Le communiqué de presse de l’UPR sur le conflit israélo-palestinien est validé par les événements

Télécharger en PDF
Lecture : 3 min
Print Friendly, PDF & Email

Devant les protestations qui s’amplifient dans sa propre majorité (au PS et à EELV) contre son parti-pris, François Hollande déplore soudain le nombre de morts palestiniens…

Il me semble utile de rappeler les termes précis de notre communiqué de presse diffusé hier 10 juillet : « L’UPR proteste de façon solennelle contre le caractère déséquilibré du communiqué de presse de l’Élysée. François Hollande, qui donne l’impression de soutenir sans réserve la position du gouvernement israélien, n’a pas eu un seul mot de compassion pour l’hécatombe de victimes du côté palestinien, ni le moindre mot pour demander un cessez-le feu et la fin immédiate des hostilités de part et d’autre. »

Or, par un long article publié ce 11 juillet à 16h00, le magazine Le Point donne entièrement raison à notre analyse en révélant que « le soutien inconditionnel [ de François Hollande ] à Israël fait des vagues au sein de la gauche française ».

Non seulement EELV a protesté contre le communiqué mais le magazine révèle que « l’indignation a aussi gagné les rangs du PS. « En aucun cas, la France ne doit laisser penser qu’elle cautionne les violences ou les représailles militaires », ont souligné, jeudi dans un communiqué, les députés socialistes Razzy Hammadi et Alexis Bachelay. « La première conséquence de l’usage disproportionné de la force contre les Palestiniens est la mort de plusieurs dizaines de civils, dont de nombreux enfants. La France doit, au contraire, clairement condamner toutes les représailles militaires. » »

Du coup, paniqué par le début de fronde dans son propre camp, François Hollande a été obligé de modifier son discours.

Comme le révèle Le Point : « À la faveur d’un nouveau communiqué, le second en moins de vingt-quatre heures, le chef de l’État a finalement « déploré que les opérations militaires en cours aient déjà fait de nombreuses victimes palestiniennes ». « La sécurité de toutes les populations civiles doit être assurée et l’escalade doit cesser », a souligné François Hollande à l’issue d’un entretien avec Mahmoud Abbas. Et de rappeler que « la France reste mobilisée pour aider Israéliens et Palestiniens à atteindre cet objectif ».»

CONCLUSION

L’analyse que nous avons développée dans notre communiqué de presse d’hier est ainsi totalement validée par les événements.

Je rappelle en effet que, selon les termes de notre communiqué, « l’UPR demand[ait] instamment au chef de l’État d’en revenir à la position équilibrée, impartiale et pacifique de la diplomatie française traditionnelle, qui doit se conformer de façon scrupuleuse au droit international, comme il sied à tout responsable soucieux de paix et de justice dans le monde.»

Le virage à 90° amorcé par François Hollande va donc dans le bon sens. Mais, outre qu’elle arrive après que le mal a été fait, cette palinodie imposée par ses propres troupes ne convainc personne.

Ce nouvel épisode diplomatique désastreux pour l’image de la France – après tant d’autres ! – prouve une nouvelle fois que François Hollande n’a ni les compétences ni la carrure des fonctions suprêmes qu’il occupe.

Si vous avez trouvé une erreur dans ce contenu, vous pouvez nous la signaler en la sélectionnant et en appuyant simultanément sur les touches Ctrl + Entrée.

Aidez-nous ! Partagez :