En République Tchèque, une pétition exigeant la sortie de l’UE recueille, 3 jours après son lancement, 5 fois plus de signatures que nécessaire pour un examen par la chambre des députés

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En République Tchèque, une pétition exigeant la sortie de l’UE recueille, 3 jours après son lancement, 5 fois plus de signatures que nécessaire pour un examen par la chambre des députés. Et cela, malgré le silence absolu des médias.

On savait déjà que le Royaume-Uni a annoncé officiellement, le 27 mai dernier par la bouche de la reine Elizabeth II, la tenue d’un référendum sur la sortie de l’UE.[ cf http://www.leparisien.fr/international/royaume-uni-le-referendum-sur-l-ue-au-coeur-du-discours-de-la-reine-27-05-2015-4806547.php ]

On savait aussi que, le 3 juillet dernier, 261 159 citoyens autrichiens (soit 4,12% de l’électorat du pays) ont signé une pétition appelant à la sortie de l’Union européenne, plaçant le parlement de Vienne dans l’obligation de décider si cette pétition justifie ou non l’organisation d’un référendum. [ cf. http://www.upr.fr/actualite/referendum-sur-la-sortie-de-leuro-apres-le-royaume-uni-lautriche ]

On apprend aujourd’hui qu’en République tchèque, le mouvement « Liberté et démocratie directe » – créé en mai dernier par Tomio Okamura (le fils d’un Japonais et d’une Moldave) – a lancé le 22 septembre une pétition pour la tenue d’un référendum sur la sortie de la République tchèque de l’Union européenne ; et que cette pétition, profitant de l’indignation soulevée par l’affaire des « migrants », a déjà recueilli plus de 53.000 signatures au bout de 3 jours. Pour une population de 10 millions d’habitants en République tchèque, cela représente le même effet qu’une pétition recueillant 350.000 signatures en France en 3 jours.

C’est en tout cas 5 fois plus de signatures qu’il n’en faut pour que la Chambre des députés de Prague examine la pétition.
(Rappelons que la République tchèque n’est pas dans l’euro et que la question d’en sortir ne se pose donc pas).

Ce qui est notable, c’est que les organisateurs de la pétition font le parallèle entre la situation de totalitarisme et de mainmise sur la souveraineté tchèque aujourd’hui et les évènements de mars 1939 (lorsque l’Allemagne nazie annexa les Sudètes tchèques) et ceux d’août 1968 (lorsque les troupes du Pacte de Varsovie écrasèrent le Printemps de Prague). [cf. http://fr.sputniknews.com/international/20150924/1018385806.html#ixzz3mhEEsNIV ]

Ce qui est notable aussi, c’est que les grands médias tchèques gardent un silence absolu sur cette pétition en plein essor. Le même traitement, en somme, que celui réservé par les grands médias grecs à l’EPAM, que les grands médias finlandais à l’IPU, que les grands médias autrichiens à l’Initiative citoyenne pour la sortie de l’UE, et que les grands médias français à l’essor de l’UPR.

Conclusion

Il y a 3 enseignements principaux à tirer de cette information :

1) Partout en Europe, des mouvements de citoyens ou des partis récents se développent rapidement pour s’opposer aux partis installés et à la pensée unique, en exigeant la sortie de l’Union européenne.

2) Partout en Europe (sauf au Royaume-Uni), les euro-atlantistes, affolés par cette évolution, ne savent répondre que par le musèlement de la presse et par la promotion de partis leurres qui proposent « une Autre Europe ».

3) Ces évolutions sont un signe qui ne trompent pas. Toute l’histoire universelle nous enseigne en effet que lorsqu’une idée libératrice jaillit et se propage dans les peuples asservis par un empire, celui-ci finit TOUJOURS par s’effondrer. Il n’y a pas de contre-exemple.

François Asselineau

republique-tcheque

En photo : caricature tchèque dressant le parallèle entre la menace nazie sur le peuple tchèque de 1938, le « coup de Prague » communiste de 1948, l’écrasement du printemps de Prague par les troupes du Pacte de Varsovie de 1968 et l’entrée dans l’Union européenne de 2004.

À chaque fois, c’est la liberté et l’indépendance du peuple tchèque qui ont été écrasées… mais à chaque fois les Tchèques sont parvenus à s’en libérer.

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