Pathétique : Le commissaire français Jacques Barrot veut “tester le niveau de coopération des Américains”

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Les Américains ayant décidé de fermer la base de Guantanamo (dont ils disposent au large des côtes cubaines) pour des raisons d’affichage médiatique (il faut bien que la marionnette Obama fasse semblant d’être un peu différente de son prédécesseur !), ils ont décidé que ce serait les « Européens » qui allaient désormais servir de recyclage pour les présumés « terroristes ». Rappelons ici que ces prisonniers sont incarcérés sans jugement et au mépris de toutes les conventions internationales depuis la bagatelle de bientôt 8 ans, suite aux « événements du 11 septembre ».

Notre intérêt évident serait de faire un bras d’honneur à Washington sur ce sujet ô combien empoisonné et qui ne nous concerne aucunement.

Nous n’avons nullement à faire des opérations de « blanchiment » judiciaire.
Nous devons faire en sorte que les dirigeants américains soient contraints de prendre leurs responsabilités face au monde entier sur toute cette affaire.

Eh bien pas du tout.

Sifflé comme un caniche, le Commissaire français Jacques Barrot se précipite à Washington pour se faire bien expliquer ce que souhaitent les Américains. Oh bien sûr il prend quelques précautions oratoires :
« l’UE n’est pas demandeuse »
Mais si « l’UE n’est pas demandeuse », pourquoi fait-il le déplacement ? La moindre des choses, ce serait que les responsables américains viennent présenter leur demande, non ?

M. Barrot et le ministre de l’intérieur tchèque vont s’enquérir plus précisément des desideratas américains, car on ne sait même pas en quoi ils consistent :

– va-t-il falloir incarcérer ces gens dans des prisons françaises, sans jugement et à nos frais ?
– va-t-il falloir les « réinstaller en Europe » [sic], c’est-à-dire leur trouver un boulot, un logement, le RMI ?

Cerise sur le gâteau, M. Barrot joue les matamores en disant qu’il fait le voyage « pour tester le niveau de coopération américaine ».
Voilà qui est joliment dit.

On imagine la scène dans un restaurant : un serveur appelé par des clients impatients ne doit désormais plus dire que son travail est d’aller prendre une commande : terrine de campagne ou céleri rémoulade en entrée ?

Non, désormais, il peut rouler des mécaniques en disant que son job est de « tester le niveau de coopération des clients pour organiser leur déjeuner »

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