Pourquoi François Asselineau et l’UPR ont-ils refusé toute alliance avec Florian Philippot, qui prône désormais le Frexit, pour faire liste commune aux élections européennes de 2019 ?

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Avant de proposer 300 000 € à l’UPR pour figurer en 3ᵉ position sur notre liste pour les élections européennes de 2019 (et ainsi prendre la place de Vincent Brousseau !), M. Philippot avait proposé 400 000 € à DLF, le parti souverainiste et anti-Frexit de Nicolas Dupont-Aignan, pour figurer en place éligible sur sa liste, alors que DLF a toujours refusé l’idée même de sortir de l’UE et de l’euro !

Ce n’est que lorsque M. Dupont-Aignan lui a fermé la porte au nez que M. Philippot a proposé un marché comparable à l’UPR, mais avec une somme abaissée à 300 000 €.

Pour accompagner cette demande, M. Philippot a eu le culot supplémentaire de se répandre à ce moment-là dans les médias et les réseaux sociaux pour critiquer l’UPR au motif que la « situation était trop grave » pour que les partisans du Frexit ne s’unissent pas, alors qu’il était prêt à s’unir avec un anti-Frexit une semaine avant !

L’UPR ayant rejeté sa proposition (par un vote du Bureau national à l’unanimité fin avril 2019), M. Philippot est ensuite allé nouer une alliance avec M. Barnaba, le pseudo — « gilet-jaune » alter-européiste :

  • qui gagne 2 600 € par mois sur fonds publics depuis 10 ans à ne rien faire
  • qui affirmait vouloir combattre le RN
  • et qui s’était toujours exprimé auparavant en faveur d’une « Autre Europe »

Ainsi, pour répondre à la révélation faite par M. Dupont-Aignan dans le journal l’Opinion du 6 mai 2019, M. Philippot se permet d’attaquer de nouveau… l’UPR, en indiquant que nous ne serions qu’une « petite boutique » souffrant de « sectarisme » !

Lorsque l’UPR a près de 38 000 adhérents à ce jour, Les Patriotes n’en auraient, selon des sources officieuses, qu’environ 3 500, soit 10 fois moins que l’UPR. Pour notre part, nous ne souhaitons pas attaquer Les Patriotes ni les qualifier de « petite boutique ». Mais nous tenons à marquer notre profond dégoût devant toute la tambouille politicarde nauséabonde de M. Philippot, destinée à sauver son seul siège et son immunité parlementaire. M. Philippot a ainsi voulu faire alliance avec un parti anti-Frexit, puis une semaine après avec le parti du Frexit, puis une semaine encore après avec un faux gilet-jaune militant pour une « Autre Europe »… Le tout sans jamais consulter ses militants ni les rares élus qui lui ont fait confiance ! Ce genre de comportement est le type même de ce que rejettent les Français et se situe aux antipodes exacts de l’UPR, qui met un point d’honneur à la rectitude de comportement politique qu’elle doit à ceux qui lui font confiance.

Sources :

https://www.youtube.com/watch?v=xfxH5zplxVI