La démocratie et la liberté d’expression en France au quotidien

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En ces jours où les médias prennent la responsabilité de chauffer à blanc l’opinion publique, en jouant sur la réaction émotionnelle légitimement éprouvée par les Français devant l’horreur des attentats parisiens, tous les responsables politiques prennent bien entendu la pose de la vertu offensée. Ils n’ont à la bouche que le respect de la « démocratie », de la « liberté d’expression » et des grands principes républicains.

Parfait, dira-t-on. Seulement voilà. Il s’agit d’une simple posture, écœurante d’hypocrisie, qui est contredite par le mépris d’acier dont ils témoignent, jour après jour, devant toute pensée et toute question qui n’est pas conforme à l’euro-atlantisme obligatoire.

En veut-on un énième exemple, venu du « terrain » ? Je viens tout juste de recevoir un courrier émanant de l’un de nos très récents adhérents, un jeune chômeur vivant dans l’est de la France.

Je crois utile de rendre public son témoignage, tant il est symptomatique de l’état RÉEL de la démocratie et de la liberté d’expression en France :

 

« Monsieur Asselineau,

Suite à votre article sur la dangerosité de la « loi Macron », j’ai décidé d’alerter les députés de mon département.

Un mois plus tard aucune réponse des 6 députés que j’avais contactés…

Je leur ai d’ailleurs envoyé un mail de rappel pour leur faire part que je m’en souviendrai pour les prochaines législatives !

Après avoir assisté à la conférence très instructive de Yannick Hervé sur le TAFTA à Nancy, j’ai également décidé d’écrire aux députés européens de ma circonscription en y ajoutant quelques personnalités (José Bové, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon) soit en tout 8 eurodéputés.

Un mois plus tard, aucune réponse !

Par le passé, quand j’envoyais une pétition à des députés et à des euro-députés j’avais au moins quelques retours.

La différence est que, ces deux mails ,je les ai commencés en disant que je m’associais à l’UPR pour dénoncer la loi Macron et le TAFTA. Est-ce une mesure de censure ?!

J’ai l’impression que notre pays est comme le Titanic. Nous avons beau crier que nous fonçons vers le naufrage, l’élite continue à se distraire dans la salle de bal.

Récemment membre de l’UPR, je vous adresse, Monsieur Asselineau, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Je vous remercie pour vos conférences et vos analyses pertinentes, elles sont toujours aussi enrichissantes et elles me permettent de décrypter l’actualité et l’état de notre pays. Je souhaite de tout cœur que notre parti permette de sauver la France. Soyez assurez de mon militantisme auprès de mon entourage !

Cordialement,

B. »

Je viens de remercier vivement ce nouvel adhérent, pour la grande maturité de sa démarche, posée et républicaine.

Cette démarche convient très bien à l’UPR, qui est un mouvement sérieux et responsable, et qui vise à la paix et à la concorde civiles.

Cette démarche intelligente rappelle que, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire ces jours-ci, la démocratie et la liberté d’expression ne sont nullement synonymes de caricatures insultantes visant à jeter de l’huile sur le feu du malaise social ou à conforter la théorie du « Choc des civilisations ».

Comme nous l’avons précisé dans notre dernier communiqué de presse, l’UPR ne commencera à croire à la volonté du gouvernement et des européistes de faire respecter les principes démocratiques que lorsque des débats, contradictoires, sérieux et approfondis, auront lieu – aux heures de grande écoute sur les grands médias de notre pays, et avec l’UPR -, sur toute une série de questions essentielles, de facto interdites actuellement d’antenne.

Par exemple :

– sur le coût budgétaire net de l’appartenance de la France à l’Union européenne ;

– sur les avantages et les inconvénients d’une sortie unilatérale de l’euro par l’article 50 du Traité sur l’Union européenne ;

– sur les avantages et les inconvénients d’une sortie unilatérale de l’UE par l’article 50 du Traité sur l’Union européenne ;

– sur la sortie de l’OTAN par l’article 13 du Traité de l’Atlantique nord ;
– sur l’origine exacte de la dette publique et sa légitimité ;

– sur la politique française vis-à-vis de la Russie ;

– sur le soutien de la France aux mouvements néo-nazis d’Ukraine et des pays baltes ;

– sur l’appui logistique et financier apporté par l’OTAN et la France aux mouvements islamistes terroristes radicaux du Moyen Orient ;

– sur le bilan en termes de morts, de destructions et de conséquences géopolitiques, des interventions de l’OTAN en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie ;

– etc. .

J’invite donc tous les adhérents et sympathisants de l’UPR à faire comme notre récent adhérent.

C’est-à-dire à demander, posément et courtoisement, par courrier ou courriel, à leur député de faire bel et bien respecter les grands principes démocratiques dans notre pays comme il se targue de le faire. Comment ? En acceptant enfin de débattre avec l’UPR dans des débats publics, approfondis et contradictoires. Ou au moins d’avoir la courtoisie de répondre à nos interrogations et à nos analyses.

Si la demande de nos adhérents et sympathisants se solde par une non-réponse ou par un refus, ils sauront alors à quoi s’en tenir sur les grandes déclarations actuelles, relatives au respect des grands principes démocratiques, que leur prodigue leur député.

La démocratie et la liberté d'expression en France au quotidien

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