== Communiqué de presse == L’UPR appelle Macron à tirer les conséquences de la défiance dont il est l’objet jusque dans son propre camp.

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Communiqué de presse

Après François Bayrou et Nicolas Hulot, c’est le troisième ministre d’État, Gérard Collomb, qui a annoncé son départ du gouvernement. Fait sans précédent, c’est le ministre lui-même qui a indiqué combien de temps il serait encore ministre : il quittera la place Beauvau après les élections européennes, et cela pour préparer sa campagne pour les élections municipales à Lyon. Le chef de l’État n’a plus qu’à obtempérer !
 
Cet incroyable pied-de-nez de Gérard Collomb à Macron n’est pas sans rappeler celui de Nicolas Hulot, qui n’avait informé personne de sa démission avant de l’annoncer publiquement dans les médias. Laissant Macron et Philippe les bras ballants !
 
Ces affronts de la part des membres les plus éminents du gouvernement à l’égard de l’autorité du président de la République témoignent de la nécrose accélérée du « macronisme ».
 
La rotation des effectifs au gouvernement, déjà élevée notamment en raison des « affaires » qui ont fait tomber plusieurs ministres, s’accélère donc et risque d’être plus élevée encore dans les mois qui viennent : à l’instar de Collomb, Griveaux, autre soutien de Macron de la première heure, Mahjoubi, Darmanin, Lecornu et Castaner ont d’ores et déjà laissé entendre qu’ils pourraient, eux aussi, se présenter à des élections municipales. Et donc prendre la tangente…
 
Cela signifie que ces ministres sont et restent au gouvernement non pas pour servir les Français mais pour jouir d’un train de vie confortable leur permettant de préparer en toute quiétude leurs campagnes électorales futures. Et cela ne les dérange pas de le faire savoir publiquement.
 
Prenant les devants, la députée Frédérique Dumas a quant à elle préféré quitter le troupeau « En Marche » à l’Assemblée nationale, qu’elle a aimablement qualifié de « Titanic » au passage, pour rejoindre le groupe UDI, déjà en embuscade pour recycler les déçus du macronisme.
 
Quant au Premier ministre Philippe, personne ne semble y prêter attention. Il serait d’ailleurs lui-même brouillé avec Macron.
 
Après seulement 16 mois de mandat, le fantoche que l’oligarchie a fait placer à l’Élysée n’est déjà plus respecté par grand monde au sein de son propre camp, probablement lassé de son incompétence flamboyante, de son arrogance méprisante et de son immaturité profonde.
 
Élu sans aucun programme sérieux, mais à l’issue d’une campagne médiatique outrancièrement partisane en sa faveur, Macron constate désormais – et son gouvernement avec lui – qu’il n’a absolument pas le soutien d’une majorité du peuple français pour mener la politique dictée par Washington, Francfort et Bruxelles qui conduit la France à la ruine et à l’autodestruction.
 
Le peuple français n’attendra probablement pas 2022 pour arrêter les frais. Sauf à pousser le pays dans le désespoir et la violence, Macron devrait avoir la décence de démissionner.
 
Ou, à tout le moins, de dissoudre l’Assemblée nationale pour que les Français lui imposent une majorité le mettant sous tutelle. Il y va de la sauvegarde du pays.
 

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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