==== BREXIT : ce que les médias ne disent pas aux Français ===== 11 septembre 2020 : le Royaume-Uni et le Japon viennent de conclure un spectaculaire accord de libre-échange.

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En France, les médias n’ont de cesse que de faire croire aux Français :
– que le Brexit se passerait mal,
– que Boris Johnson serait un fou furieux, et complètement isolé,
– que les Britanniques regretteraient amèrement d’avoir voté pour le Brexit,
– que le Royaume-Uni serait au bord d’un effondrement économique en cas de “no deal”,
– que seuls des nostalgiques inconscients des réalités du monde contemporain pourraient avoir l’idée de quitter l’Union européenne,
– que l’Union européenne devrait faire plier le gouvernement britannique et lui imposer des sanctions terribles en cas de ‘”no deal”,
– etc.

En France, pratiquement aucune voix ne peut s’exprimer dans nos grands médias pour expliquer à nos compatriotes qu’à peu près tout cela est faux.

Pendant que l’on fait croire aux Français que Michel Barnier tiendrait la dragée haute à Boris Johnson, le gouvernement britannique travaille, et travaille bien.

Sans que nos compatriotes ne le sachent – parce que les grands médias ne le leur disent pas -, Londres est en train de conclure des accords de libre-échange très précis, très concrets, avec les grandes puissances économiques du monde, et qui donnent des résultats beaucoup plus avantageux pour l’économie britannique que les accords de l’Union européenne avec ces même pays.

Pour la simple et bonne raison – évidente quand on y réfléchit un instant – qu’un État peut obtenir des accords bien plus avantageux lorsqu’il négocie de façon bilatérale, pied à pied et en fonction de ses seuls intérêts nationaux – plutôt que s’il laisse faire une myriade d’eurocrates venant de 27 pays négocier des accords commerciaux globaux où chacun doit faire des concessions aux autres États-membres de l’UE avant même que de commencer à négocier avec des puissances hors-UE.

C’est très exactement cette démonstration qu’est en train d’apporter le Royaume-Uni. Le gouvernement britannique vient de rendre public, ce 11 septembre 2020, un accord commercial historique qu’il vient de conclure avec le gouvernement japonais.

Je vous en propose ci-dessous la traduction exhaustive, et j’en conseille la lecture attentive à tous ceux qui veulent bien comprendre l’intérêt fondamental de sortir de l’Union européenne.

Il ne s’agit pas ici de promesses eurolâtres, d’incantations européistes, de généralités et de boniments macroniens sur ce qu’il faudrait faire pour que l’Europe marche enfin, après 63 ans de mise en œuvre.

Non. Il s’agit ici de décisions précises, concrètes, issues du monde réel. On y retrouve toute l’intelligence britannique multiséculaire, son pragmatisme légendaire et son horreur des formules brillantes, ronflantes et creuses des élites françaises.

Dans ce communiqué de presse, j’ai utilisé la couleur verte pour faire ressortir les éléments, mentionnés par le gouvernement britannique lui-même, où il souligne que de tels avantages n’auraient jamais pu être obtenus avec le Japon dans le cadre de la Tour de Babel bruxelloise.

Le lecteur notera l’ampleur des avantages attendus, pour l’économie et pour les salariés britanniques, de ce premier accord définitif avec une grande puissance.

Il notera également, à la lecture des déclarations de plusieurs hauts responsables du monde politique et économique, que des chefs d’entreprises se félicitent chaudement de cet accord bilatéral entre le Royaume-Uni et le Japon qui préfigure ce que sera la suite du XXIe siècle.

C’est tout particulièrement vrai des chefs de PME, qui sont les éternelles oubliées de l’UE où règnent en maîtres les lobbys financés par les grands groupes financiers, industriels, agro-alimentaires et pharmaceutiques globalisés, qui se moquent comme d’une guigne de l’intérêt des peuples d’Europe.

Très concrètement, cet accord nippo-britannique signifie que les PME françaises, en particulier dans le domaine de l’agro-alimentaire et des appellations d’origine, qui sont déjà lourdement pénalisées par la cherté croissante de l’euro vis-à-vis du dollar, vont sans douter perdre des parts de marché au Japon au profit de leurs concurrentes britanniques.

