Jean-Christophe Loutre conduira la liste de l’UPR dans la région Haute et Basse Normandie

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Il y a encore quelques semaines, ni moi-même ni aucun membre du Bureau national ne connaissait Jean-Christophe Loutre. Ce Normand d’adoption, résidant depuis 24 ans en Seine-Maritime, a adhéré en début d’année de la façon la plus discrète qui soit.

Puis, très rapidement, il s’est fait remarquer par notre équipe d’adhérents et de militants de Seine-Maritime, à la fois par sa très bonne connaissance de la politique locale, et par son activité militante infatigable : tractage, collage d’affiches, réunions d’informations.

En réalité, Jean-Christophe Loutre est un désabusé de la politique à laquelle il a pourtant beaucoup donné.

Alors que la très grande majorité des adhérents de l’UPR sont des citoyens qui n’avaient jamais adhéré à un parti auparavant, Jean-Christophe Loutre appartient au contraire à la toute petite minorité de nos adhérents pour qui ce n’est pas le cas.

Il a en effet adhéré à l’UMP en 2002, dans la foulée de la victoire de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2001. Il est resté adhérent de l’UMP pendant 7 ans, jusqu’en 2009, et il a même été délégué UMP de la 5ème circonscription de Seine Maritime. Au point d’être candidat UMP à la mairie de Barentin (12 000 habitants) en 2008 et de siéger ensuite pendant 6 ans comme conseiller municipal d’opposition. D’abord UMP, puis sans étiquette lorsqu’il décida de claquer la porte du parti de Nicolas Sarkozy.

Tellement écœuré par Sarkozy et l’UMP, il est allé jusqu’à appeler à voter pour François Hollande en 2012… Pour découvrir ensuite que l’un ne valait pas mieux que l’autre !

En 2014, il a décidé de laisser tomber tous les partis du système, pour s’engager à l’UPR quelques mois après, à l’issue d’une lente et pénible remise en question de tout ce en quoi il croyait.

Son parcours est édifiant : c’est celui d’un Français de bonne volonté, décidant de s’engager en politique pour faire le bien de son pays, et qui va de désillusion en désillusion jusqu’au moment où il comprend l’immensité de la propagande et de la manipulation dont il a été victime depuis tant d’années. Ce qui ne l’a pas empêché de garder sa jovialité, son dynamisme communicatif et son sens des contacts humains.

Suivant la recommandation instante de nos adhérents de Seine-Maritime, le Bureau National a décidé de lui confier la tête de liste de l’UPR en Haute et Basse Normandie. Il sera épaulé dans cette tâche par des déçus du PS et de DLF qui nous ont également ralliés, et dont les parcours, quoi que très différents du sien, sont parvenus à la même conclusion : l’urgence qu’il y a à rejoindre l’UPR.

Je laisse à Jean-Christophe Loutre le soin de se présenter lui-même ci-après.

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C’est à Brazzaville, au Congo, que je suis né, fin 1968. Mon père enseignant – coopérant – était de sensibilité socialiste et ma mère, secrétaire de direction, était communiste. J’ai vécu en Afrique centrale les 12 premières années de ma vie, si formatrices pour tout être humain.

Rentré en France en 1981, j’ai découvert le Valenciennois, qui était le berceau de mes ancêtres paternels et qui devint ma terre de formation jusqu’en 1990. J’y fis des études de Techniques commerciales.

Après mon service militaire, je me suis installé dans ma région d’adoption, la Normandie. J’ai pu y apprécier toutes les qualités de cœur de ses habitants, au point que j’y vis depuis 24 ans. J’y ai d’ailleurs rencontré ma future femme et nous avons trois filles.

C’est dans cette région que je me suis intéressé de plus près à la politique, après avoir fait la connaissance du directeur de campagne d’un candidat sans étiquette qui briguait le poste de maire de la petite ville de Barentin (76). Comme j’appréciais ses qualités humaines et que nous étions devenus amis, je me suis décidé à l’aider. C’était début 1995, j’avais 26 ans et je découvris alors le « parcours » d’un militant politique : boitage, tractage, affichage, réunions publiques.

En 2002, il rejoignit l’UMP où je décidai de l’accompagner. Pourquoi cela ? Parce que j’aime mon pays et que je pensais à l’époque que Chirac était un « gaulliste » et qu’il le défendait mieux que Jospin. Parce que je n’ai jamais aimé les extrêmes et que la victoire de Chirac sur Le Pen en 2001 m’avait rassuré.

En fait, et pour tout dire, je m’intéressais à la politique comme le font la plupart des gens : je faisais globalement confiance à ce que j’écoutais et lisais dans les grands médias audiovisuels et dans la presse écrite, je trouvais que l’Europe était une très bonne idée, je ne m’intéressais pas trop au fond des choses.

