François Asselineau invité de Louis-Antoine Michelet sur TV Finance – 16/09/2025

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Dans cet entretien, François Asselineau est revenu sur la dégradation de la France à A+ prononcée par l’agence de notation Fitch Ratings. Le président de l’UPR explique que cette dégradation, largement anticipée par les marchés (les taux d’intérêt sur les obligations à 10 ans ayant même légèrement baissé), devrait être suivie par Moody’s et Standard & Poor’s dans les mois à venir. Il anticipe une intervention de la BCE, via des mécanismes comme l’Instrument de Protection de la Transmission, pour racheter des créances françaises sur le marché secondaire et limiter l’écart (spread) entre les rendements français et allemands, malgré l’interdiction inscrite dans les traités européens.

Sur le plan budgétaire, François Asselineau critique vivement la gestion d’Emmanuel Macron, qu’il accuse d’avoir endetté la France de manière extravagante, avec une augmentation de la dette publique de plus de 1 100 milliards d’euros depuis son accession à la présidence en 2017. Il dénonce l’absence de contrôle institutionnel sur ces dépenses, pointant une faille structurelle dans les institutions françaises, qui donnent trop de pouvoir au président sans contrepoids efficace.

Prenant prétexte de la dégradation par Fitch Ratings, il argue que la perte de souveraineté économique et monétaire, due à l’euro et à la libre circulation des capitaux imposée par l’UE, empêche la France de maîtriser sa politique monétaire et de restaurer sa compétitivité, la transformant progressivement en un « musée » économique.

Par ailleurs, François Asselineau accuse Sébastien Lecornu de trahison envers Fillon et de falsification de CV. Il reproche au RN et à LFI leur alignement ou incohérence, dénonçant une démocratie affaiblie par des institutions inadaptées et l’absence de contrepouvoirs.