UN TRÉSOR DE GUERRE DE 3 M€ PAR AN POUR FINANCER LA PROPAGANDE DE BRUXELLES = Le Times et les pro-Brexit s’indignent d’un programme financé par la Commission pour « contrer l’euroscepticisme ».

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Je crois utile de présenter à nos lecteurs une information qu’aucun grand média français ne leur a donnée pour l’instant et qu’il faut aller chercher dans le journal britannique « The Times ».

À savoir que ce quotidien, généralement considéré comme le plus prestigieux et sérieux du Royaume-Uni et la lecture favorite des élites dirigeantes d’outre-Manche, a fait part de son indignation devant l’annonce – très discrète – des premières utilisations d’un fonds européen destiné à « contrer l’euroscepticisme ».

Le Times, qui fait écho à l’indignation des partisans du Brexit, montre que les dirigeants européistes jettent le masque puisqu’ils lancent ce programme « ouvertement politique », dont on devine que le montant, fixé à 2.876.500 € cette année, pourrait s’accroître au cours des prochaines années.

Le Times souligne que les européistes tentent de « canaliser la critique dans une démarche utile, constructive et positive pour l’intégration européenne à long terme ».

Cette tactique vicieuse est un classique de toute dictature, qui n’admet de critiques que « constructives » et qui interdit toute remise en cause de ses fondements mêmes.

Cette tactique visant à rendre inoffensif tout débat sur la « construction européenne » rappelle l’entretien ahurissant – et ô combien scandaleux ! – de Ségolène Royal qui avait affirmé à la BBC, quelques jours après la victoire du Brexit, que les dirigeants français ne « feront pas la même erreur que David Cameron ». Interrogée par le journaliste britannique, interloqué, sur ce qu’elle pensait alors de la démocratie, Royal avait alors eu l’impudence de répondre : « Nous croyons dans la démocratie, mais nous croyons aux bonnes questions par rapport aux bonnes réponses ». Pour elle, la « bonne question » ne saurait en aucun cas être « Voulez-vous sortir de l’UE » mais « Quelle sorte d’UE voulez-vous  ? »..

Le Times révèle aussi qu’un projet présenté par la ville de Witham (Essex) va être financé par Bruxelles à hauteur de de 14 500 € pour… contester les « résultats du référendum britannique sur l’éventuelle sortie de l’UE » ! L’argent des contribuables européens sert ainsi ouvertement à tenter de remettre en cause des votes démocratiques !

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Il est devenu banal – mais cela n’en est pas moins tragique – qu’aucun grand média français ne diffuse ces informations révélées hier, 14 août 2017, par le journal The Times. 

Il est non moins tragique de constater que la prétendue « construction européenne », confrontée à ses échecs cuisants dans tous les domaines, n’imagine de solution à l’impasse dans laquelle elle a lancé tout un continent, qu’en piétinant les résultats des référendums qui ne lui conviennent pas et en détournant l’argent des contribuables pour financer toujours plus d’opérations de propagande.

François Asselineau
15 août 2017

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NOTA : La traduction ci-dessous, ayant été faite par mes soins, est sujette aux réserves d’usage.
L’article orignal est disponible en ligne ici.

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Bruxelles a dépensé 500 000 € pour des projets destinés à « contrer l’euroscepticisme » en envisageant de créer une « stratégie à long terme » pour saper l’hostilité à l’UE.

Ces dépenses font partie d’un trésor de guerre s’élevant cette année à quelque 3 millions d’euros, qui va financer 84 projets, en Grande-Bretagne et dans l’UE, dans le but de « canaliser la critique dans une démarche utile, constructive et positive pour l’intégration européenne à long terme ».

Les documents de la Commission européenne révèlent que les projets sont financés s’ils « permettent aux participants de contrer l’euroscepticisme et de suggérer des actions possibles que l’UE pourrait entreprendre, afin de favoriser un sentiment d’appartenance à l’Europe, de comprendre les avantages de l’UE et de renforcer la cohésion sociale et politique de l’UE».

