L’intervention américaine au Venezuela n’est pas terminée : elle commence !

Les larbins de l’État profond ont peut-être crié victoire trop tôt et oublié que le monde a beaucoup changé depuis le coup d’État américain de la CIA au Chili en 1973.
Sur le front intérieur, comme au niveau international, l’affaire est très loin d’être pliée en faveur de Washington.
1️⃣ AU VENEZUELA
La propagande euro-mondialiste déversée dans les médias mainstream est trompeuse. Il ne suffit pas de montrer en boucle quelques milliers de personnes en liesse chez les Venezueliens expatriés, ou au Venezuela même, pour en conclure que Maduro et son régime y font l’objet d’une exécration générale.
S’il est exact que le régime est devenu très impopulaire chez beaucoup de Venezueliens (comme je l’ai dit dans ma vidéo d’hier soir), il n’en est pas moins vrai qu’il bénéficie encore de solides soutiens (comme je l’ai dit aussi). Notamment dans les catégories les plus modestes de la population.
Même si Maduro est détesté par beaucoup de Venezueliens, il est tout de même moins impopulaire que Macron en France !
Par ailleurs, il faut avoir l’ignorance crasse et le parti-pris pro-étasunien et pro-israélien de Zemmour et Knafo (qui se sont réjouis du coup d’État américain !) pour ne pas comprendre :
⚠️ que des millions de Venezueliens se rappellent avec horreur les décennies d’avant Hugo Chávez.
À titre d’exemple, j’ai rappelé dans ma vidéo d’hier le pedigree du président Carlos Andrés Pérez, agent de la CIA et infâme crapule, qui avait fini par être emprisonné puis par s’enfuir pour terminer sa vie en Floride.
⚠️ que les Américains (« gringos ») font l’objet d’une détestation plus importante que Maduro et le régime instauré par Hugo Chávez.
Celui-ci a rebaptisé le pays « République bolivarienne du Venezuela », pour rappeler aux Venezueliens la grandeur de leur histoire (le « Libertador » Simon Bolivar) et leur redonner la fierté de lutter contre toute ingérence étrangère.
Dès lors,tout dirigeant du Venezuela qui arrivera dans les bagages de l’Oncle Sam fera l’objet d’un rejet absolu et immédiat de pans entiers de la société venezuelienne.
On l’a vu,ô combien !,avec la piteuse tentative de Trump, lors de son premier mandat, d’imposer le blanc-bec Juan Guaido (qui était financé par les barons de la drogue colombiens !), et cela avec le misérable soutien de Macron qui y avait déjà fourvoyé notre diplomatie.
Du reste,Maduro ne gouvernait pas le Venezuela tout seul. Il était soutenu par une majorité de parlementaires, par les grandes institutions du pays et par la Cour suprême qui a confié la présidence par intérim à sa fidèle vice-présidente Rodriguez conformément à la Constitution vénézuélienne.
Alors ?
Que va faire et que peut faire Trump ?
Imposer son propre président serait le meilleur moyen de susciter une guerre civile et un enlisement tragique de l’armée américaine.
2️⃣ SUR LA SCÈNE MONDIALE
Ce matin, Pékin vient de publier un communiqué tout-à-fait extraordinaire. La diplomatie chinoise, très mesurée et allusive depuis les années 1990, y retrouve des accents martiaux dignes de l’ère maoïste.
▪️ elle qualifie le coup d’État américain de «violation flagrante du droit international »
▪️ elle exige « la libération immédiate du président Maduro et de son épouse »
▪️ elle demande à Washington de « cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela »
Cette fermeté et ces exigences montrent que la Chine fait du Venezuela un casus belli car elle y voit
▪️la remise en cause inacceptable du droit international et des souverainetés nationales
▪️un étranglement prémédité de ses approvisionnements en hydrocarbures.
Ce changement de ton n’annonce rien de bon pour Washington,où l’on a peut-être sous-estimé la nouvelle capacité de rétorsion de Pékin.
Que fera Trump si la Chine décrète un embargo total de l’exportation vers les États-Unis des terres rares, essentielles pour l’industrie et les technologies de pointe, dont elle a quasiment le monopole mondial ?
