🎥 UPRTV – Leur stratĂ©gie vicieuse pour supprimer petites communes et dĂ©mocratie

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Élections municipales 2026 : une réforme silencieuse qui change tout

Dans cette vidĂ©o, François Asselineau analyse les transformations du scrutin municipal français Ă  l’occasion des Ă©lections des 15 et 22 mars 2026, rĂ©vĂ©lant les consĂ©quences mĂ©connues d’une rĂ©forme Ă©lectorale entrĂ©e en vigueur sans large publicitĂ©.



Un système Ă©lectoral flexible jusqu’en 2008
Jusqu’Ă  rĂ©cemment, les communes de moins de 3 500 habitants jouissaient d’une grande flexibilitĂ© Ă©lectorale. Les candidats pouvaient se prĂ©senter isolĂ©ment ou en listes incomplètes. Surtout, les Ă©lecteurs disposaient du droit de panachage : la possibilitĂ© de modifier les listes en barrant des noms ou en en ajoutant d’autres. Ce système garantissait une forte participation et une reprĂ©sentation diverse des sensibilitĂ©s locales.


Les deux réformes qui ont tout changé
En 2014, le seuil d’obligation du scrutin de liste a Ă©tĂ© abaissĂ© de 3 500 Ă  1 000 habitants. Mais en 2025, deux changements fondamentaux ont transformĂ© le paysage : l’imposition du scrutin de liste obligatoire et de la paritĂ© homme-femme dans toutes les communes de France, y compris les plus petites.

Ces obligations, bien intentionnĂ©es en apparence, crĂ©ent des dĂ©fis organisationnels majeurs. Dans les communes rurales, recruter un nombre suffisant de candidats — et particulièrement de candidates — s’avère complexe. Le rĂ©sultat ? Une explosion du nombre de communes avec une seule liste.


Les chiffres parlent d’eux-mĂŞmes
Entre 2020 et 2026, le nombre de communes avec une seule liste est passĂ© d’environ 3 000 Ă  près de 25 000 — dont 19 000 petites communes. Cela reprĂ©sente environ 72 % des communes françaises oĂą les Ă©lecteurs dĂ©couvriront un seul choix possible, sans aucune possibilitĂ© de modification des bulletins.

Les conséquences prévisibles
Le prĂ©sident de l’UPR identifie trois consĂ©quences majeures : une augmentation de l’abstention, car les Ă©lecteurs ne voient plus l’intĂ©rĂŞt de se dĂ©placer ; une augmentation des bulletins nuls, notamment chez les Ă©lecteurs plus âgĂ©s qui tenteront le panachage selon les anciennes règles ; et surtout, une Ă©rosion progressive de la participation dĂ©mocratique, minant le sentiment que le vote local a un sens.


Un objectif stratégique plus large
Au-delĂ  des enjeux Ă©lectoraux immĂ©diats, le prĂ©sident de l’UPR pointe une logique de restructuration administrative : la suppression progressive des petites communes et leur fusion dans de grandes entitĂ©s intercommunales. Un système fonctionnant aujourd’hui avec proximitĂ© et rĂ©activitĂ© laisserait place Ă  une administration plus distante et moins accessible.

L’engagement de l’UPR
Face Ă  ces enjeux, Asselineau s’engage, au nom de l’UPR, Ă  restaurer le système de listes par panachage dans les petites communes si le mouvement parvient au pouvoir Ă  partir de 2027. Un retour aux Ă©quilibres qui ont fait leurs preuves.