L’UPR adapte-t-elle son discours selon le contexte et pour plaire à chacun de ses interlocuteurs ?

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Si toute vérité n’est pas bonne à dire, c’est en réalité que toute vérité n’est pas facile à entendre.

L’UPR s’adresse à l’intelligence des Françaises et des Français, et reste cohérente avec son diagnostic, contrairement à toutes les autres formations politiques, comme François Asselineau l’a démontré dans sa conférence « Les partis politiques respectent-ils l’intelligence des Français ? ».

Nous disons que la politique ultralibérale mise en œuvre au sein de l’Union européenne découle du rapport des grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) de l’Union européenne, prises en vertu de l’article 121 du TFUE, et qui contraignent la France à mettre en concurrence (libéraliser) ses services publics, donc à terme à les privatiser, à subir des délocalisations d’industries vers des pays à bas coûts de salaire, encourageant le dumping social et fiscal au sein même de l’UE, donc la destruction à terme de la Sécurité sociale et condamnant les Français à un chômage de masse.

S’opposer à ces orientations ultralibérales imposées par l’Union européenne nécessite donc de libérer la France de l’UE donc des traités européens.

Le libre-échange total permis par ces traités et favorisant à outrance la libre circulation des biens (en fait des marchandises), des services, des personnes, et des capitaux enrichit les grandes entreprises multinationales, mais jette les peuples, les salariés et les petites entreprises en pâture face à une concurrence impitoyable et déloyale dans le cadre d’une économie mondialisée.

  • Concernant la libre circulation des personnes : derrière des arguments démagogiques mettant en avant la facilité à voyager et de se déplacer sans contrôles particuliers au sein d’un vaste espace géographique, se cache la paupérisation et la précarisation d’un nombre grandissant de salariés européens, dont les salaires tendent mécaniquement à s’aligner sur les salaires les plus bas au sein de l’UE, voire du monde (notamment en Asie).
  • Pour ce qui est de la libre circulation des biens : derrière ce principe se cache une uniformisation technique de toute la production européenne, et donc la destruction de toutes les spécificités culturelles et industrielles des peuples. La création des Appellations d’origine protégée (AOP), dont l’UE se targue, est en réalité une protection contre un principe général mis en œuvre et imposé par l’UE en contradiction avec elle-même. C’est également ce qui empêche les États de faire du protectionnisme pour protéger ses emplois (par exemple en mettant une taxe à l’importation sur le lait néo-zélandais pour protéger les producteurs de lait français de la concurrence).
  • En ce qui concerne la libre circulation des capitaux entre les États membres et le reste du monde (article 63 du TFUE) : ce principe permet aux entreprises de délocaliser à l’étranger sans se voir retenues par leurs États, autorise le rachat d’actifs français par des investisseurs étrangers sans restrictions, et légalise l’évasion fiscale.

Toute remise en cause de ces principes doit être décidée à l’unanimité des États membres de l’UE. Or, un certain nombre de pays (notamment certains anciens satellites de l’URSS) approuvent ces principes ultralibéraux d’inspiration américaine, car ils en vivent en grande partie. Toute réforme des institutions de l’UE est donc politiquement et juridiquement verrouillée.

L’UPR s’engage à défendre la France et la francophonie contre les appétits de la finance, mais elle s’adresse à tous les peuples du monde. Sa charte est à ce jour traduite en 19 langues (français, allemand, anglais, chinois, coréen, croate, espagnol, italien, japonais, néerlandais, persan, polonais, portugais, roumain, russe, serbe, suédois, thaïlandais, vietnamien).