.
Si nécessaire, toutes ces dispositions feront partie d’un grand plan global soumis au référendum du peuple français.
