UNE NOUVELLE « AFFAIRE PÉNICAUD » == L’actuelle ministre du Travail a gagné une fortune en 2013, comme DRH de Danone, pour avoir contribué à faire des licenciements massifs dans un groupe florissant.

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Muriel Pénicaud, ex DRH de Danone, a été ambassadrice déléguée aux investissements internationaux puis directrice générale de Business France avant de devenir ministre du Travail sous Macron.

 

La ministre du Travail Muriel Pénicaud – toujours embourbée dans l’affaire du financement public illégal, car sans appel d’offres, d’une soirée à Las Vegas pour Emmanuel Macron en 2016 – a désormais un nouveau problème sur les bras, et cela au moment où le gouvernement d’Emmanuel Macron s’apprête à réformer le code du Travail par ordonnances.

Le site en ligne de L’Humanité vient en effet de révéler, ce jeudi 27 juillet 2017, que Muriel Pénicaud, a réalisé en 2013, lorsqu’elle était l’une des dirigeantes du groupe Danone, une plus-value très juteuse de 1,13 million d’euros sur la revente de ses stock-options. Et pour quelle raisons ? Parce qu’elle a profité de la flambée en Bourse qui avait… suivi l’annonce de 900 suppressions d’emplois du groupe en Europe, dont 230 en  France.

Directrice générale des ressources humaines du géant de l’agroalimentaire entre 2008 et 2013, la ministre avait profité en avril 2009, en pleine crise financière, d’un prix d’achat historiquement bas de ces stock-options réservées aux cadres dirigeants (l’action valait alors 34,85 euros l’unité). Lorsqu’elle a décidé fin avril 2013 de vendre 52 220 de ses stock-options (à l’expiration du délai de garde de quatre ans imposé par Danone), l’action atteignait 58,41 euros.

Si l’opération n’a rien d’illégal, sa chronologie et son contexte sont en revanche très choquants.

En effet, environ deux mois avant que Muriel Pénicaud ne vende ses stock-options, le 19 février 2013, la direction du groupe avait annoncé la suppression de près de 900 postes managériaux et administratifs, en dépit des résultats financiers records du géant de l’alimentaire !

Or cette décision n’avait pas pu être prise sans l’expertise et l’aval de la DRH, c’est-à-dire de Muriel Pénicaud elle-même…

Et c’est cette annonce – très bien accueillie sur les marchés boursiers parce qu’elle signifiait une hausse du profit des actionnaires – qui avait fait monter en flèche l’action du groupe Danone.

 

En conclusion :

  • Muriel Pénicaud, en tant que DRH du groupe Danone, a contribué à la prise d’une décision de licenciements massifs alors que le groupe était financièrement florissant, 
  • cette décision a eu pour conséquence de plonger 900 familles en Europe, dont 230 en France, dans le chômage, les soucis financiers et la peur du lendemain,
  • mais cette décision a aussi eu pour effet de faire la fortune de Muriel Pénicaud, qui a empoché en quelques jours l’équivalent de 80 années payées au SMIC.

Cette révélation sur le passé très récent de la ministre du Travail intervient au moment où elle défend devant les parlementaires l’idée que faciliter les licenciements serait en définitive… bénéfique à l’emploi et donc aux salariés !

Décidément, les nuages s’accumulent de jour en jour sur la présidence Macron.

FA
27 juillet 2017

 

 

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