Nous diminuerons l’empreinte écologique de la France par une relocalisation massive de la production industrielle, la préservation et le développement de nos sources d’énergie propre et le soutien fiscal aux productions locales. Les importations contribuent pour 57 % à l’empreinte écologique de la France, et ce, sans tenir compte du caractère souvent dégradé des normes sociales et environnementales dans les pays de production.
Les politiques de rapatriement de la production en France que nous mettrons en œuvre grâce au contrôle des mouvements de marchandises et de capitaux – et l’ouverture, en conséquence, d’usines dotées des technologies les plus avancées et les moins polluantes – permettront de diminuer cette empreinte.
Nous soutiendrons la ruralité ainsi que les productions locales ou respectueuses de l’environnement par une fiscalité avantageuse. Ainsi, sera mise en place une exemption pure et simple de TVA sur les denrées alimentaires vendues en circuit court ou coopératif, ainsi que sur les produits français issus de l’agriculture biologique ou de permaculture.
Nous favoriserons également les transports propres en :
• Créant un grand plan d’incitations et d’investissement pour favoriser le recours au ferroutage (transport des camions par le rail) dans le transit des marchandises, avec pour objectif d’atteindre 70% de part du rail sur les axes prioritaires Paris-Marseille/Montpellier, Paris-Bordeaux et Paris-Belgique avant la fin du quinquennat ;
• Interdisant toute fermeture de petite ligne ferroviaire et en réexaminant le dossier des lignes fermées pour motifs économiques ces quinze dernières années ;
• Renforçant l’encadrement des prix des lignes de TCV et Intercités pour permettre l’accès au transport propre par tous.
Ces mesures seront en partie financées par la création d’une écotaxe imposée aux poids lourds étrangers utilisant les infrastructures nationales, ce qui ne pèsera pas sur les finances des foyers français et qui aura pour effet de favoriser les productions locales et le secteur du transport routier national. C’est seulement en s’affranchissant de l’Union européenne qu’il est possible de mettre en place cette mesure (une telle taxe serait actuellement interdite).
Nous lutterons enfin contre l’étalement urbain qui participe à l’artificialisation des sols (cause de pertes de zones utilisables pour l’agriculture, de destruction de la biodiversité ainsi que de dégâts climatiques), et dévitalise par ailleurs les centres villes au préjudice des artisans et commerçants indépendants. Pour cela, un moratoire de 5 ans sera institué sur la création de zones commerciales en périphérie des villes de moins de 30 000 habitants.
La mondialisation sauvage est la première responsable du dérèglement climatique. En sortir sera bien plus efficace que n’importe quelle mesure d’écologie punitive.
