COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 18 juin 2020 : Selon François Asselineau, l’Appel du 18 juin se confond aujourd’hui avec l’appel pour le Frexit

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18 juin 2020

François Asselineau a prononcé une allocution à l’occasion de la célébration des 80 ans de l’appel du 18 juin 1940 lancé par le Général de Gaulle


François Asselineau s’y pose la question : qu’est-ce qu’être fidèle à l’esprit du 18 juin ?

Il y analyse que si de Gaulle a tranché pour la rupture définitive et la rébellion suprême à l’occasion de son appel, ce n’était pas le fruit du hasard. C’est parce que c’était dans sa personnalité même, et depuis son adolescence, d’être un « rebelle », d’être « l’Homme qui dit Non ».

Comme l’explique Jean Lacouture dans la biographie qu’il a consacrée au fondateur de la France Libre, si de Gaulle est parti pour Londres, ce n’est pas seulement parce que fut adoptée à Bordeaux une politique contraire à ce qu’il estimait être l’honneur et l’intérêt du pays : la demande d’armistice à l’Allemagne.

C’est aussi parce que De Gaulle était un homme prêt à tout pour défendre l’idéal de sa vie : un État exprimant et servant, par les voies et les idéologies les plus diverses, l’immuable et l’immortelle nation française.

Comment Macron – qui est l’antithèse même de ce profil psychologique – peut-il oser commémorer la bataille de Montcornet puis l’Appel du 18 juin 1940 ? Quand, dans quelles circonstances, Macron a-t-il mis sa carrière professionnelle en jeu, mis sa vie en jeu, pour défendre la souveraineté inaliénable de la France ? La réponse est jamais.

François Asselineau a rappelé en conclusion cette phrase adressée par De Gaulle à Alain Peyrefitte pour justifier le scandale qu’il avait provoqué par sa célèbre phrase « Vive le Québec libre ! » en 1967 : 

« Rien n’est jamais définitivement perdu dans la vie des peuples, si leurs dirigeants ne s’abandonnent pas aux fausses fatalités de l’Histoire ».

C’est cela l’esprit du 18 juin : les Français ne doivent jamais s’abandonner aux fausses fatalités de l’Histoire. L’Appel du 18 juin, c’est le combat millénaire pour l’indépendance de la France.

Tous les pays du monde rêvent d’indépendance et la célèbrent. Mais aujourd’hui nous ne sommes plus indépendants, nous sommes mis sous une triple tutelle : celle de l’Union européenne, celle de l’euro et celle de l’OTAN.

Être fidèle à la lettre et à l’esprit de l’Appel du 18 juin, c’est refuser cette triple et fausse fatalité de l’Histoire.

Cela fait bien longtemps que l’Appel du 18 juin, cet appel à la mobilisation de tous pour sauver la patrie en danger de mort – n’a jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui.

Les Français doivent comprendre que ce combat est toujours d’actualité et que notre mobilisation est indispensable. Vont-ils laisser mourir la France en suivant des responsables politiques qui captent sans vergogne l’héritage de Charles de Gaulle pour faire une politique d’abandon national, comparable à celle de Pétain ? 

Ou bien vont-ils répondre à cet appel en comprenant que, de nos jours, l’Appel du 18 juin se confond avec l’appel pour le Frexit ?

C’est la question essentielle que pose aujourd’hui la commémoration de l’Appel du 18 juin à nos compatriotes.

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