En 2004, mon ami décida de passer la main de son poste de délégué UMP de la 5ème circonscription de Seine Maritime et je lui succédai, avec le plein soutien des militants. Je devais y rester jusqu’en 2009 avant d’en claquer la porte…écœuré !

Que s’était-il passé ?

En 2007, ça faisait 3 ans que je « bataillais » pour dynamiser cette circonscription qui était dans les mains du même député PS depuis 1981. C’était la vague Sarkozy et nous avions bon espoir de lui ravir son siège car le PS venait de décider de le « sacrifier » pour « offrir » la circonscription à un jeune « fabiusien ». Laurent Fabius étant tout puissant en Seine-Maritime, c’est lui qui imposait les investitures.

Mon ami, qui était bien connu dans la circonscription, souhaitait être le candidat de l’UMP mais mon « patron » départemental le refusa et imposa une candidature féminine au nom de la Parité. Mais ce motif n’était qu’un faux semblant : nous comprîmes que l’UMP avait décidé d’investir une candidate novice et peu connue dans le but de perdre la circonscription, et cela dans le cadre d’un marchandage avec le PS : « tu ne m’embêtes pas dans la 10ème circonscription et je te laisse la 5ème ». Cette manœuvre bassement politicienne me fit découvrir l’envers du décor, que ma naïveté ne m’avait pas fait soupçonner jusqu’alors. Cette première désillusion fut le début de beaucoup d’autres.

En 2008, je conduisis la liste des élections municipales sur Barentin au nom de la majorité présidentielle contre le candidat de gauche. Je fus battu en obtenant 26% des suffrages et 4 conseillers municipaux d’opposition –dont moi-même – jusqu’en 2014.

Je découvris alors le rôle ingrat de conseiller d’opposition municipal dans le cadre du système droite-gauche. Il s’agit de jouer un jeu de rôle, de critiquer constamment ce que fait l’équipe en place, quitte à faire preuve de mauvaise foi.

Tout cela me déplut. J’avais voulu faire de la politique pour le bien de mon pays et de mes concitoyens. Et je me retrouvais à jouer les opposants systématiques pour le compte d’un parti dont les responsables s’entendaient par ailleurs comme larrons en foire avec ceux sur lesquels on me demandait de taper toute la journée, pour la galerie.

Tout cela heurtait d’autant plus mes profondes convictions humanistes que l’exemple de mes propres parents – de gauche tous les deux – m’ôtait l’envie de taper sur la gauche par principe. Je n’ai pas l’esprit sectaire, je cherche la vérité en toute chose. Or le maire de Barentin, quoi que Radical Socialiste, trouvait parfois que nos idées étaient bonnes pour la ville et les faisait mettre en œuvre par son équipe. Je n’allais quand même pas continuer à le critiquer pour ça !

Tout ce jeu d’opposition droite-gauche factice me déplaisait encore plus du fait que je perdais aussi mes illusions quant à la politique nationale menée par Sarkozy.

On était loin de ce que j’avais imaginé ! Loin de rendre à la France un rayonnement gaullien, le président de la République dont j’avais soutenu l’élection se courbait devant les Américains et menait une politique faite de clivages perpétuels et d’opposition des Français les uns contre les autres !

C’est pour cela que je finis par rendre ma carte de l’UMP en 2009.

Mais que faire alors ? Mes colistiers et moi-même, nous étions en fait un peu perdus.

Pour l’élection présidentielle de 2012, je me refusai à revoter pour Sarkozy. J’étais bien trop déçu par les promesses non tenues et surtout par la dégradation déplorable de l’image de la France et de la fonction présidentielle. Voter Le Pen ? C’était absolument hors de question : mes souvenirs du Congo et tous mes amis d’enfance me rendent insupportable toute vision ou tout réflexe raciste. Alors ? Eh bien alors, j’appelai sur mon blog à voter pour François Hollande. Car il me paraissait après tout comme moins pire que Le Pen et que Sarkozy.

L’élection présidentielle passée, mes colistiers et moi-même nous nous rapprochâmes un temps de l’UDI. Nous espérions que l’on y trouverait un état d’esprit moins sectaire qu’à l’UMP, et que l’on ne nous y forcerait pas à faire preuve d’esprit oppositionnel systématique. Nous nous demandions ce que nous ferions aux municipales de mars 2014. L’UDI voulait que je conduise une liste. Le Modem et même l’UMP – en dépit de mon appel à voter contre Sarkozy ! – m’approchèrent pour que je fasse de même.

