François Asselineau invité de Nicolas Stoquer sur GPTV – 09/04/2026

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Iran, Trump et la débâcle stratégique : décryptage d’une mutation géopolitique

Interrogé par Nicolas Stoquer, François Asselineau a analysé les transformations radicales de la politique étrangère américaine depuis le début 2026. Le président Trump, qui avait été élu sur un programme de fin des conflits, s’est engagé dans une opération militaire contre l’Iran sans objectifs clairs ni résultats concluants.


Le président de l’UPR a énuméré quatre explications complémentaires à ce revirement. Premièrement, Trump cache peut-être son vrai jeu dès le départ. Deuxièmement, il serait tombé sous la coupe de Netanyahu, qui disposerait de leviers de chantage puissants. Troisièmement, cette opération s’inscrirait dans un conflit stratégique global entre États-Unis et Chine sur la prééminence du dollar et l’accès aux hydrocarbures.
Quatrièmement, certains observateurs rapprochent le comportement de Trump de troubles cognitifs croissants : désinhibition, incohérence, perte de mémoire. Des rapports évoquent des visites mensuelles à l’hôpital militaire de Washington et d’éventuels traitements contre les dépôts de bêta-amyloïde. Son chef de cabinet aurait demandé à ses collaborateurs de lui tenir tête, tant le personnel aurait été terrorisé par ses foucades.


Militairement, l’Iran s’est révélé bien plus résilient que prévu. Ayant construit des cités souterraines invulnérables et développé une doctrine militaire sophistiquée, les Iraniens ont d’abord aveuglé les systèmes de radars américains, puis ont bombardé les installations militaires dans le Golfe. Bien que subissant des pertes, notamment dans sa marine, l’Iran apparaît comme la puissance victorieuse de ce conflit inachevé.


Sur le plan diplomatique, la France s’est démarquée. Macron a reconnu l’État palestinien et s’est positionné aux côtés de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité. Il a aussi interdit le survol de l’espace aérien français aux avions convoyant des armements vers Israël.


Asselineau a aussi abordé la proposition de loi Yadan, qui menace la liberté d’expression en amalgamant antisionisme et antisémitisme. Une pétition a dépassé les 600 000 signatures. Enfin, il a souligné les dangers du démembrement de l’unité nationale française, particulièrement visible en Alsace avec le projet de collectivité européenne.