Pour la 1ère fois, la chancelière Merkel croit désormais possible la sortie du Royaume-uni de l’UE

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LE SCOOP DU MAGAZINE ALLEMAND « DER SPIEGEL »
POUR LA 1ère FOIS, LA CHANCELIÈRE MERKEL CROIT DÉSORMAIS POSSIBLE LA SORTIE DU ROYAUME-UNI DE L’UE.

C’est une information importante que le magazine allemand « Der Spiegel » (« Le Miroir ») vient de rendre publique en ce 2 novembre 2014, officiellement « Jour des défunts » pour l’Église catholique.

Selon ce magazine très sérieux et dont les informations sont d’une très grande fiabilité, la chancelière allemande envisagerait pour la première fois sérieusement l’hypothèse d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Citant des sources de la chancellerie et du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, Der Spiegel estime que les protestations de David Cameron concernant l’augmentation de 2 milliards d’euros de sa contribution au budget européen a déclenché une prise de conscience à Berlin.

Et Der Spiegel croit savoir que l’élément déclencheur de la rupture entre Angela Merkel et David Cameron serait la question de la limitation de l’immigration en provenance de l’UE. Le premier ministre britannique a en effet affirmé vouloir mettre en place des quotas de migrants en provenance de l’Union, ce qui serait en opposition avec le principe de la libre circulation qui figure dans les traités.

Selon Der Spiegel, si le Premier ministre britannique persistait dans cette idée, ce serait pour Angela Merkel, un « point de non retour » et Berlin ne s’efforcerait plus alors, comme aujourd’hui, de maintenir le Royaume-Uni dans l’Union européenne. La chancelière aurait, selon les sources gouvernementales citées par Der Spiegel, informé personnellement David Cameron de cette décision dans un entretien en marge du dernier sommet européen de la fin octobre.

Commentaires

Après les informations en provenance de Budapest que je citais hier (le président du Parlement hongrois comparant l’UE à l’URSS et évoquant la possible sortie de la Hongrie de l’UE), ce scoop en provenance de Berlin prouve à quel point la prétendue « construction européenne » est entrée en phase de décomposition. Pour tout dire, les choses s’accélèrent et vont même encore plus vite que je l’avais anticipé.

En tout cas, une chose est certaine : les événements au Royaume-Uni, en Hongrie, et ailleurs en Europe vont imposer dans le débat public, au cours des mois qui viennent, la question du maintien ou de la sortie de la France dans l’Union européenne.

Car ce débat est le seul et vrai débat qui compte, puisque c’est celui qui touche à la liberté des peuples et des nations. Ce débat, c’est celui que l’UPR porte quasiment seule depuis sa création le 25 mars 2007. C’est même pour que ce débat ait enfin lieu, et pour que les Français se rassemblent pour sortir de l’UE et de l’OTAN, que l’UPR s’est créée.

Que cela plaise ou ne plaise pas aux propriétaires des médias de grande diffusion, aux partis européistes, aux partis alter-européistes et à tous les leurres « souverainistes » qui tapent sur l’UE sans jamais proposer d’en sortir, le vrai débat arrive et son issue ne fait aucun doute. Tôt ou tard, ce sont les analyses de l’UPR qui finiront par s’imposer, tout simplement parce qu’elle sont fondées sur la vérité, la liberté et le courage.

François Asselineau