Seulement voilà, je n’avais plus envie de jouer ce jeu. Comme je l’écrivis sur mon blog à l’époque, je ne percevais pas d’éléments suffisamment « clivants » à mettre en avant pour justifier de me présenter contre le maire de Barentin avec pour objectif de lui taper six années de plus dans l’opposition (car il nous était impossible de parvenir à conquérir la mairie).

Je décidai donc de laisser tomber tout ça et de ne pas me représenter, ni pour l’UMP, ni pour l’UDI, ni pour le MODEM. Ni pour le PS ni pour personne.

Je laissai tomber tous ces jeux politiciens avec d’autant plus de soulagement que, depuis mon départ de l’UMP en 2009, je n’avais pas cessé de me poser de plus en plus de questions. Moi qui avais tellement cru en 2007 que Sarkozy allait tout redresser, je constatais que tout, au contraire, avait empiré. Et à partir de 2012, je constatais que François Hollande, pour lequel j’avais appelé à voter, n’était pas meilleur que Sarkozy, et qu’il était même sans doute encore pire !

Tout cela me tracassait. Pourquoi une telle situation ? Pourquoi le pays va-t-il si mal ? Pourquoi ce sentiment que plus rien n’est possible malgré une alternance droite-gauche ?

Le premier à m’avoir parlé de l’UPR, c’est mon frère cadet, de huit ans plus jeune que moi, qui est resté dans le Nord.

Il commença à m’en parler en 2012 et je n’y prêtai au début qu’une oreille distraite. Un parti politique nouveau, totalement inconnu, qui proposait de sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, cela me semblait complètement farfelu et excessif.

Certes, je commençais à voir les problèmes posés par l’euro et les politiques de Bruxelles mais je pensais comme tout le monde qu’il suffisait de modifier ce qui n’allait pas.

Mais mon frère n’en démordait pas. Mieux encore, il finit par adhérer à l’UPR en 2013, ce qui, le connaissant, me surprit.

Pendant plusieurs mois, nous eûmes de longues conversations au cours desquelles je récitais machinalement tout ce que la propagande ambiante m’avait mis dans la tête sans que je m’en rende compte. J’objectais à mon frère toutes les raisons pour lesquelles on ne pouvait pas sortir de l’UE : « l’Europe c’est la paix », « l’Europe permet de peser face aux États-Unis », « la France est trop petite toute seule », « il est fou de vouloir se refermer sur soi-même », « être contre l’Europe c’est parler comme le FN », « être contre l’Europe c’est être xénophobe », etc., etc.

Mais mon frère, qui avait écouté les conférences de l’UPR avec beaucoup d’attention, me démontrait à chaque fois – avec des raisonnements tout-à-fait nouveaux pour moi – que mes pauvres arguments « européistes » n’étaient qu’un maigre « vernis » pour masquer une réalité cruelle : la France n’est plus indépendante et nous ne sommes plus un peuple libre de sa destinée. Point.

On ne gomme pas aussi facilement autant d’années de propagande et il me fallut de nombreux mois avant de penser l’impensable et d’accepter de regarder la vérité en face ; au fond, je m’étais fait manipuler comme un bleu pendant tant d’années !

Cette réalité affreuse et profondément blessante pour l’amour-propre, j’ai fini par l’admettre après avoir visionné sur Internet les conférences de François Asselineau ainsi que beaucoup de dossiers et d’articles en ligne de l’UPR. C’est tout cela qui m’a ouvert les yeux et qui m’a permis de comprendre enfin les raisons pour lesquelles la France se détruit un peu plus chaque jour.

Je sais désormais qu’il existe une solution pour que notre pays redresse enfin la tête et en termine avec cette dictature de l’Union européenne, qui interdit à nos dirigeants – quelle que soit leur étiquette – de prendre une quelconque décision d’envergure, faisant d’eux des fantoches.

Il faut que François Asselineau soit candidat aux élections présidentielles de 2017 et qu’à mon modeste niveau je puisse l’y aider.

J’ai donc décidé de m’engager dans la campagne pour les prochaines élections régionales et faire ainsi connaître notre mouvement au plus grand nombre. Et il y a urgence !

Nous avons besoin de tous, nous avons besoin de vous, c’est le message essentiel qui sera le mien pendant cette campagne.

Jean-Christophe LOUTRE

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La liste pour les élections régionales en Haute et Basse Normandie doit comprendre 112 candidats, dont 56 hommes et 56 femmes.
La liste de l’UPR n’est pas encore complète du côté des candidates.
Nous faisons donc appel aux adhérentes et sympathisantes pour qu’elles se manifestent afin de nous permettre de clôturer la liste au plus vite. Merci de prendre contact pour cela en nous écrivant à : http://www.upr.fr/nous-contacter

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