Grande purge à Washington : y a-t-il une guerre entre Trump et Vance ?

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François Asselineau analyse une situation géopolitique d’une gravité exceptionnelle. En quelques jours, le discours de Trump sur l’Iran a révélé une stratégie incohérente et une prise de pouvoir des faucons au sein de l’administration américaine.

Le discours du 1er avril : victoire affichée, réalité contraire

Trump a présenté un bilan de victoire militaire en affirmant que 90 % des capacités iraniennes auraient été détruites. Pourtant, l’Iran continue d’envoyer des missiles qui percent le dôme de fer israélien. Les objectifs de guerre restent flous : uranium enrichi, détroit d’Ormuz, changement de régime, les prétextes se multiplient, suggérant une décision prise sans stratégie véritable.

Limogeage de généraux, le symptôme d’une guerre intestine

La nuit du 2 au 3 avril, Pete Hegseth, secrétaire à la défense, a limogé trois généraux majeurs : Randy George (chef d’état-major de l’armée de terre), David Hodney (formation et transformation de l’armée), et William Green Junior (aumônier en chef des forces terrestres). Ces limogages révèlent une lutte interne : les généraux s’opposaient à une invasion terrestre de l’Iran, que Trump semble prêt à ordonner.

Des crimes de guerre documentés

La destruction de l’Institut Pasteur iranien (recherche médicale) et du pont de Karaj viole le droit international. Trump menace d’autre part de réduire l’Iran « à l’âge de pierre » en détruisant centrales électriques, hôpitaux et ponts, autant de crimes de guerre selon le Statut de Rome.

La position française : une bonne surprise

Macron a interdit le survol du territoire français aux avions livrant des armes à Israël. Puis mis le veto français au Conseil de sécurité de l’ONU pour empêcher une intervention militaire dans le détroit d’Ormuz. Ces décisions, conformes au droit international et à la tradition gaullienne, marquent une indépendance inattendue.

Le 25ème amendement, un scénario envisageable ?

Des juristes et parlementaires américains évoquent le 25e amendement qui permet au vice-président J.D. Vance et aux hauts fonctionnaires de déclarer le président inapte. Bien que complexe à mettre en œuvre, cette possibilité révèle l’ampleur de la crise institutionnelle aux États-Unis.