Puisse le plus grand nombre possible de Français, et notamment de dirigeants d’entreprises, de journalistes, d’enseignants, d’étudiants, et de citoyens, prendre connaissance de ce document ci-dessous et méditer en leur âme et conscience dans quelle tragique impasse l’idéologie européiste totalitaire qui nous submerge – et qui interdit de facto toute opinion contraire – entraîne notre pays.

François Asselineau
11 septembre 2020

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Communiqué de presse : Le Royaume-Uni et le Japon concluent un accord de libre-échange historique

Le Royaume-Uni a conclu un accord de libre-échange avec le Japon, qui est le premier accord commercial majeur du Royaume-Uni en tant que nation commerçante indépendante et qui augmentera le commerce avec le Japon d’environ 15,2 milliards de livres sterling.

Le principe d’un accord de partenariat économique global entre le Royaume-Uni et le Japon a été approuvé par la secrétaire au Commerce international, Liz Truss, et le ministre japonais des Affaires étrangères, Motegi Toshimitsu lors d’une téléconférence ce matin du vendredi 11 septembre 2020.

Cet accord est adapté à l’économie britannique et garantit des avantages supplémentaires par rapport à l’accord commercial UE-Japon.

Il confère aux entreprises britanniques exportant vers le Japon un avantage concurrentiel dans un certain nombre de domaines. Il contribuera à créer des emplois et à stimuler la croissance économique dans tout le Royaume-Uni.

Cet accord est également une étape importante vers l’adhésion à “l’Accord global et progressif de partenariat transpacifique” (PTPGP). Cela donnera aux entreprises britanniques une porte d’entrée vers la région Asie-Pacifique et contribuera à accroître la résilience et la diversité de nos chaînes d’approvisionnement.

Les entreprises britanniques bénéficieront d’un commerce sans droits de douane sur 99 % des exportations vers le Japon.

L’analyse du gouvernement montre qu’un accord avec le Japon donnera un coup de pouce à l’économie britannique de 1,5 milliard de livres et augmentera les salaires des travailleurs britanniques de 800 millions de livres à long terme.

Les fabricants britanniques, les producteurs d’aliments et de boissons et le secteur technologique devraient tous bénéficier des mesures de l’accord Royaume-Uni-Japon, qui comprennent :

