L’UPR est le seul mouvement politique en France qui publie en temps réel
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Les responsables de l’UPR

Monsieur Luccio STIZ

Délégué Départemental de la Mayenne (53)

Lui écrire

Né dans l'Oise en 1979 - à Creil -, j'ai étudié à l'Université Technologique de Compiègne, où j'ai découvert la philosophie, avec Bernard Stiegler notamment. Je suis musicien et réalisateur multimédia dans le spectacle vivant.

De ma jeunesse dans le bassin creillois des années 90 certains souvenirs sont assez mornes : les voitures qui désertent les rues la nuit, les habitants qui s’enferment chez eux à double tour, les petits commerces et les industries qui disparaissent, un état de désolation qui s'installe.

Adolescent, je m’habituais comme tout le monde à la messe du petit écran : chaque soir le JT (à l’époque, le faux interview de Fidel Castro par « PPDA » fit un peu scandale), chaque soir les conflits au Moyen Orient, chaque soir les enfants cadavériques de l'Afrique Noire … Je ne compris que peu à peu ce que je ne parvins à formuler clairement  qu'une fois devenu adulte : à savoir qu’en s'habituant quotidiennement à voir une réalité insoutenable dans un zapping frénétique où se mélangent les sujets les plus graves et les plus débiles, le téléspectateur prend le pli de l'inaction et de la pure réception.

L’avalanche des thèmes et la nullité des analyses de fond ancrent en outre en lui le sentiment que tout lui échappe et qu'il ne peut faire confiance qu'aux seuls dirigeants politiques et aux experts présentés par les mêmes canaux d’informations. En bref, la télévision caricature et empêche la réflexion, elle rend passif et impuissant de fait, conformiste et insensible à terme.

Le cinéma, il y a un siècle environ, la télévision ensuite, ont bouleversé les sociétés développées et nous bouleverseront encore quelques temps. L'importance de cette mutation est sans doute comparable à la transformation que subirent les premières sociétés par l'apprentissage de l’écriture alphabétique. Les flux audiovisuels sont un choc sur notre civilisation bien plus tangible que le prétendu « choc des civilisations ».

Ces nouvelles technologies de l'esprit ont été très étudiées. Comme toujours dans l'Histoire, ce sont les puissants qui mènent ces travaux et qui les utilisent en premier. L'inventeur du marketing, Edward Bernays (neveu de Sigmund Freud qui émigra aux (États-Unis), dans son livre Propaganda (« Comment manipuler l'opinion en démocratie », 1928), explique comment inciter le public à acheter un produit ou à croire dans une valeur : il faut s'adresser à son inconscient via les médias de masse. Le marketing n'a pas épargné la sphère politique et ce sont ces techniques manipulatoires qui expliquent pour une large part l’apathie de nos contemporains.

Les forces qui avaient libéré l'Europe imposèrent dans les années 50 leur cinéma et leur radio en France grâce aux accords dits « Blum-Byrnes » de 1946. Elles savaient qu'elles imposeraient leur mode de vie, rebaptisé « rêve américain ». Au fur et à mesure que le spectacle envahissait l'ancien continent, le dogme du libre marché s'introduisait tranquillement. Dans une succession d’images télévisuelles nous vîmes s’imposer peu à peu Margaret Thatcher, le glissement sournois de la gauche française vers la droite de l'échiquier, l’acceptation passive du concept américain « TINA » (« There Is No Alternative » - "il n'y a pas d'alternative"), jusqu’à ce que ce dogme soit gravé dans le marbre des traités européens successifs.

Le développement d’internet est une innovation majeure en ce sens que le flux d’informations n’est pas uniquement « descendant ». Ceux qui verrouillent à peu près tous les médias occidentaux n’ont pas l’exclusivité, pour l’instant du moins, de ce qui se transmet sur la Toile. Bien mieux, ils sont largement minoritaires par rapport aux flux d’informations « ascendants » ou transversaux. Ce qui peut donner tout et n’importe quoi, c'est vrai, mais ce qui offre potentiellement une véritable échappatoire pour tous ceux qui n’en peuvent plus du mensonge permanent des médias du système. Sans Internet, l’UPR n’aurait pas pu démarrer et n’existerait pas.  

En décembre 2011, j'ai connu l'UPR par le discours d'investiture de François Asselineau pour l’élection présidentielle. Sa présentation des accords « Blum-Byrnes » et de leur contrepartie culturelle de diffusion audiovisuelle, son approche historique, l'instruction civique à laquelle il se livre en décortiquant les institutions européennes et en décryptant la genèse américaine de la construction de l'UE et de l'euro, tout cela m’est apparu comme un effort constant de vérité et un vent régénérant de nouveauté sur un paysage politique asphyxiant.

Je n’ai pas adhéré à l’UPR tout de suite. J’ai commencé par militer pour obtenir des parrainages auprès des maires des communes mayennaises. Je l'ai donc fait en tant que citoyen non encarté. Je démarchais les maires en leur expliquant qu'il y avait un homme qui disait des choses fort intéressantes et qu'il me paraissait sain qu'il pût s'exprimer face aux autres candidats à la télévision. Ce fut en vain … pour le moment.

Je me suis accordé une bonne année pour vérifier si ce mouvement politique était bien d’un genre nouveau, s'il disait bien ce qu'il faisait et s'il faisait bien ce qu'il disait. À l'automne 2012, je me suis dit que je voulais partager les perspectives tracées par François Asselineau, accepter la clarté et l'intelligence de sa Charte Fondatrice, et exposer ses idées publiquement, dans un esprit pédagogique et un refus du mensonge perpétuel. J'ai adhéré à l'UPR en décembre 2012. 

J'ai adhéré à l'UPR pour que la France - mais aussi l'Europe - sorte d'une sombre période de son Histoire, qu’elle ne soit plus menée par une technocratie de plus en plus forte et autonome servant les intérêts d'une oligarchie financière euro-atlantiste. La crise que nous connaissons depuis quelques années est très profonde. C'est une crise économique dont nous avons entendu la détonation, mais pas encore senti la déflagration. C'est aussi une crise du sens et une crise du désir, de l'investissement, du crédit. Les années à venir seront, hélas, probablement tumultueuses et insurrectionnelles.

 L'espoir a un nom, c'est celui de la pédagogie des faits historiques et du crédit dans la raison, le courage de la vérité. Voilà ce dont l'UPR est aussi le nom.

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