Pour reprendre les termes du programme de travail de la Commission pour cette année, « de tels débats ou activités devraient permettre aux participants d’approfondir leur connaissance de l’UE. . . [et] de comprendre le coût de ne pas faire partie de l’UE ».

Cette ligne budgétaire ouvertement politique, fixée à 2.876.500 € cette année, a été créée en décembre, après le référendum [britannique] sur l’UE, et a été motivée par la peur de Bruxelles d’assister à une vague d’hostilité populiste.

Notre enquête révèle que dix de ces projets impliquent directement la Grande-Bretagne, généralement par l’intermédiaire de collectivités locales, pour un financement total de 539 250 € cette année.

L’un des projets qui a été retenu – pour une valeur de 150 000 € – concerne la ville de Newtown dans le Powys [Pays de Galles] et plusieurs régions en Grèce, au Portugal, en Espagne, à Malte, en Italie et en Estonie. Il précise que le Brexit a « mis en péril la structure fondamentale de l’UE » et que « l’euroscepticisme est en croissance » du fait de « phénomènes comme l’ignorance des programmes européens ».

La demande de subvention a déclaré que « les activités sont prévues de manière à ce qu’un grand nombre de citoyens qui représentent la base d’un réseau de coopération à long terme soient inclus ».

Beaucoup de projets impliquent le mouvement européen des villes jumelées, mouvement qui est antérieur à l’UE, y compris un autre projet multinational « dans le contexte de l’euroscepticisme et des interrogations sur l’UE » d’une valeur de 150 000 € impliquant la ville de Tetbury dans les Cotswolds [ouest de la Grande Bretagne] et 14 autres pays. Un autre projet impliquant Streatham, au sud de Londres, et six autres villes européennes, a reçu 132 750 € dans le but de « diminuer la vague d’euroscepticisme et d’europhobie ».

Le projet ainsi retenu avait déposé une demande de financement qui déclarait : « Nous espérons renverser le niveau de l’euroscepticisme, aux niveaux national et international, et présenter les bonnes affaires et les avantages de l’UE à ses citoyens ».

Un projet, qui a reçu un crédit de 22 000 €, concerne Devizes, dans le Wiltshire [ouest de la Grande Bretagne], [le département de] la Mayenne, dans le nord-ouest de la France, et Waiblingen dans le sud-ouest de l’Allemagne. Il affiche l’ambition de « favoriser la notion plus large de citoyenneté européenne, en particulier pour les membres britanniques susceptibles de se retirer de cette idée suivant le vote du Brexit, et d’encourager une participation citoyenne et démocratique continue au niveau européen ».

Un projet de 14 500 €, dont bénéficiera Witham, Essex, veut contester « l’euroscepticisme croissant », les « résultats du référendum britannique sur l’éventuelle sortie de l’UE » et recherche « les moyens de préserver la situation politique européenne actuelle ». Un autre dossier accorde 14 500 € à Hertsmere, Hertfordshire, qui annonce son projet de « donner une chance à l’Europe…. contre l’euroscepticisme, qui va de la simple eurocritique jusqu’à la complète europhobie ».

Ces projets sont attaqués par les militants de Brexit et les eurosceptiques.

« Les contribuables [britanniques] ont déjà décidé qu’ils souhaitaient partir », a déclaré Patrick O’Flynn, député européen Ukip pour l’est de l’Angleterre. « Il est insultant que leur argent soit utilisé pour financer l’endoctrinement. Le fait que les dirigeants de l’UE mettent un tel accent sur la propagande nous prouve qu’ils cherchent à camoufler une foule de défauts, le manque de démocratie étant le tout premier d’entre eux ».

Une porte-parole de la Commission a déclaré que ces projets et leur financement ont été « discutés et décidés par un comité de représentants nommé par les États membres ». « Bien que la sémantique puisse changer, le raisonnement est le même : il s’agit d’approfondir la compréhension de l’UE », a-t-elle déclaré.

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