Démission du chef-économiste de la BCE

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http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110909trib000648159/la-demission-surprise-du-chef-economiste-de-la-bce-fait-plonger-les-marches-.html

Cet événement illustre une nouvelle fois ce que je ne cesse de dire et d’écrire depuis de nombreux mois, à savoir que le « maillon faible » de l’euro ne se situe pas dans les pays au bord de la faillite du groupe dit des « PIIGS », mais dans les pays les plus solides et qui risquent de payer pour les autres, au premier rang desquels l’Allemagne (mais aussi l’Autriche, les Pays-Bas, la Finlande…).

L’Allemagne est le « maillon faible » de l’euro parce que c’est à la fois :

– le pays qui risque d’être le plus appauvri par l’euro,

– le pays où les médias et les responsables sont les plus sérieux, les plus « transparents » et honnêtes vis-à-vis de leur peuple, et les plus méticuleux dans l’analyse des problèmes monétaires,

– et le pays où une partie très majoritaire de la population (récemment estimée aux 2/3 par un sondage) est résolument hostile à l’idée de s’appauvrir pour les Grecs, les Italiens, les Espagnols, etc.

Comme je l’ai déjà dit, l’Allemagne ne reste encore dans l’euro que sous l’effet de la pression extraordinaire que les dirigeants de l’empire euro-atlantiste exercent sur son gouvernement : Washington, le FMI, la BCE, Goldman Sachs, la Commission européenne, certains cercles du haut patronat européen (et très accessoirement la marionnette de l’Élysée).

Mais tous ces responsables allemands qui tirent la sonnette d’alarme ou qui claquent la porte, de même que la très récente décision lourde de conséquences de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, prouvent que la situation devient de plus en plus instable.

Comme c’est arrivé si souvent dans l’Histoire du XXe siècle, certains peuples affirment que « l’Allemagne paiera » (c’était le slogan en France en 1919) mais l’Allemagne finit toujours par refuser d’être la vache à lait.

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