À propos de Debout La République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan

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Pour gommer les divergences essentielles d’analyse et de programme entre l’UPR et DLR, certains cybermilitants ont recours, comme nous le savons bien depuis maintenant plusieurs années, à deux types de tactiques :

1) La tactique de victimisation de DLR

Cette tactique consiste à dépeindre M. Dupont Aignan comme un agneau innocent et M. Asselineau comme un grand méchant loup, « jaloux » et « agressif », qui refuserait « de façon incompréhensible » la main tendue, etc. etc.

A nos arguments toujours factuels et irréfutables, DLR répond invariablement par cette tactique, ce qui lui permet de botter en touche en ne répondant jamais aux FAITS. Les responsables de DLR font mine d’assimiler un exposé de faits à une insulte !!

Exemples :

  • Lorsque nous disons que DLR refuse de sortir de l’UE, ce n’est pas une insulte faite à M. Dupont-Aignan !
    C’est un constat de désaccord fondé sur des faits. M. Dupont-Aignan l’a encore montré lundi soir.
  • Lorsque nous disons que M. Dupont-Aignan a diffusé une « profession de foi » à 46 millions d’électeurs pour la présidentielle, sans dire un mot de la sortie de l’euro et en jugeant plus important de parler de l’emplacement des radars routiers, ce n’est pas une insulte faite à M. Dupont Aignan !
    C’est le constat d’un fait, que toute personne normale ne peut trouver que proprement stupéfiant.
  • Lorsque nous disons que le délégué national aux fédérations de DLR vient de publier un article cinglant pour expliquer pourquoi il démissionne de DLR, à cause des liens troubles avec l’extrême droite, ce n’est pas une insulte faite à M. Dupont Aignan !
    C’est le constat d’un fait.
  • Lorsque nous faisons référence au message Twitter de M. Pinsolle qui se présente comme « en congés de DLR », ce n’est pas une insulte faite à M. Dupont-Aignan !
    C’est le constat d’un fait.

Le plus extraordinaire c’est que, face à tous ces faits, c’est M. Dupont-Aignan lui-même – et quelques-uns de ses proches – qui nous répondent par des insultes. (Nous avons dû bannir M. Jean-Pierre Robin de cette page, où il insultait M. Asselineau depuis plusieurs jours)

Ainsi, M. Dupont-Aignan a osé diffuser récemment une vidéo où il insulte purement et simplement M. Asselineau en le traitant de « paranoïaque ».

NOUS METTONS AU DÉFI QUICONQUE DE TROUVER UNE SEULE VIDÉO OÙ M. ASSELINEAU SE SERAIT PERMIS DE TELLES INSULTES PERSONNELLES À L’ENCONTRE DU PRÉSIDENT DE DLR.

2) La tactique de minimisation de DLR

Cette tactique de minimisation consiste à ravaler les oppositions entre DLR et l’UPR à un simple problème d’égos : M. Asselineau serait « un excellent conférencier », et même « le meilleur d’entre nous » (dixit M. Dupont-Aignan) mais il aurait malheureusement « un problème d’ego », ce serait « tellement dommage » parce qu’en fait on « penserait tous la même chose » et ce serait « bien mieux de s’unir » etc etc

Or, les divergences entre DLR et l’UPR n’ont rien à voir avec ces susceptibilités minables mais tout à voir avec des analyses et des programmes radicalement opposés. Et c’est justement ce que DLR veut absolument cacher.

Raison de plus pour être clair.

M. Asselineau a précisé les conditions d’alliance de l’UPR, qui sont au nombre de 5 :

  1. dégager une hiérarchie de priorités en refusant tout débat clivant et tout positionnement droite-gauche. Or M. Dupont-Aignan s’y refuse puisqu’il a adopté à de nombreuses reprises des positions extrêmement droitières (sur la sécurité, le sujets de société) et des alliances qui ne le sont pas moins (alliance avec le CNI en 2010, nombreux appels du pied au FN depuis des mois, qui viennent de provoquer la crise actuelle d’ailleurs).
  2. sortie de l’UE de façon juridique, donc par l’article 50 et refus de tout projet d’Autre Europe. Or M. Dupont-Aignan s’y refuse absolument et entend au contraire rester dans l’UE en avançant le bobard de « l’autre Europe ». A partir de là, tout est dit. Il n’est pas la peine d’aller plus loin puisque nous sommes en désaccord total sur LE sujet essentiel.
  3. sortie de l’euro de façon juridique, donc par l’article 50. Or M. Dupont-Aignan s’y refuse : il affirme vouloir sortir de l’euro… en y restant (!), c’est-à-dire en le transformant en « monnaie commune » [ sic] et en restant dans l’UE. Ce qui imposerait de violer les traités puisque les traités ne prévoient aucune possibilité de cette nature, sauf de sortir de l’UE. Si les mots ont un sens, cela donne cette situation cocasse :
    1. que DLR reproche à l’UPR son prétendu « extrémisme » alors que l’UPR, scrupuleuse du droit international, entend bien respecter les traités et tient donc à avoir recours à l’article 50 du TUE
    2. que DLR se prétend « raisonnable » et modérée mais annonce allègrement qu’elle entend piétiner les engagements internationaux de la France en violant les traités s’il le faut !Tous les juristes, tous les historiens, tous les responsables politiques sérieux et tous les démocrates savent pourtant bien que le respect du droit en toutes circonstances – comme le veut l’UPR – est une marque de démocratie et de civilisation, tandis que la volonté de piétiner le droit est toujours une marque d’irresponsabilité et de despotisme.
  4. sortie de l’OTAN. Or M. Dupont-Aignan s’y refuse : il affirme vouloir rester dans l’OTAN et sortir du commandement militaire intégré. Ce qui est absurde puisqu’il veut rester dans l’UE qui est assujetti à l’OTAN (article 42 du TUE).
  5. Respect des Français, en refusant tout programme ambigu sur ces choses essentielles que sont la sortie de l’UE, la sortie de l’euro, la sortie de l’OTAN et les stratégies d’alliance. Or M. Dupont-Aignan s’y refuse : il suffit d’écouter son intervention lors du « Forum démocratique » de lundi soir pour mesurer, une fois encore, à quel point il ne se complaît que dans l’ambiguïté et la contradiction.

Nous remercions donc les lecteurs de prendre tous ces éléments en considération.


Les adhérents de l’UPR sont exaspérés d’entendre des militants de DLR venir leur expliquer :

  • que sortir de l’UE ou y rester, ce serait « la même chose »,
  • que sortir de l’euro et ne pas en parler dans le seul document électoral officiel, ce ne serait « pas grave »,
  • que faire constamment des appels du pied au FN et ne pas le faire, ce serait du pareil au même,
  • que sortir de l’OTAN et ne pas en sortir, ce ne serait qu’un détail,
  • et bref, qu’il serait « incompréhensible » que l’UPR ne veuille pas rejoindre DLR sur sa ligne qui constitue l’opposé exact de ce que nous sommes et de ce pourquoi un nombre croissant de Français nous rallient.

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