L’UPR est-elle une secte composée de fanatiques, et dirigée par un gourou ?

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D’après la Miviludes, une dérive sectaire correspond à « un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société ».

Un gourou est une personne qui dirige une secte. Il exige une obéissance absolue de ses membres (ses « adeptes »), quoi qu’il puisse dire et faire, quitte à limiter la liberté de pensée et d’opinion, ainsi qu’une partie du libre arbitre de ses membres. Enfin, le gourou est attiré par l’argent.

Bien au contraire, l’UPR ne s’inscrit dans aucun de ces éléments de définition, car :

  • François Asselineau, président et fondateur du parti, est fonctionnaire. Depuis 2007, il est en position administrative de disponibilité. À ce titre, et en raison de son parcours professionnel interrompu en créant son mouvement politique, il pourrait toucher un traitement de haut fonctionnaire très confortable. Il n’est pas rémunéré en tant que haut fonctionnaire ni rémunéré tout court depuis décembre 2017, date à laquelle la révision des statuts de l’UPR, approuvée par le Bureau national, lui permet d’être rémunéré par l’association, avant que ne soient revus les statuts de l’UPR à l’automne 2017, lui permettant d’être rémunéré par un montant approuvé par le Bureau national (art. 16.4 des statuts de l’UPR). Bien qu’il dispose d’une certaine légitimité à apparaître en public et à s’exprimer, du fait de son titre de « président-fondateur », de ses compétences professionnelles et de son expérience, il n’est pas le seul cadre du parti à s’exprimer publiquement en son nom.
  • L’UPR prétend se situer « au-dessus du clivage droite-gauche » : il accueille et il rassemble les Français a minima sur le fondement de sa Charte fondatrice (disponible en ligne depuis le 25 mars 2007 sans jamais avoir été modifiée), quels que soient leurs opinions politiques, leurs religions, leurs couleurs de peau, leur orientation sexuelle, etc. C’est donc l’opposé même d’une secte.
  • Les adhérents de l’UPR ne sont d’accord a minima que sur le contenu de la Charte fondatrice du 25 mars 2007 rappelant les trois objectifs essentiels de l’UPR : libérer la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN pour rendre au peuple français sa démocratie. S’ils venaient à être en désaccord avec ces objectifs précis, ou si le président de l’UPR lui-même venait à en dévier, chacun serait libre de se retirer du mouvement (qui n’aurait plus de raison d’être).
  • Pour construire son discours, l’UPR cite systématiquement ses sources, qui sont précises, publiques et irréfutables. Elle les analyse de manière à éveiller et à renforcer le sens critique de ses lecteurs.

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