Rififi à l’UMP : Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré dénonce l’intervention de Sarkozy sur TF1 qui « atteint les fondements du vivre ensemble [et] de la République »

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Jean-Louis Debré ; VOEUX AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, AU PALAIS DE L'ELYSEE

Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro


Dans notre communiqué de presse d’hier (4 juillet) sur le crime d’Albi, nous avons écrit textuellement :

« Comment faire respecter l’autorité de l’État si un ancien Président de la République, mis en examen par la justice et menacé par pas moins de sept affaires, s’invite aux heures de plus grande écoute sur la première chaîne de télévision pour attaquer personnellement les juges en charge de son dossier et piétiner ainsi sans vergogne les règles les plus élémentaires du secret de l’instruction ? »

Or, ce 5 juillet au matin, c’est rien moins que le président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré, membre historique du RPR puis de l’UMP, qui intervient sur Europe 1 (repris dans le Figaro) pour dire exactement la même chose :

« Heurté par l’entretien de Nicolas Sarkozy sur TF1 et Europe 1 après sa mise en examen, le président du Conseil constitutionnel lui répond vivement en défendant la probité des juges et l’impartialité des Sages. […] Jean-Louis Debré estime au sujet de la sortie de l’ancien président de la République que « quand des responsables politiques commencent, à droite ou à gauche, à s’en prendre aux juges, c’est un des fondements du vivre ensemble, de la République qui est atteint ». »
Source : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/07/04/25002-20140704ARTFIG00172-la-charge-de-jean-louis-debre-contre-nicolas-sarkozy.php

Jean-Louis Debré, qui a lui-même été juge d’instruction dans les années 80 et qui préside la plus haute institution française (théoriquement) chargée de faire respecter la Constitution, met ainsi les pieds dans le plat, comme nous l’avons fait nous-mêmes auparavant. Il montre au passage que la guerre est ouverte au sein de l’UMP…

Je suggère aux quelques internautes qui sont venus sur la présente page s’indigner que, selon eux, nous aurions « attaqué » Nicolas Sarkozy indûment, de faire maintenant part de leur indignation au président du Conseil Constitutionnel…

François Asselineau

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