L’UE OU LE NIVEAU DE VIE DES FRANÇAIS MODESTES ? LA TRAGIQUE INCOHÉRENCE DE LA GAUCHE FRANÇAISE

✔️ Je comprends que la gauche s’insurge contre le MEDEF qui veut créer un « CDI Spécial jeunes », sans protection, comparable au CPE de Villepin qui avait plongé la France au bord de l’insurrection en 2006.
👉 source : cet article de Libération
✔️ Mais je ne comprends pas que la gauche veuille mordicus rester dans l’UE, alors que c’est la cause n°1 des régressions sociales tous azimuts que les catégories modestes de la population subissent depuis 25 ans.
Voici encore quelques jours, l’UE a signé un Accord commercial de libre-échange généralisé avec l’Inde : plus de 90% de nos protections douanières vont disparaître.
Cela signifie que les entreprises et les salariés français vont être placés en concurrence frontale, sans protection douanière, avec des entreprises et des salariés où :
▪️le coût du travail
▪️les prestations sociales
▪️les taux d’imposition
▪️les contraintes réglementaires,
sont 5 fois, 10 fois, 20 fois plus faibles qu’en France !
Quel aveuglement politique et idéologique faut-il avoir pour ne pas comprendre qu’une telle situation place les entreprises françaises dans l’obligation absolue de diminuer tous leurs coûts ? Et notamment de précariser leurs propres salariés.
Si nos entreprises ne le font pas, elles seront amenées fatalement, comme tant d’autres avant elles,
▪️soit à déposer leur bilan
▪️soit à transférer tout leur appareil productif dans des pays comme l’Inde, avec la bénédiction des Traités européens qui imposent justement la libre circulation des capitaux à cet effet !
💡 CONCLUSION
La gauche doit être lucide, honnête et courageuse. Elle doit indiquer clairement quelle est sa priorité n°1.
🇫🇷 Soit la gauche a pour priorité n°1 de préserver, autant que faire se peut, les acquis sociaux des Français ; il est alors impératif qu’elle explique à ses électeurs qu’il faut sortir en extrême urgence de l’Union européenne et rétablir des protections aux frontières.
🇪🇺 Soit la gauche a pour priorité n°1 de rester dans la « construction européenne », tout en en déplorant les effets décennie après décennie, et en faisant rêver ses électeurs à la chimère d’une « autre Europe », cette Arlésienne de l’Europe sociale qui arrivera à la Saint-glinglin : il faut alors consentir à la destruction du tissu industriel français et de l’ensemble des acquis sociaux du peuple français, pour se rapprocher rapidement du niveau de vie des Indiens.
C’est la seule alternative.
On ne peut pas, à la fois, refuser la destruction des acquis sociaux des Français, ET refuser le Frexit.
Les événements forcent à choisir, parce que l’on ne peut pas vouloir une chose et son contraire.
FA
01/02/2026
