L’UPR est-elle nationaliste, patriote ou indépendantiste ?
Comme le disait de Gaulle : « nous ne sommes pas des nationalistes. Nous sommes des nationaux ». Les nationaux (ou « patriotes ») sont ceux qui chérissent leur pays comme un bien précieux. Les nationalistes sont en revanche ceux qui préfèrent haïr le pays des autres. « À celui qui n’a rien, la Patrie est son seul bien », disait Jean Jaurès, assassiné par les nationalistes qui haïssaient l’Allemagne. Cette nation ou cette patrie, est la terre de pouvoir souverain du peuple, par le peuple et pour le peuple. C’est-à-dire une terre de démocratie.
Les nationalistes xénophobes sont ceux qui ont peur des pays voisins, les jalousent ou les accusent d’être la cause de leurs malheurs. Le nationalisme consiste en une exacerbation immodérée du sentiment d’identité nationale, qui peut atteindre le dangereux stade de la frénésie fanatique.
Ce nationalisme dominateur s’incarne idéologiquement dans un ensemble de mesures coercitives qui forment une politique impérialiste. Une politique impérialiste ne se remet pas en question. Elle se nourrit de la peur, alimente en retour les luttes de pouvoir et favorise l’émergence d’une oligarchie bourgeoise autoritaire (si chère au marxisme) qui peut être religieuse, militaire, médiatique, économique, etc.
Parce qu’elle se réclame de la nation, et qu’elle dénonce la « construction européenne » comme une institution ingouvernable, impérialiste et dictatoriale, l’UPR propose d’activer unilatéralement l’article 50 du TUE. C’est le droit contractuel et légitime de la France. L’UPR prône donc, à chaque fois que c’est possible, la souveraineté et l’indépendance de la France. Nous proposons en outre de soumettre la question de l’appartenance à l’espace Schengen aux Français par référendum.
Contrairement aux partis qui prônent une « Autre Europe », et qui proposent de « désobéir aux traités », l’UPR entend suivre rigoureusement le droit international, et notamment communautaire. C’est la meilleure garantie que nous pouvons apporter aux Français qui nous font confiance pour se prémunir du sentiment nationaliste en France, à l’égard de nos voisins européens, et inversement. Respecter les accords diplomatiques conclus entretient la confiance internationale et un équilibre durable de paix dans le monde. Les désavouer de façon non contractuelle, entache l’honneur et la parole de la France, ce qui fragilise en conséquence la confiance de tous les partenaires de la France et donc tous les traités qui sont ou seront signés. Cette perte de confiance constituerait donc un risque réel d’isolement de la France sur la scène internationale.
La sortie de la France de l’Union européenne proposée par l’UPR est, au contraire, synonyme de la réouverture de la France sur le monde. En nous sortant de structures supranationales antidémocratiques, nous renouons avec la vocation universaliste de la France qu’elle perd progressivement depuis plusieurs dizaines d’années.
La « souveraineté européenne », concept cher aux eurobéats, est une notion hors-sol. Elle correspond en réalité à une Commission où siègent des lobbies industriels et financiers, à un Conseil européen à 28 participants paralysé par le désaccord permanent et légitime d’un ou de plusieurs de ses membres, et à un Parlement dont le pouvoir est consultatif. La commissaire européenne allemande Karlsruhe l’avait elle-même reconnu.
