SCANDALE À JÉRUSALEM, LA POLICE ISRAÉLIENNE EMPÊCHE L’OFFICE DES RAMEAUX AU SAINT-SÉPULCRE

SCANDALE À JÉRUSALEM, LA POLICE ISRAÉLIENNE EMPÊCHE L’OFFICE DES RAMEAUX AU SAINT-SÉPULCRE.
MELONI, MACRON ET SANCHEZ PROTESTENT VIVEMENT
Ce dimanche 29 mars était le dimanche des Rameaux qui ouvre la Semaine sainte. Il commémore la dernière montée du Christ à Jérusalem, où Il avait été reçu triomphalement par une foule en liesse, à quelques jours de Sa crucifixion et de Sa résurrection le matin de Pâques.
Avec la messe de Noël et celle de Pâques, la messe des Rameaux est l’une des plus ardemment suivies par les chrétiens, notamment les catholiques, du monde entier.
Or la police israélienne a empêché le Patriarche latin de Jérusalem Pierbattista Pizzaballa (dont le nom fut parfois cité comme « papabile » lors du dernier conclave) d’accéder à l’église du Saint-Sépulcre pour y célébrer cette messe des Rameaux.
Le chef des franciscains pour la Terre sainte en a également été interdit.
Pour bien comprendre le symbole,il faut savoir que l’église ou « basilique du Saint-Sépulcre », aussi appelée « basilique de la Sainte Résurrection » par les chrétiens d’Orient, est située dans le quartier chrétien de la Vieille ville de Jérusalem, à l’épicentre même de la foi chrétienne.
Elle est en effet construite,selon la tradition, sur :
▪️le lieu de la Crucifixion du Christ (appelé « Golgotha » ou « lieu du crâne »)
▪️la grotte où le corps du Christ fut déposé après sa mort (appelé « Saint-Sépulcre » ou « tombeau de Jésus »)
▪️et par conséquent le lieu de la Résurrection le dimanche de Pâques.
Ce lieu sacro-saint du christianisme est vénéré par les catholiques et les orthodoxes qui y vont en pèlerinage depuis plus de 1600 ans (IVe siècle).
Au début du XXIe siècle, la Basilique a accueiĺli plus de 1 million de pèlerins par an
Cela explique pourquoi la décision de la police israélienne d’empêcher le Patriarche latin et le père de l’église du Saint-Sépulcre d’y célébrer la messe du dimanche des Rameaux a provoqué un scandale planétaire.
– COMMUNIQUÉ DU PATRIARCAT LATIN ET DE LA CUSTODIE DE TERRE SAINTE –
Ces deux institutions ont publié un communiqué commun pour dénoncer le fait que les deux hauts dignitaires de l’Église «ont été arrêtés en chemin alors qu’ils se déplaçaient à titre privé (…) et ont été contraints de rebrousser chemin».
« En conséquence, et POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS DES SIÈCLES, les chefs de l’Église ont été empêchés de célébrer la messe du dimanche des Rameaux à l’église du Saint-Sépulcre. »
« Cet empêchement constitue un GRAVE PRÉCÉDENT et témoigne d’un manque de considération envers la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, tournent leur regard vers Jérusalem. »
– MELONI, MACRON, SANCHEZ PROTESTENT VIGOUREUSEMENT –
Cette interdiction, évidemment décidée par Netanyahou ou ses proches, a poussé les dirigeants des 3 principales nations catholiques d’Europe occidentale à réagir fermement.
🇮🇹 La première fut Giorgia Meloni, qui a déclaré que cette interdiction «constitue une OFFENSE non seulement pour les croyants, mais pour toute communauté qui reconnaît la liberté religieuse».

🇫🇷 Pour une fois à la hauteur de sa fonction, Macron a renchéri : « Je CONDAMNE cette décision de la police israélienne, qui s’ajoute à la MULTIPLICATION PRÉOCCUPANTE DES VIOLATIONS DU STATUT DES LIEUX SAINTS DE JÉRUSALEM »

🇪🇸 Le PM Pedro Sánchez a dénoncé « une ATTAQUE INJUSTIFIÉE à la liberté religieuse » et a exigé QU’ISRAËL RESPECTE LE DROIT INTERNATIONAL.

Dans un premier temps, Nétanyahou a répondu par un mensonge narquois, en osant dire qu’il n’y avait « aucune intention malveillante » derrière cette interdiction, mais seulement « une inquiétude pour la sécurité » du patriarche et de ses fidèles.
Dans un second temps, Nétanyahou a fait volte-face. Face au tollé mondial, il ne pouvait plus continuer à alléguer de risques de missiles iraniens qui empêcheraient la messe des Rameaux au Saint-Sépulcre mais pas la foule au Mur des Lamentations.
C’était trop gros
En FRANCE, à part Raffarin, la DROITE et L’EXTRÊME-DROITE SONT RESTÉES MUETTES SUR LE SCANDALE.
En particulier Knafo, vice-présidente du Groupe de soutien aux Chrétiens d’Orient au parlement européen, a encore « oublié » de réagir. Ce qui confirme que son soutien au Likoud et à l’extrême-droite israélienne, suprémaciste et anti-chrétienne, passe avant toute autre considération.
