Un slogan qui veut tout dire

Le défaitisme de la Coordination Rurale
La Coordination Rurale a trouvé le slogan pour bien saborder son propre mouvement. Leur slogan n’était pas « Vite le Frexit ! », ni « Exigeons des vrais débats sur FR2 sur le Frexit ! », comme je le suggérais dans ma Lettre Ouverte. Non, leur slogan était : « On ne crèvera pas en silence ».
A-t-on déjà vu un slogan plus affreux, plus défaitiste, plus démobilisateur ?
Ce slogan signifie très exactement : « nous les agriculteurs familiaux on va crever, mais laissez nous gueuler un bon coup comme à chaque fois, avant de nous tuer ». Or c’est exactement ce qui vient de se produire ce 9 janvier 2026, à l’occasion du feu vert des 27 chefs d’État et de gouvernement de l’UE à la signature de l’accord avec le Mercosur.
Macron a voté contre. Cela n’a servi à rien puisque l’Italie a trahi la France et nous a empêchés d’avoir la minorité de blocage. Quant aux syndicats, et à la Coordination Rurale en particulier, ils ont invité les agriculteurs…à rentrer chez eux !
Le sketch est fini et le Frexit n’a pas été mis sur la table des négociations. Comme d’habitude, les syndicats agricoles ont vociféré contre les conséquences. Mais ils ont surtout organisé le grand silence sur la cause du désastre.
Conclusion
Les choses sont donc maintenant d’une pureté de cristal. Pour eux-mêmes, pour leurs enfants et pour la France, les agriculteurs sont devant un choix historique. Soit ils continuent de faire confiance à leurs syndicats aux partis politiques pro-européens : l’agriculture familiale disparaitra d’ici 15 ans. Soit ils renvoient en masse leurs cartes à tous ces syndicats et tous ces partis. Ceux-là même qui viennent hypocritement « soutenir les agriculteurs » en manifestation puis qui les trahissent en restant dans l’UE.
Tous les agriculteurs doivent rejoindre les rangs grandissants de l’UPR, le parti du Frexit, qui veut les défendre. La France doit se libérer de l’UE si nous voulons sauver l’agriculture familiale française.
Nous restons dans l’attente de la réponse du président de la Coordination rurale Bertrand Venteau, ainsi que celle des présidents des quatre autres syndicats (FNSEA,JA, Confédération paysanne et MODEF), suite à l’envoi de notre lettre ouverte, qui leur demande d’exiger des débats sur le Frexit : Lettre ouverte d’Asselineau à 5 syndicats agricoles