  • Des dispositions numériques et de données de pointe qui vont bien au-delà de l’accord UE-Japon.
    Celles-ci permettront la libre circulation des données tout en maintenant des normes élevées de protection des données personnelles.
    Nous nous sommes également engagés à respecter les principes de neutralité du Net, ainsi qu’à introduire une interdiction de localisation des données, ce qui empêchera les entreprises britanniques d’avoir le coût supplémentaire de l’installation de serveurs au Japon. Cela aidera les entreprises de technologie financière (fintech) britanniques opérant au Japon – comme Revolut et Transferwise – à innover et à se développer.
  • Un meilleur accès au marché pour les services financiers britanniques – y compris une plus grande transparence et des processus de demande simplifiés pour les entreprises britanniques cherchant à obtenir des licences pour opérer au Japon.
    L’accord crée un dialogue annuel entre le Trésor de Sa Majesté, les régulateurs financiers britanniques et la FSA japonaise qui explorera des moyens de réduire davantage les frictions réglementaires – ce qui serait impossible si le Royaume-Uni était toujours dans l’UE.
    Les services financiers sont notre principale exportation vers le Japon, représentant 28% de toutes les exportations britanniques.
  • Un accès libre de droits pour davantage de produits britanniques – De nouvelles règles d’origine plus souples permettront aux producteurs de manteaux, de tricots et de biscuits de s’approvisionner en intrants du monde entier pour leurs exportations vers le Japon – ce qui leur permettra de vendre plus facilement et moins cher sur le marché japonais.
  • Une nouvelle protection pour les produits britanniques les plus emblématiques
    [L’accord comprend] une augmentation des indications géographiques (IG), [qui sont actuellement] de seulement 7 selon les termes de l’accord UE-Japon, à potentiellement plus de 70 selon notre nouvel accord. Cela couvrira des produits tels que le vin mousseux anglais, le fromage Yorkshire Wensleydale et l’agneau gallois.
    Cela devrait conduire à une meilleure reconnaissance des principales marques britanniques sur le marché japonais.
  • De nouvelles protections pour les industries créatives britanniques
    Les entreprises britanniques peuvent désormais être assurées que leurs marques et leurs innovations seront protégées. Nous sommes allés au-delà de l’UE en adoptant des dispositions qui s’attaquent à la violation en ligne des droits de propriété intellectuelle, comme le piratage de films et de musique.
  • Une amélioration de la mobilité des hommes d’affaires.
    [L’Accord garantit] plus de flexibilité aux entreprises japonaises et britanniques pour déplacer des talents dans chaque pays, ce qui couvre une gamme de travailleurs qualifiés britanniques pour entrer au Japon, depuis les services informatiques jusqu’au BTP.
    Cela comprend des engagements qui vont au-delà de l’accord UE-Japon, pour les investisseurs, les conjoints et les personnes à charge, et un éventail plus large de transferts intra-entreprise.
    Les exigences en matière de visas seront claires, transparentes et dans le but qu’elles soient traitées en 90 jours. Un travailleur transféré de son siège au Royaume-Uni au bureau de Tokyo pourra emmener son conjoint et ses personnes à charge et y rester jusqu’à cinq ans.
  • Un soutien à la fabrication automobile et ferroviaire au Royaume-Uni.
    Nous créerons de nouveaux emplois chez les principaux investisseurs britanniques tels que Nissan et Hitachi grâce à des tarifs réduits sur les pièces en provenance du Japon, des procédures réglementaires rationalisées et une plus grande sécurité juridique pour leurs opérations.
  • Un accès aux marchés plus généreux pour les producteurs de malt.
    Le Japon a garanti l’accès au marché pour les exportations de malt du Royaume-Uni dans le cadre d’un quota qui sera plus généreux et plus facile d’accès que le quota [obtenu par] l’UE. Le Royaume-Uni est le deuxième exportateur de malt vers le Japon, les producteurs britanniques y exportant 37 millions de livres sterling chaque année.
  • De fortes réductions tarifaires pour les exportations britanniques de porc et de bœuf.
    Nous avons négocié un accord qui prévoit une baisse des droits de douane sur le porc, le bœuf, le saumon et une gamme d’autres exportations agricoles.
    Nous continuerons de bénéficier de l’accès aux tarifs bas pour les principaux produits alimentaires et boissons couverts par des contingents, tels que le fromage Stilton, les extraits de thé et les mélanges de pain. Cela constitue une voie vers un meilleur accès au marché dans le cadre du PTPGP, ce que le Japon s’est engagé à respecter dans le cadre de notre accord.

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Déclarations de responsables politiques et économiques britanniques

Le Royaume-Uni et le Japon ont une longue histoire commune en tant que nations de libre-échange et cet accord marque un moment historique qui approfondira le partenariat entre deux nations insulaires démocratiques.

Déclaration de la secrétaire au Commerce international, Liz Truss

Il s’agit d’un moment historique pour le Royaume-Uni et le Japon en tant que premier accord commercial majeur post-Brexit. L’accord que nous avons négocié – en un temps record et dans des circonstances difficiles – va bien au-delà de l’accord existant avec l’UE, car il garantit de nouvelles victoires aux entreprises britanniques dans nos grandes industries manufacturières, agroalimentaires et technologiques.

De nos travailleurs de l’automobile au Pays de Galles à nos cordonniers dans le nord de l’Angleterre, cet accord nous aidera à mieux reconstruire en créant de nouvelles opportunités pour les personnes dans tout le Royaume-Uni et en aidant à améliorer notre pays.

D’un point de vue stratégique, l’accord est une étape importante vers l’adhésion au Partenariat transpacifique et le placement de la Grande-Bretagne au centre d’un réseau d’accords de libre-échange modernes avec des amis et des alliés partageant les mêmes idées.

Déclaration du président de la Fédération des PME (FSB), Mike Cherry

Alors que nous envisageons l’avenir du commerce mondial du Royaume-Uni, les accords commerciaux que nous signons devraient concerner des entreprises de toutes tailles, c’est pourquoi nous sommes ravis de voir aujourd’hui un accord commercial entre le Royaume-Uni et le Japon comprenant un chapitre complet pour les PME.

La Fédération des PME a longtemps fait campagne pour que ces chapitres soient inclus dans les accords commerciaux, afin de donner aux petites entreprises britanniques le soutien et les outils dont elles ont besoin pour atteindre de nouveaux marchés.

L’accord commercial Royaume-Uni-Japon marque donc un moment majeur. Il donne accès à un marché mondial majeur pour les petites entreprises exportatrices du Royaume-Uni, un sur dix considérant le Japon comme un marché crucial à exploiter.

Avec plus de 130 000 petites entreprises qui exportent déjà vers le Japon, cela devrait donner aux petites entreprises qui cherchent à se développer, à maintenir ou à exporter vers le Japon la certitude dont elles ont besoin pour l’avenir.

Déclaration de la directrice générale de la Confédération de l’industrie britannique, Carolyn Fairbairn

La signature de l’accord commercial entre le Royaume-Uni et le Japon est un moment décisif. Il sera bien accueilli par les entreprises de tout le pays.

Le gouvernement et les entreprises doivent désormais travailler ensemble pour tirer le meilleur parti de cet accord. C’est une énorme opportunité de sécuriser de nouveaux investissements japonais dans un plus large éventail de secteurs et de régions du Royaume-Uni.

Les entreprises aideront le gouvernement à soutenir ses efforts pour conclure davantage d’accords commerciaux dans le monde et promouvoir leurs avantages auprès des communautés. L’accord avec le Japon peut être le premier d’une longue série.

Déclaration du PDG de TechUK, Julian David

TechUK salue la conclusion de l’accord de partenariat économique entre le Royaume-Uni et le Japon avec son chapitre complet sur le commerce numérique. L’accord d’aujourd’hui améliore une relation déjà florissante entre les secteurs technologiques du Royaume-Uni et du Japon et crée d’importantes opportunités de commerce et d’investissement pour nos deux pays.

Depuis 2018, en partenariat avec JEITA, nous organisons avec succès un forum technologique UK-Japon pour permettre à nos membres de développer une relation plus étroite avec le Japon et nous sommes impatients de travailler avec le gouvernement et nos partenaires au Japon pour aider le secteur technologique à prendre pleine opportunité de cet accord.

Déclaration de Jim Walker, directeur général de Walkers Shortbread

Nous nous félicitons de la nouvelle qu’un accord Royaume-Uni-Japon a été conclu aujourd’hui.

Le Japon reste l’un des marchés les plus importants pour les Walkers et les ventes y ont augmenté régulièrement depuis son lancement au Japon il y a plus de 40 ans.

Cet accord contribuera à apporter de la certitude et à créer plus d’opportunités pour continuer à augmenter les ventes à l’avenir dans un marché où nos produits connaissent déjà du succès.

Déclaration de Dominic Goudie, chef de la Fédération du commerce international, de l’alimentation et des boissons :

Les fabricants britanniques de produits alimentaires et de boissons sont ravis d’apprendre que le Royaume-Uni a conclu un nouvel accord commercial global avec le Japon.

En tant que premier importateur net mondial de produits alimentaires et de boissons, cet accord avec le Japon améliore nos termes de l’échange existants et offre de nouvelles opportunités de croissance importantes pour une fabrication de qualité au Royaume-Uni.

Nous nous félicitons en particulier de la flexibilité supplémentaire que cet accord offre en termes de règles d’origine si cruciales pour notre industrie.

L’accord reconnaît le défi unique posé par la saisonnalité et donne confiance aux exportateurs britanniques dans un large éventail de catégories de produits. Cet accord peut apporter une contribution vitale à la reprise économique du Royaume-Uni et notre industrie est prête à répondre à toutes les communautés du Royaume-Uni.

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